Un monde flamboyant

Un monde flamboyant« Un monde flamboyant » : dans le roman, c’est le nom d’une des œuvres de l’artiste Harriet Burden mais c’est aussi ce qu’est ce livre de Siri Hustvedt. C’est une œuvre d’art dans une œuvre d’art, une partie de cache-cache avec le lecteur, une fausse biographie avec des allusions à de vrais auteurs, un jeu trouble autour de l’art, de l’identité, de la famille.

Le roman est le livre censé paraître après la mort de la grande artiste Harriet Burden. Il est composé d’extraits des journaux intimes d’Harriet mais aussi des témoignages de ceux qui ont été ses proches, ses enfants, son dernier compagnon ou d’autres. Peu à peu se dessine un personnage complexe et fascinant, une femme qui a choisi de montrer son œuvre (de grandes installations toutes très déjantées) en se servant de trois hommes : Anton Tish, Phineas Q. Eldridge et… Rune. Son but : montrer à quel point les gens applaudissent à une œuvre artistique pourvu que son auteur ait « une paire de couilles« . Mais ce jeu de dupes tourne autrement avec Rune.

Le roman est brillant, foisonnant, intellectuellement d’une grande richesse, le personnage d’Harriet est admirablement construit et j’ai été séduite. Mais…  j’ai été aussi par moments un peu agacée par ces réflexions s’approfondissant presque à l’infini sur des considérations artistiques desquelles je me suis sentie un peu à l’écart.

D’autres avis : Mrs Pepys, Cathulu.

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7 commentaires pour Un monde flamboyant

  1. aifelle dit :

    Dommage pour le bémol, mais j’ai envie de le lire quand même. J’avais apprécié « tout ce que j’aimais »

  2. Je comprends ce que tu as ressenti, mêe si je n’ai pas lu cette biographie. Je n’aime qu’à moitié les digressions (disons qu’elles doivent être assez maîtrisées pour ne ps devenir plombantes). Bisous

  3. lorouge dit :

    Oui, voilà ces considérations artistiques nous perdent un peu et je me sentais moi aussi un peu à l’écart, n’y connaissant rien du tout en plus à l’art contemporain… D’autres pages sont lumineuses et superbes… N’empêche ce n’est pas une lecture facile et elle demande du temps (j’y suis depuis début décembre et je l’ai fini enfin) mais en même temps je ne regrette pas du tout ma lecture !

    • sandrion dit :

      ah, contente de lire que tu as eu un peu la même impression que moi ! moi non plus je ne regrette pas car comme tu le dis, certaines pages sont lumineuses.

  4. Ah moi j’ai adoré ces longues considérations sur l’art ! Elles m’ont nourrie ! Mais je comprends que ça puisse gêner…

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