Watership down

La bibliothécaire du rayon jeunesse m’avait parlé avec enthousiasme de ce roman étonnant, qui a eu du mal à être publié parce que le lectorat n’était pas clairement ciblé : pour la jeunesse (écrit au départ pour ses filles, c’est une histoire de lapins), mais aussi pour les adultes (long roman, écriture plutôt pour adultes, passages effrayants). Publié finalement en 1972 en Angleterre, il a eu très vite un énorme succès, et a été traduit dans 50 langues dont le français en 1976, mais en 2016 il est retraduit et publié dans l’édition Toussaint Louverture.

Les premières pages m’ont laissée un peu sceptique, puis je me suis très vite laissée embarquer (comme les filles de Richard Adams, auxquelles il a raconté cette histoire durant les trois semaines d’un voyage d’été et qu’il a finalement retranscrites, à plus de 50 ans !) dans cette histoire d’une garenne de lapins menacée par des promoteurs immobiliers, et qu’un petit groupe décide de quitter, grâce à l’intuition de l’un deux (car que peut-on savoir des promoteurs immobiliers quand on est un lapin ? Une pancarte est un morceau de bois, les hommes des monstres qui ont des bâtons blancs dans la bouche, etc.). Hazel, Fyveer et les autres vont, malgré leur caractère peureux, braver tous les dangers qui les attendent dans la nature et vivre des aventures inédites pour des lapins pour trouver une garenne paisible, à Watership Down. Mais on ne peut pas vivre sans lapines… il va falloir partir à la recherche de hases et affronter une autre garenne du nom d’Effrefa, et son terrible chef le général Stachys.

Et le lecteur adulte se prend à vivre dans la peau de ces lapins très attachants (Fyveer si sensible et intuitif, Hazel ce chef si « humain », bienveillant et humble, Bigwig le costaud, et tous les autres), cette odyssée à hauteur de leurs moustaches. L’auteur a su aussi créer tout un vocabulaire spécifique qu’on comprend peu à peu grâce au contexte (les lapins font raka le matin et farfalent le soir, fu inlè, ou même à krik-zé), toute une mythologie (le roman est entrecoupé des histoires que raconte le jeune Dandelion), et une sagesse profonde ressort de cette histoire.

Une très belle découverte ! (et presque un pavé, mais – dommage car je n’ai pas encore trouvé de « pavé » pour le challenge de Brizé !! Help !! – « que » 535 pages…)

Les avis (enthousiastes !) de Keisha et Pr Platypus. Ce dernier a écrit un article très complet et tout à fait juste sur ce roman ! à lire !

 

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11 commentaires pour Watership down

  1. keisha41 dit :

    bravo! Cette histoire de lapinous fait partie de mes ‘chouettes lectures’ pour toujours…

  2. aifelle dit :

    Je l’ai vu chez Keisha et ailleurs ; je sais qu’il est à la bibliothèque, mais je ne suis pas encore complètement décidée.

  3. Hélène dit :

    Il est dans ma pal. J’hésite encore…

  4. noukette dit :

    Ils ont une sacrée cote ces lapins, ils m’intriguent je dois dire !

  5. Jérôme dit :

    J’ai tout adoré dans ce roman, un énorme plaisir de lecture de bout en bout !

  6. Hilde dit :

    Je suis justement en train de le lire. Je passe un excellent moment avec Hazel et son équipée même si je suis un peu inquiète. En 150 pages, il peut encore s’en passer des choses…

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