Un vent de cendres

Un vent de cendresSandrine Collette est décidément très forte… Avec Des nœuds d’acier, déjà, j’avais passé deux nuits un peu courtes. Un vent de cendres est dans la même veine, fiévreux, bien ficelé, haletant et bien écrit même si j’ai légèrement préféré Des nœuds d’acier.

Le roman commence à la fin de l’été quelque part dans le Sud-Ouest, au moment des vendanges. Une bande de jeunes étudiants débarquent dans une propriété pour 8 jours de boulot saisonnier, 8 jours qui vont se transformer pour certains d’entre eux en cauchemar… Faut dire que les patrons sont particuliers : il y a Andreas, qui a perdu sa femme 15 ans plus tôt dans de tragiques circonstances racontées dans un premier chapitre glaçant, calfeutré dans la maison qu’on ne voit jamais et sur lequel circulent d’étranges rumeurs et il y a Octave, claudicant, défiguré par une vilaine cicatrice depuis ce même accident tragique. Parmi les jeunes, Camille et Malo, frère et soeur, pleins de vie et de jeunesse qui se pensent éternels…

J’ai été happée par l’atmosphère de conte cruel et noir qui se dégage de ce roman malgré son contexte solaire et joyeux. La fin est assez saisissante…

« Alors elle acquiesce, envoûtée par l’attraction qu’exercent les monstres et qui fait qu’on ne peut pas s’empêcher de les regarder, ni de croire qu’ils pourraient se transformer en princes et être sauvés. »

D’autres avis : Antigone (un peu moins emballée) – Aifelle

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19 commentaires pour Un vent de cendres

  1. aifelle dit :

    J’ai préféré aussi « les nœuds d’acier », mais l’auteure est forte pour faire monter une tension insupportable. Je louche sur son dernier livre, assez différent semble-t’il, mais brut de décoffrage aussi !

  2. Hélène dit :

    J’ai essayé un roman de cette auteure « six fourmis blanches » et si j’ai admiré la maîtrise, j’ia aussi été choquée par les images et la violence. Je ne sais pas si je retenterai l’aventure…

    • sandrion dit :

      Il paraît que « 6 fourmis blanches » est moins réussi mais c’est vrai que les images sont violentes et qu’on a, après, un peu de mal à s’en dégager…

  3. Jerome dit :

    Pas du tout le genre de livre qui m’attire mais je comprends que l’on puisse être happé par ce type d’intrigue et de narration.

  4. templeuve dit :

    C’est vrai qu’elle est très forte pour créer une ambiance à la fois glaçante et étouffante.

  5. Louise dit :

    J’ai adoré nœuds d’acier et je n’en menais pas large; j’avais l’impression que ces cinglés auraient pu être dans mon village à la campagne. Difficile de lâcher le livre; à la maison nous avons tous aimé. Par contre je n’ai pas accroché à Un vent de cendres et assez rapidement. Je me suis forcée à lire, mais finalement j’ai abandonné . J’ai trouvé des incohérences qui m’ont empêchée de rentrer dans l’histoire. Dommage, j’ai été très déçue.

    • sandrion dit :

      Ah bon, tu n’as pas aimé du tout ? dommage… même si j’ai préféré les noeuds d’acier (oui, on voit les petits vieux des villages autrement ensuite…) je suis rentrée dans cette histoire aussi.

  6. noukette dit :

    J’ai un titre de cette auteure dans ma PAL mais impossible de me souvenir lequel…! A découvrir en tous cas !

  7. mrspepys dit :

    Pas sûre que ce type de romans me plaise : quand c’est trop sombre ou oppressant, ça me gâche un peu le plaisir de lire.

  8. enna dit :

    Intéressant! je suis tentée! Je vais laisser un peu de temps pour oublier un peu « des noeuds d’acier » et je lirai celui-ci après 😉

  9. lorouge dit :

    ça fait longtemps que j’ai envie de tenter cette auteure (euh non autrice ;0) quand celui ci est sorti en poche j’ai tenté (la lecture est prévu pour bientôt mais comme tellement d ‘autres ;0) mais les commentaires me font presque peur ; c’est si violent que ça ? Je t’embrasse

  10. Violette dit :

    lu et aimé! Un univers particulier, un nature writing à la française!

  11. Touloulou dit :

    Je pense que ce roman ne me plairait pas…. Si c’est trop violent (enfin tu me diras, j’adore David Vann, donc je suis assez paradoxale niveau violences !)

    • sandrion dit :

      Ah oui parce que D. Vann c’est aussi du lourd ! j’avais bcp aimé Sukkwan Island mais alors c’était franchement traumatisant !

      • Touloulou dit :

        Eh bien moi je n’ai pas été traumatisée… Alors que le moindre thriller pourra avoir l’effet inverse ! Je trouve que cet auteur réussit à avoir un recul sur ses histoires et ça m’aide à relativiser. La preuve, je me suis jetée sur son autre roman, Impurs, après avoir lu Sukkwan Island, et Impurs est encore plus lourd ! J’avais lu une blogueuse qui parlait de lui en disant, « j’aime ça, sentir qu’on me crache à la gueule ». C’est une image assez juste de l’écriture de Vann je trouve.

  12. Margotte dit :

    Ce n’est pas mon préféré de cette auteure mais il est bien ce roman. Elle est vraiment douée pour rendre palpables des ambiances fortes liées à des terroirs. Le dernier paru en poche, 6 petites fourmis, est vraiment excellent, si tu ne l’as pas lu…

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