Terre des hommes

J’ai lu un peu par hasard ce texte mi-récit de voyage, mi-réflexion littéraire, rédigé en 1939 par le célèbre Antoine de Saint-Exupéry. Ce qui frappe d’emblée c’est la langue, riche, classique, ample, lyrique. Et surtout on plonge dans une vie aventureuse qui n’existe plus, celle des pilotes de ligne, tels qu’ils pouvaient exister en 1939, où chaque voyage pouvait être le dernier… L’auteur excelle à rendre l’atmosphère de ces vols, exaltante, profonde, les liens de camaraderie et de solidarité entre les hommes, les réflexions, émotions, sentiments éprouvés lorsqu’on se retrouve seul au-dessus des nuages.

Il raconte son entrée dans ce monde, ses premiers voyages, « paysan des escales », et surtout un de ses accidents où il se retrouve avec son copilote échoué en plein milieu du désert, et leur lutte pour la survie, durant trois jours quasiment sans rien à boire… c’est prenant et assez incroyable !

« Seules de grandes palmes blanches s’étalent, marquées de nervures et de bavures, prises dans une sorte de gel. »

« Déjà je baignais dans l’embrun, je mordais déjà, pilote de ligne, à la pulpe amère des nuits de vol. »

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