Bondrée

L’histoire se passe au Québec (ma participation, avec cette auteure québécoise, in extremis au challenge de Karine et Yueyin !), plus exactement près du lac Boundary (ou Bondrée) près de la frontière du Québec. On est en 1967, et il fait bon vivre dans les petits chalets de vacances construits sur les bords du lac. Deux jeunes adolescentes court vêtues promènent leurs jambes interminables et leur désir de séduction sur les chemins de forêt mais le roman s’ouvre sur la terrible mort de l’une d’elle, Zaza Mulligan, dont la jambe est prise dans un vieux piège rouillé. On croit à l’accident, on maudit Peter Landry, un trappeur qui s’est pendu quelques années plus tôt et dont on retrouve ici ou là des pièges… Mais lorsque sa meilleure amie, Sissy Morgan, est à son tour trouvée morte, la jambe dans un piège, et la chevelure coupée au couteau de chasse, on cherche activement le tueur…

L’histoire alterne les chapitres centrées sur les deux jeunes filles, ceux sur Andrée (le prénom de l’auteur !) une jeune gamine d’une dizaine d’années qui quittera l’enfance à la fin de cet été tragique, et ceux sur les enquêteurs, marqués profondément par la mort des deux filles. Il s’agit de Stanley Michaud (le nom de l’auteur !) et Jim Cusak.

L’auteur réussit à créer une atmosphère étouffante, angoissante par le contraste justement entre la mort qui rôde malgré l’été radieux et la nature magnifique. C’est assez surprenant car elle mêle dans une même phrase l’anglais et le français sans crier gare et sans traduire, ce qui est finalement très plaisant.

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6 commentaires pour Bondrée

  1. aifelle dit :

    C’est une lecture que j’ai bien aimée ; je relirai volontiers l’auteure.

  2. kathel dit :

    Je me sens toute seule à ne pas avoir aimé ce roman… le style, surtout.

  3. maggie dit :

    Pourquoi pas ? J’ai déjà lu un avis positif ! Ca me tentait bien surtout que je ne connais pas la littérature québéquoise

  4. Nahe dit :

    Un bon souvenir de lecture : dépaysant !

  5. Valérie dit :

    Je n’ai pas réussi à le finir.

  6. Je me dis toujours qu’il faut que je le lise, je repousse depuis très longtemps sa lecture.

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