La joie

la-joieBon… autant que je le dise tout de suite, ça n’a pas du tout été la joie de lire ce roman. Je l’ai commencé et… l’ai fini en lisant vraiment en diagonale tellement ça m’a énervée !

En gros, c’est un remake (mauvais) de l’Etranger de Camus : toutes les étapes sont reprises, quitte à ce que ce soit totalement invraisemblable (la fin est, pour moi, complètement incompréhensible vu la psychologie du personnage – mais peut-être suis-je passée à côté du sens du bouquin !).

Autant l’étranger est indifférent à ce qui se passe (le fameux début « Aujourd’hui maman est morte. Ou peut-être hier je ne sais pas. ») autant M. Solaro irradie la joie d’être sur terre, même si sa mère est en phase terminale à l’hôpital (début : « Je n’ai pas beaucoup dormi mais il y a ce bonheur dans mes muscles, cette chaleur dans mon sang qui me tiennent compagnie. Il y a cette lumière dans la ville, ce soleil de septembre qui réchauffe les cœurs et les capots des voitures. » Solaro, « solaire », d’accord on a compris). Donc même lorsqu’il se retrouve, après la mort de sa mère, en prison pour avoir tué quasi accidentellement un Arabe (comme dans le livre de Camus), il continue à se réjouir de la moindre bricole.

Moi aussi j’accorde à la joie beaucoup de prix, mais je préfère largement un texte poétique à la Christian Bobin sur le sujet que ce roman artificiel. Maintenant la question est : comment présenter ce livre de manière pas trop subjective à mes élèves ?? (car il a un énorme avantage pour eux sur les autres – avec L’Orangeraie – c’est qu’il est COURT)

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10 commentaires pour La joie

  1. comment le présenter de manière objective ?
    – soit en acceptant de ne pas être objective – quel mal y a t-il à être subjectif ? –
    – soit en le ne présentant pas, mais en les laissant le lire, puisqu’il est court 🙂
    – soit en leur proposant plutôt l’Etranger de Camus

    j’ai bien conscience de ne pas répondre à la question 🙂

  2. Audrey Martin dit :

    Totalement d’accord, la fin est incompréhensible, et invraisemblable l’avion qui passe et qui brouille le jugement ( le soleil pour Meursault, l’ombre pour lui Solaro, wahouuu quelle trouvaille, sans compter l’implication du nom… Solaro )
    La joie, moi, je l’ai jamais vue, heureusement que la quatrième de couverture le précise. L’impression que tout cela est artificiel !

  3. saxaoul dit :

    Et bien cela m’en fait un de moins à noter !!!!
    Le plus dur quand on participe à un prix et qu’on n’a pas aimé un livre, ce n’est pas de le présenter mais de convaincre les élèves de le lire quand même quand leur camarade qui l’ont déjà lu disent qu’il est nul.

  4. aifelle dit :

    Voilà un auteur qui ne m’inspire pas beaucoup et avec ton billet c’est fichu … heureusement que je ne suis pas ton élève, je ne suis pas obligée de le lire 😉

  5. kathel2 dit :

    C’est dommage pour les élèves qui vont vouloir commencer par les plus courts… il ne faudrait pas que ça les décourage… mais peut-être certains vont-ils aimer ?
    Enfin, moi, je suis comme Aifelle, dégagée de toute obligation ! 😉

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