Liv Maria

Pat (ex Mind the Gap ! snif…) m’avait donné envie avec son billet sur FB signé « coup de coeur » pour ce roman… De Julia Kerninon, j’avais lu – et beaucoup aimé – son premier roman, Buvard, puis Une activité respectable, chroniqué ici. Liv Maria est à mon avis son plus beau roman, plein de poésie et de beauté.

Liv Maria naît sur une île, dans une famille de pêcheurs taiseux ; un événement l’oblige à s’exiler, à 17 ans, chez son oncle et sa tante à Berlin où elle va vivre une brûlante liaison avec un professeur irlandais plus âgé, le temps d’un été, ce qui bouleverse son existence. Le lecteur la retrouve libraire en Amérique latine, maîtresse d’un propriétaire de chevaux, jusqu’à ce qu’elle rencontre l’amour en la personne du jeune Flynn qu’elle va suivre dans son pays. Là, de manière très inattendue, le passé refait surface…

Il m’a fait un peu penser à Miss Islande de Olafsdottir. Dans les deux cas, un personnage de femme libre, entier et fort. « Je suis la fille unique du lecteur et de l’insulaire, je suis le bébé Tonnerre, l’orpheline, l’héritière, je suis la jeune maîtresse du professeur, la femme-enfant, la fille-fleur, la chica, la huasa, la patiente de Van Buren, la petite amie, la pièce raportée, la traîtresse, l’épouse et la madone, la Norvégienne et la Bretonne. Je suis une mère, je suis une menteuse, je suis une fugitive et je suis libre. Mon nom est Liv Maria Christensen. Je suis – ce que je suis. » J’ai été pleinement séduite par la plume douce et belle de l’autrice et par la manière dont on entre dans l’intériorité et l’identité complexe de Liv Maria, cette femme aux mille vies. Un petit bémol : les coïncidences un peu invraisemblables (mais la vie en a parfois !!) et une fin… qui m’a laissée un peu sur ma faim 🙂

« Ce qu’on pouvait faire avec un corps – avec deux corps. Les frottant l’un contre l’autre comme des silex, longtemps, patiemment, jusqu’à faire jaillir des étincelles, puis le feu, le feu ravageant tout. Elle n’avait jamais deviné, jamais soupçonné la transformation qui s’opérait lorsque deux corps se touchaient – comment les peaux cessaient d’être peaux, les muscles d’être muscles, comment tout cela semblait se redresser et se mettre à chanter. C’était l’odeur de la pluie sur la route, sur la terre, dans les herbes.« 

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5 commentaires pour Liv Maria

  1. keisha41 dit :

    Je sais qu’elle est agréable à lire, c’est fluide. On verra!

  2. Lorouge dit :

    Tentée depuis le début mais je l’ai tellement vu sur le net que ça m’a presque dégoutée de le lire 😉😏 vous êtes quelques u es à me redonner l’envie 😊

  3. krolfranca dit :

    Oui, non, peut-être, je verrai, plus tard…

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