Vents de carême / Electre à la Havane

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Grâce à Keisha, qui m’a décidément permis de belles découvertes ces dernières semaines, j’ai rencontré Mario Conde, personnage de policier cubain assez fascinant à rajouter à la liste de mes policiers chouchous 🙂 Je viens de lire deux de ses enquêtes (il m’en reste deux à lire pour terminer le cycle des Quatre saisons), Vents de carême et Electre à la Havane qui se déroulent dans le Cuba de la fin des années 80. Ces deux romans policiers commencent par une description du temps quasi apocalyptique, le vent du printemps, « un vent aride et suffocant, comme envoyé directement du désert pour remémorer le sacrifice nécessaire du Messie [qui] s’engouffra dans le quartier, soulevant les détritus et les angoisses« , ou la chaleur d’août, « plaie maligne« , qui « tombe tel un lourd manteau de soie rouge qui serre et enveloppe les corps, les arbres, les choses pour leur injecter le poison obscur du désespoir« … pas gai, n’est-ce pas ?

Electre à la HavaneEffectivement, ces premières descriptions donnent une partie de la tonalité de ces romans au charme envoûtant. Mario Conde, policier quadragénaire à tendance dépressive (des déceptions amoureuses, son meilleur ami, le Flaco – le maigre – devenu obèse à la suite d’une balle prise dans le dos qui l’a cloué à vie sur un fauteuil roulant) enquête sur des meurtres qui le mènent au cœur de la vie cubaine, sa corruption, les trafics d’influence, les fraudes, la drogue. Mais il y a aussi l’amitié avec le Flaco dont la mère leur concocte toujours des plats délicieux et les femmes : une belle et troublante saxophoniste dans Vents de carême, un « petit cul de moineau » dans Electre à la Havane, savent transformer les mornes nuits de Mario Conde en paradis torrides. J’ai une préférence pour ce second roman (le 3e dans la série), une enquête dans le monde des homos et transsexuels, manifestement encore bien mal acceptés à cette époque (peut-être encore aujourd’hui) à la Havane.

Le style est assez flamboyant, parfois cru, parfois lyrique, et l’écriture nous permet de plonger dans un pays attachant, que l’auteur connaît bien et qu’il nous fait voir de l’intérieur.

« Je remets de l’ordre dans la vie des gens mais la mienne, comment la redresser ? »

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10 commentaires pour Vents de carême / Electre à la Havane

  1. keisha41 dit :

    Mario Conde et Padura, c’est du bon…Moi aussi j’ai aimé celui avec les homosexuels, on apprend plain de choses sur eux à Cuba…

  2. templeuve dit :

    Déjà chaudement recommandé par la propriétaire lectrice d’un gîte cet hiver, plus ce billet tentateur, là c’est sûr, je me lance !

  3. aifelle dit :

    Je les ai vus récemment chez Keisha, ça pourrait être l’occasion de découvrir enfin Padura.

  4. lorouge dit :

    Cela fait quelque temps déjà que j’ai envie de découvrir les aventures de ce fameux Mario Conde dont on parle tant ;0) Mais je n’ai pas ces deux là sur ma pal, par contre j’ai Les hérétiques, qui doit à mon avis se situer après. Je ne sais plus si tu l’as lu ?

  5. kathel2 dit :

    J’ai beaucoup aimé ces romans noirs, notamment sur ce qu’ils apprennent de La Havane. Et aussi pour les personnages !

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