Tant qu’il reste des îles

Leni, trentenaire, vit sur une île, bosse pour Marcel dans l’atelier de réparation de bateaux, avec Karim et Yann. Séparée de sa compagne qui a rejoint le continent, il voit sa fille un week-end sur deux. Une petite vie sans envergure bouleversée par les travaux de construction du pont. Un pont… Et ce n’est plus une île ! Les avis sont très partagés, entre espoir, inquiétude, colère ou désarroi, « ce pont, c’est la mort de la poésie » affirme même l’un d’eux, suscitant les rires des autres.

Le roman avance au rythme de la construction du pont, fondations, piles, tablier, finitions et inauguration, mais aussi de l’évolution de Leni, « une île à lui tout seul« . Lui aussi a peur – et besoin peut-être aussi – d’être relié au reste du monde. Ce sera la journaliste Chloé, venue réaliser un reportage sur l’île, qui jouera ce rôle.

J’ai beaucoup aimé ce roman, ces personnages simples et tellement humains, la langue tout en émotion contenue. J’ai appris que l’auteur était architecte naval, voilà qui explique la fascination pour les bateaux !

« C’est pas rien une île… C’est un bout de terre planté au milieu de l’océan. Un caillou peut-être, mais avec la mer autour. Un truc magique, un endroit d’où tu peux pas te barrer comme ça, juste sur un coup de tête. Et même pour la rejoindre d’ailleurs ! Une île, ça se mérite.« 

Cet article a été publié dans littérature française. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s