A l’orée du verger

a-loree-du-vergerDans ce roman finalement très attachant (je dis « finalement » car j’ai eu un peu de mal à y entrer, je vous expliquerai pourquoi) il est surtout question d’arbres, et moi les arbres, j’adore. Pour vous dire on a en partie choisi la maison dans laquelle on vit depuis 6 mois à cause du tilleul centenaire qui est l’âme de la maison.

Donc les arbres : les pommiers d’abord, ceux que le couple Sadie et James Goodenough tentent de planter en arrivant dans cette région hostile des Etats-Unis, le Black Swamp, près de l’Ohio, région boueuse et marécageuse ; les séquoias géants ensuite, ceux que recherche le fils du couple, Robert, engagé par le botaniste William Lobb, pour en envoyer les jeunes plants en Angleterre. Il est aussi question de passion, souvent destructrice, celle de Sadie pour l’alcool de pomme et les hommes de passage, celle de James pour ses pommiers en particulier la merveilleuse reinette dorée, mais aussi leur relation conjugale, faite d’amour et de haine et qui aura une issue assez dramatique… De leurs 10 enfants, 5 meurent très tôt dans le roman de la fièvre des marais. Robert et Martha sont les deux enfants les plus sensibles et ceux qui souffrent le plus des tensions familiales. Robert fuit assez jeune la maison et part vers l’Ouest. On est dans les années 1850, l’époque des pionniers, des chercheurs d’or. Comme souvent dans les romans de Tracy Chevalier, l’arrière-plan est véridique, elle explique en postface que William Lobb a existé et a introduit les séquoias géants en Angleterre ainsi que d’autres personnages secondaires de l’histoire.

Autant la première partie m’a mise assez mal à l’aise (je me sentais oppressée par cette terre où tout et tous s’embourbent, au sens propre et figuré) autant la seconde, le voyage de Robert, ce personnage taiseux et attachant, m’a beaucoup plu.

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15 commentaires pour A l’orée du verger

  1. keisha41 dit :

    Quelques bémols sur ce roman, mais pas sur les arbres, je te comprends!

  2. kathel2 dit :

    Mmmm, je ne suis pas sûre que ce roman soit pour moi, bien que je n’ai rien à l’encontre des arbres, bien au contraire ! Et dois-je avouer que je n’ai jamais lu Tracy Chevalier ?

  3. noukette dit :

    Pas certaine du tout que ce roman là soir pour moi, une intuition…

  4. aifelle dit :

    Je ne suis pas très emballée par le thème.

  5. Edyta dit :

    Je l’ai beaucoup aimé, comme tous les autres romans de Tracy Chevalier d’ailleurs.

  6. hélène dit :

    idem quelques points plus faibles, mais globalement j’en garde une excellent souvenir !

  7. valmleslivres dit :

    Je l’ai trouvé très en dessous de Prodigieuses Créatures qui reste mon préféré.

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