Celle qui fuit et celle qui reste

celle-qui-fuit-et-celle-qui-resteBouh, je suis triste d’avoir déjà fini le troisième tome de cette passionnante saga d’Elena Ferrante, et de penser qu’il va falloir attendre encore un bon moment pour lire la fin… Eléna et Lila poursuivent leur vie d’adulte, dans l’Italie des années 70, entre les mouvements étudiants et sociaux, la montée du féminisme, les conflits ouvriers ou terroristes (c’est l’époque des « Brigades rouges » en Italie). « Celle qui fuit » le quartier napolitain, c’est Elena, la narratrice, qui a épousé l’universitaire Pietro, a deux petites filles, mais toujours insatisfaite, peu sûre d’elle malgré le succès de son livre, n’arrive pas à écrire un second roman. « Celle qui reste », c’est Lila, qui vit avec son fils et un autre homme que son mari et travaille à l’usine dans des conditions difficiles.

Le cœur de ce tome, c’est bien la condition de la femme, la maternité, la complexité des rapports amoureux, du désir et de la sexualité, le poids des traditions et du machisme (« une société qui trouve naturel d’étouffer toute l’énergie intellectuelle des femmes sous le poids de la maison et des enfants est sa propre ennemis et ne s’en aperçoit pas« ), qu’interroge inlassablement Elena à travers l’évolution de sa propre vie et qui est montrée magnifiquement par Elena Ferrante.

Et lorsqu’elle fait dire à son homonyme Elena, alias Lenù : « Était-ce ce que je voulais ? Écrire, mais écrire pas par hasard, et écrire mieux que je ne l’avais encore fait ? Étudier les récits du passé et du présent pour comprendre comment ils fonctionnaient et puis apprendre, apprendre tout du monde, avec pour seul objectif d’inventer des cœurs incroyablement vivants, que personne n’aurait su créer mieux que moi, pas même Lila si elle en avait eu la possibilité ?« , n’est-ce pas de sa propre écriture qu’elle parle ?

C’est difficile de parler de ce roman et pourtant j’étais en immersion totale, partageant complètement la vie de ces deux personnages, leur amitié complexe entre amour et haine, rivalité et proximité, fascination et déception. Mind est fan aussi ! Un billet très complet et très intéressant (de michfred) sur Babelio.

 

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7 commentaires pour Celle qui fuit et celle qui reste

  1. keisha41 dit :

    Bon, au point où j’en suis (rien lu) autant attendre que les 4 soient parus.

  2. worldcinecat dit :

    ou, dans mon cas, relire les deux premiers pour être sûre de vouloir enchaîner avec le troisième car je n’ai pas tellement accroché et en suis frustrée, tout le monde en dit tellement de bien

  3. mrspepys dit :

    La lecture du premier volume m’a beaucoup déçue : je me suis ennuyée et les deux personnages principaux m’ont agacée. Difficile ensuite d’encourager les élèves à le lire pour le prix Folio…

  4. aifelle dit :

    Comme Keisha, il vaut peut-être mieux que j’attende le quatrième, pour ne pas avoir de frustration (si toutefois j’accroche …)

  5. noukette dit :

    J’avais été déçue par le premier tome… mais je me suis quand même acheté le tome 2 en poche… Du coup, je suis presque sûre de lire la série jusqu’au bout, on verra bien 😉

  6. Touloulou dit :

    J’ai très hâte de les lire ces romans ! Quand ma maman m’a demandé des conseils de lecture, je lui ai parlé du premier tome (comme ça quand elle l’aura lu je pourrai le lui emprunter 😀 )

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