Les enfants véritables

On est plusieurs à avoir lu (et le plus souvent aimé – voire adoré !) Il est juste que les forts soient frappés, l’histoire de ce couple merveilleux, Théo et Sarah et leur lutte contre le cancer. Les enfants véritables, c’est la suite. C’est toujours casse-gueule une suite mais là… c’est très réussi et j’ai essayé de faire durer ma lecture tant j’étais bien avec ces personnages tellement, mais alors tellement attachants…

On est en 2015 juste après la mort de Sarah (ce n’est pas du tout un spoil car on le sait dès le début du premier tome) et au début de l’histoire d’amour entre Théo et Cléo. Le roman est raconté en trois actes, « maman en silence », « maman d’adoption » et « maman en désordre ». La maman en question c’est Cléo, qui à 25 ans et des brouettes, s’installe avec Théo et ses deux enfants, Camille et Simon qui deviendront peu à peu les siens. Chacune des parties est raconté par un autre narrateur : Diane, Paul, puis Cléo. Diane et Paul, ce sont les parents de Cléo car en parallèle est raconté vingt ans plus tôt l’histoire de Cléo.

Résumé comme ça, c’est plat mais c’est compter sans la vitalité, l’énergie, la générosité et l’humanité de Thibault Bérard qui fait qu’on a juste envie de les rencontrer, tous ces personnages, qu’on se sent bien dans cette écriture chaleureuse, profonde qui sait dire les fragilités, les douleurs, le bonheur, les imperfections… Une belle réflexion sur ce qui fait le lien entre les parents et les enfants, ceux nés de notre chair et ceux qui ont croisé notre route car c’est ainsi que comme ce roman, par la question de Cléo à son père : « mais papa, on est d’accord, c’est moi ton enfant véritable ?« 

Un délicieux moment de lecture pour commencer les vacances !

L’avis de Mumu !

Et j’ai aussi été très touchée par la fin des remerciements de l’auteur : « et pour finir, merci à toutes celles et ceux qui viennent à l’instant de fermer ce livre, et nous rejoignent à la fête. On n’attendait plus que vous. »

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2 commentaires pour Les enfants véritables

  1. Christine Dupuy dit :

    Je ne me suis jamais résolue à lire « Il est juste que les forts soient frappés », malgré les éloges des uns et des autres, sujet trop anxiogène pour moi… cette suite semble moins sombre, les personnages ont l’air si attachants …

    • sandrion dit :

      Franchement, tu devrais quand même lire le premier ! Je sais que le sujet peut faire peur mais… c’est tellement beau… Cela dit, tu peux sans problème lire celui-ci sans avoir lu le premier !

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