L’aube sera grandiose

Bon, j’adore Anne-Laure Bondoux, j’ai lu presque tous ses romans, et j’aime ses histoires pleines de vie, d’humanité et de force. Même si on reconnaît sa « patte », chacune est singulière et embarque le lecteur dans un autre univers. Je n’ai publié le billet que sur Tant que nous sommes vivants car j’ai lu les autres avant le blog. Et l’auteure m’est devenue plus proche encore quand j’ai lu L’autre moitié de moi-même, autobiographie très émouvante, et quand je l’ai rencontrée, elle, au salon du livre de la jeunesse de ma ville.

Je sors emballée de ma lecture de L’aube sera grandiose : une belle, généreuse et forte histoire comme elle sait les raconter, qui commence à la tombée d’une nuit de juin, dans une vieille bagnole, sur une route de campagne, la mère au volant et derrière sa fille « Nine, seize ans la semaine prochaine, cinq cents kilomètres de silence au compteur. » Faut dire qu’il y a de quoi être en pétard lorsque votre mère vous embarque sans aucune explication alors qu’on est sur le point d’aller à la fête du lycée, et vous fait faire 500 km jusqu’à une cabane paumée au bord d’un lac… Mais il y a une raison à ce long voyage et le temps que Nine se calme un peu et accepte le fait – terrible pour une ado – qu’il n’y a PAS de réseau, Titania, surnommée « la Fée du suspense » depuis le succès de son roman policier, va lui raconter leur terrible et magnifique histoire, qui expliquera bien des choses… jusqu’à l’aube, qui sera grandiose !

A travers les multiples aller-retours entre le présent (cette nuit blanche entre la mère et la fille) et le passé de Titania entre les années 70 et aujourd’hui, on s’attache à Titania, qui s’appelait à l’époque Consolata, ses deux frères jumeaux, Octo et Orion, et leur flamboyante mère Rose-Aimée (qui n’est pas sans ressemblance avec la pétulante Bella Rosa de Pépites), leur arrivée en catastrophe dans la région, l’achat de cette cabane et la promesse qu’ils doivent faire tous les quatre de ne parler de ce lieu à personne…

Je n’en dirai pas plus… je préciserai juste qu’il est beaucoup question du lien familial, de ce qui nous lie aux êtres et aux autres, de la transmission (d’ailleurs c’est sa propre fille qui a illustré le roman), mais aussi de la passion du vélo ou des tartines thon-tomates 🙂

Et c’est un titre parfait pour la catégorie « temps » du Petit Bac 2018 !

 

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3 commentaires pour L’aube sera grandiose

  1. aifelle dit :

    On le voit beaucoup sur les blogs ce livre ; il faudra que je découvre l’auteure un jour ou l’autre ..

  2. saxaoul dit :

    J’ai beaucoup aimé ce roman moi aussi. Il peut plaire aux grands ados comme aux adultes.

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