Des noeuds d’acier

Des noeuds d'acierWhaouh, il fallait des nerfs d’acier pour résister à la pression glaciale exercée par ce très bon et très horrible thriller… Le personnage principal nous est présenté au départ par un autre, un soignant, infirmière ou psychiatre, et n’attire pas spécialement notre sympathie : Théo sort de 19 mois de prison pour avoir rendu son frère Max handicapé à vie. Mais lorsqu’il se fait séquestrer par deux vieux frères complètement cinglés, notre regard change au fur et à mesure. Joshua et Basile ont tous les deux entre 65 et 70 ans et ont déjà enfermé dans leur cave depuis 8 ans Luc qui leur sert d’esclave et de chien. Théo se rebelle puis face aux premiers sévices, son instinct de survie prend le dessus. Certaines scènes sont absolument terribles, mais on ne peut s’empêcher de continuer quand même… ce roman très bien écrit m’a laissée bien songeuse sur ces pulsions sadiques, cette soif de pouvoir qui peut mener certains individus à en séquestrer d’autres pour assouvir ces pulsions. J’ai pensé à deux autres romans basés sur cette thématique : Miséricorde, de Jussi-Adler Olsen, et Room de Emma Donoghue, que j’avais énormément aimé. Aucun des deux n’est aussi glaçant que celui-ci. Comme dit Aifelle citant les Tontons flingueurs, « c’est du brutal » !

Publicités
Cet article, publié dans littérature française, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

9 commentaires pour Des noeuds d’acier

  1. aifelle dit :

    Oui, il est vraiment terrible celui-là, il laisse complètement K.O. après la lecture, mais on ne peut pas le lâcher malgré tout. Je voulais trop savoir comment il allait se sortir de là … ou pas.

  2. Louise dit :

    Après ta lecture de Micchèle Desbordes tu as eu besoin d’être bousculée!!!! 🙂
    Tu ne pouvais pas tomber mieux!
    Je l’ai lu et je ne pouvais pas le poser, je voulais absolument connaître la fin. Quel roman et quel suspens, ça m’a fait penser au film Délivrance. Et quand je pense à ma région je me dis qu’il est tout à fait possible de tomber sur des cinglés identiques. Piouffff il y a de ces cas. Sinon dans le même genre mais un peu moins réussi il y a séquestrée de Chevy Stevens (avec une fin un peu niaise à l’américaine, mais il vaut quand même le coup)
    Nous avons vraiment apprécié ce roman par contre son deuxième Un Vent de cendres, m’a beaucoup déçue, je n’ai pas pu le finir (peut-être ce n’était pas le bon moment); fiston l’a lu et lui aussi n’a pas aimé.

    • sandrion dit :

      c’est bien que tu me dises ça, je ne testerai pas « un vent de cendres » alors. Mais celui-ci, quelle claque ! contente que tu aies aimé aussi… moi aussi je me disais qu’il était tout à fait possible qu’il existe des tarés de ce genre dans nos régions paumées…

  3. templeuve dit :

    Je découvre avec plaisir votre article pile le jour où je commence ce livre ! Effectivement, il est difficile de le poser pour faire autre chose ! Je la trouve aussi un peu en perte de vitesse avec Un vent de cendres, mais elle reprend toute sa puissance avec Six fourmis blanches où on retrouve dans un cadre très différent le même terrible climat.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s