Neverwhere

Je suis tombée un peu par hasard sur ce roman assez inclassable (wikipedia le qualifie de « fantasy urbaine »), de l’auteur du très réussi Coraline. Neil Gaiman est un auteur britannique, scénariste de comics et auteur de romans et Neverwhere, adapté d’une série télévisée en 6 épisodes dont il a écrit le scénario, a été aussi adapté en BD.

C’est l’histoire de Richard Mayhew, un gars tout ce qu’il y a de plus banal, vivant à Londres, un travail, une fiancée. Mais on sait dès le premier chapitre (il y a deux prologues, un sur l’arrivée de Richard à Londres, à notre époque et « l’autre prologue, 4 siècles plus tôt » mettant en scène deux horribles personnages, Vandemar et Croup) que cette banalité ne durera pas… On avait raison : Richard trouve devant la porte du restaurant où il s’était rendu avec sa fiancée Jessica, une mystérieuse jeune fille blessée qu’il ramène chez lui. Le lendemain, quand il retourne à son travail, plus personne ne le reconnaît et quand, déboussolé, il rentre chez lui pour prendre un bain, un agent immobilier entre et fait visiter son appartement à des gens qui ne le voient même pas ! Déprimé, il cherche à retrouver la jeune fille qui répond au nom étrange de Porte et qui vit dans le « Londres d’En bas » : dans cet univers parallèle, on trouve des Parle-aux-rats, un marché flottant, un marquis de Carabas, un garde du corps féminin qui s’appelle Chasseur, toute une faune à la fois étrange et inquiétante. Aux stations de métro londoniennes correspondent à chaque fois des lieux qui incarnent leur nom au sens propre : à la station Blackfriars on trouve des moines noirs, Knightsbridge est un lieu où s’affrontent des chevaliers, etc. Notre troupe improbable, Porte, Chasseur et Richard, part en quête, chacun ayant un but bien précis : Richard voudrait retrouver le chemin de son ancienne vie, Porte trouver qui a tué ses parents et les venger, Chasseur tuer la « Bête de Londres »…

J’ai beaucoup aimé cet univers et ses personnages assez fascinants, un mélange d’Alice au pays des Merveilles, d’Oliver Twist, et du Magicien d’Oz, un mélange de merveilleux, de SF, d’humour et de fantastique assez trash, bref ça fonctionne remarquablement. Fiston (10 ans et demi) a adoré aussi !

 

Publicités
Cet article a été publié dans littérature étrangère. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

6 commentaires pour Neverwhere

  1. Syl. dit :

    Bref, un vrai cauchemar ! Je note…

  2. Violette dit :

    ça fait longtemps que je n’ai plus lu cet auteur… Ton fils l’a lu aussi alors? Mon fils a 11ans et je bataille pour lui faire lire un bouquin en entier… Ceux qui font rire ont la cote mais pas ceux qui font peur:) !

  3. Hilde dit :

    Je garde le souvenir d’un roman complètement loufoque! J’avais trouvé l’histoire étrange (c’est mon billet qui me le dit).
    A l’époque, je n’étais encore jamais allée à Londres alors ça me plairait de le relire pour les différents lieux, les petits détails qui m’ont échappée.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s