Et Nietzsche a pleuré (et un peu de chez moi aussi :))

Irvin Yalom, dont j’avais lu il y a longtemps La méthode Schopenhauer et Mensonges sur le divan, imagine avec Et Nietzsche a pleuré la rencontre entre le célèbre philosophe et le médecin viennois Josef Breuer, qui n’a pas eu lieu mais aurait été tout à fait probable.

Le roman s’ouvre sur la rencontre en 1882 entre Lou Salomé (qui fut aussi l’amie de Freud et l’amante de Rilke) et Breuer : elle vient lui demander d’aider son ami Friedrich Nietzsche qui souffre de migraines sévères et de tendances suicidaires. Mais il doit le faire discrètement car elle et lui sont brouillés. Pour faire entrer Nietzsche dans une clinique, il lui fait croire qu’il a besoin de l’aide du philosophe pour se soigner, lui, de ses crises de désespoir… Qui aidera vraiment l’autre ??

Quel bouquin passionnant ! On apprend énormément de choses sur ce philosophe (qui est au programme pour moi l’an prochain avec mes prépas) mais aussi sur un sujet qui me passionne, la psychanalyse. En effet, Sigmund Freud est l’ami de Breuer et Yalom (psychanalyste lui-même) imagine la naissance balbutiante de la psychanalyse (le « ramonage de la cheminée ») et de la cure par la parole à travers cette amitié, la rencontre avec Nietzsche ainsi que la relation entre Breuer et la fameuse Bertha Pappenheim (nommée Anna O. dans les écrits de Breuer et de Freud). On entre aussi dans la vie intime du docteur Breuer, sa crise conjugale avec sa femme, son obsession pour Bertha. Les dialogues sont intelligents et savoureux, les anecdotes nombreuses, et tout est bien documenté. Bref, un bien bon moment de lecture !

Un billet très fouillé, trouvé sur Babelio, ici !

« Je dois d’abord vous apprendre à marcher, et la première étape est de comprendre que celui qui ne s’obéit pas à lui-même tombe sous la coupe des autres. Il est plus facile, beaucoup plus facile, d’obéir à autrui que de se commander soi-même. »

Et c’est en rangeant la bibliothèque du fond du couloir (après avoir, avec l’aide de mon grand fils, repeint tout le couloir et l’entrée) que j’ai retrouvé ce livre, que j’avais l’impression d’avoir lu mais apparemment non ! Bonne pioche !

et une fois n’est pas coutume, je partage ma bibliothèque de couloir toute bien rangée et… mon entrée toute neuve !

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9 commentaires pour Et Nietzsche a pleuré (et un peu de chez moi aussi :))

  1. aifelle dit :

    J’aime bien cet auteur. Je n’ai pas encore lu celui-ci, j’espère le faire tôt ou tard. Il y a deux ans, j’ai lu son autobiographie, plutôt étonnante.

  2. keisha dit :

    Les murs clairs, et la bonnen utilisation d’un coin ‘perdu’, TB!

  3. Inconnu pour moi et intéressant billet….. Comme quoi il est important de ranger parfois ses étagères 🙂

  4. Dominique dit :

    Bonjour !
    Très bon ouvrage, se lit comme un roman parce que c’est un roman, se lit comme un travail de recherche parce que c’est documenté, et puis aussi alimente la réflexion parce que c’ est écrit par un ingénieux psychanalyste.

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