La tristesse des éléphants

Jenna, 13 ans, vit chez sa grand-mère. Dix ans plus tôt elle a perdu sa mère qui s’est enfuie de l’hôpital où elle avait été amenée après un tragique accident dans lequel une femme avait perdu la vie, piétinée par une éléphante. Jenna a un sacré caractère, pas la langue dans sa poche, et décide de reprendre l’enquête. Pour l’aider : un flic alcoolique qui avait bâclé l’affaire à l’époque et une voyante qui a perdu ses dons. Cet improbable trio se lance donc sur les traces d’Alice Metcalf, une scientifique qui étudiait les manifestations du deuil et du chagrin chez les éléphants.

Le roman fait alterner les chapitres selon le point de vue de Jenna, Alice, la voyante Serenity et le flic Virgil Stanhope. Peu à peu, à la manière d’un puzzle, se dessine la toute petite enfance de Jenna, au refuge pour éléphants, la relation très complexe entre ses parents, Alice et Thomas, sa vie auprès des éléphants et la puissance du lien mère-fille. En parallèle, les chapitres racontés par Alice relate ses compte-rendus d’observations des éléphants et la manière qu’ils ont de faire leur deuil à la mort de leurs congénères.

C’est un roman palpitant, à la fois enquête policière, roman documentaire sur les éléphants, histoire d’amour entre une mère et sa fille, roman polyphonique, à la frontière du surnaturel, bref un mélange original et réussi qui m’a tenue en haleine ces quatre derniers jours, d’autant que la fin est tout à fait inattendue !

 » Voilà ce qu’écrit l’auteure à la fin, en postface : « Je me suis dit maintes fois, en écrivant ce livre, que les éléphants pourraient bien être plus évolués que les humains-quand j’étudiais les façons dont ils font leur deuil, le savoir-faire des mères avec leurs petits, et leurs souvenirs. Si vous retenez quelque chose de ce roman, j’espère que ce sera une conscience plus affirmée de l’intelligence cognitive et émotionnelle de ces magnifiques animaux- et la certitude que c’est à nous qu’il revient de les protéger. »

Et c’est le titre parfait pour la catégorie « animal » du challenge Petit Bac 2019 et pour le challenge polars.

Cet article, publié dans littérature étrangère, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

11 commentaires pour La tristesse des éléphants

  1. Valentyne dit :

    Ce que tu en dis me plaît beaucoup (intrigue policière + relation mère-fille+ éléphant)
    Je me le note 🙂

    Bonne journée

  2. aifelle dit :

    Très tentant. C’est un titre que l’on n’a pas beaucoup vu sur les blogs il me semble.

  3. kathel dit :

    Tentant, et il se trouve que j’ai emprunté à la bibli « Mille petits riens » de la même auteure, je vais donc commencer par celui-là…

  4. krolfranca dit :

    Je viens de lire Mille petits riens et je retrouve la même construction dans ce que tu présentes de ce roman.

  5. Nahe dit :

    Joli billet: curieuse de le découvrir à mon tour 🙂

Répondre à Valentyne Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s