La maison au bord de la nuit

Ce premier roman de Catherine Banner retrace un siècle d’histoire de 1914 à 2010, sur une petite île au large de la Sicile, Castellamare, qui débute avec l’arrivée d’Amedeo Esposito, un orphelin venu tenter sa chance en tant que médecin sur cette île. Son arrivée, de nuit, est assez surréaliste : il débarque en effet le soir de la fête de Sant’Agatha, et tous les habitants de l’île sont réunis au café « Casa al Bordo della Notte » du titre, qui jouera un rôle central dans l’histoire, et accueillent avec chaleur le premier médecin qu’on n’ait jamais vu sur l’île. Tous les personnages importants sont là, « il Comte » et sa femme Carmela, qui sera la maîtresse d’Amedeo, Pina, sa future femme, et les autres habitants, qui vont évoluer et changer avec le monde extérieur (la première guerre mais surtout la montée du fascisme et la seconde guerre) ; Amedeo et Pina ont 4 enfants dont la dernière Maria-Grazia, miraculée née trop tôt, gardera dans son enfance des jambes qui ne fonctionnent pas bien et un tempérament de feu…

Difficile d’en dire davantage sur les personnages très attachants des trois générations de cette saga familiale, mais c’est très agréable à lire, vivant et enlevé, on se sent transporté dans ce lieu dont on peut facilement imaginer les couleurs, odeurs et saveurs. On sent bien l’attachement viscéral que les personnages portent à cette île, en même temps que le lien parfois ambigu et qui les relie à elle, entre appartenance et rejet. Le roman évoque aussi avec subtilité la complexité des liens familiaux ou l’influence du groupe sur les individus.

« Ils virent ce qu’avait vu Amedeo un siècle plus tôt : un lieu reculé, reclus, fleurant bon le basilic humide, tout au bord de la nuit, aux confins du monde. Ainsi que des miracles : une sainte illuminée de la lueur rouge de mille bougies, une incroyable maison perchée en équilibre tout au bout de la ville. Et, sur leurs visages, Lena lut l’émerveillement qu’il avait dû éprouver alors, le vieux médecin, trouvant au terme de son voyage une île comme celle-ci. »

Merci à Babelio de m’avoir fait découvrir ce livre qui vient de sortir en librairie : une belle découverte !

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Un commentaire pour La maison au bord de la nuit

  1. aifelle dit :

    Pourquoi pas, s’il croise ma route, mais il y en a tant …

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