Belle-mère

Belle-mère Eudoxie (« celle qui a une opinion juste ») a épousé en secondes noces Armand Bouvier. Elle a 47 ans, lui 60, ils se sont rencontrés grâce à une annonce parue sur le journal, peu avant la Seconde Guerre. Elle est sans enfants, mais chez Armand, à Meudon, vit Lucien, la trentaine bien sonnée, un type étrange, taciturne et sauvage, toujours flanqué de son chat. Eudoxie, à sa manière calme et déterminée à la fois, tente d’apprivoiser et le chat et le beau-fils.

Au début de la guerre, Eudoxie et Armand fuient mais Lucien refuse de quitter la maison où sa mère, qui l’a (et qu’il a) passionnément aimé, est morte. Armand meurt en route et Eudoxie, de retour à Meudon, apprend que Lucien a été retrouvé errant depuis des jours près de l’étang et emmené de force à la Salpétrière. Le psychiatre accepte de le laisser repartir avec Eudoxie, avec ces mots : « vous me semblez détenir assez de bon sens pour tolérer chez l’autre sa part de folie. »

Le roman raconte alors, avec beaucoup de bienveillance et de douceur, cette arrangement pas toujours simple entre ces deux êtres qui vieilliront ensemble. Un beau roman sur la vieillesse, sur l’anormalité, sur la différence et le respect.

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4 commentaires pour Belle-mère

  1. aifelle dit :

    Je l’ai lu il y a longtemps, je ne m’en souviens plus très bien, si ce n’est que j’avais aimé.

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