Plage de Manaccora, 16h30

Je n’ai jamais rien lu de Philippe Jaenada et à force de lire des articles sur lui j’ai demandé à Keisha par quoi commencer. Si tu veux faire court, m’a-t-elle dit, lis Plage de Manaccora 16h30. Alors j’ai foncé sans même savoir de quoi il retournait !!

Bon, je le dis tout de suite : j’ai compris très vite pourquoi il suscite autant d’engouement mais aussi pourquoi on peut être agacée au bout d’un moment, et je me suis dit que j’avais bien fait (merci Keisha !) de commencer par du court.

Le narrateur est en Italie, dans la région des Pouilles, en vacances avec sa femme Oum et son fils Géo (et lui s’appelle Voltaire… déjà c’est spécial !!) et il raconte en 225 pages les quelques heures de cette journée où il a failli périr dans un gigantesque feu de forêt, histoire basée sur un fait divers puisqu’effectivement le 24 juillet 2007, 4 personnes sont mortes dans cet incendie et des centaines se sont retrouvés bloqués sur une plage.

Le style est assez savoureux, basé sur les innombrables retours en arrières, digressions, parenthèses (et parenthèses à l’intérieur des parenthèses (ce qui peut énerver) (au bout d’un moment)), métaphores humoristiques. Certains passages m’ont vraiment fait franchement mourir de rire mais au fur et à mesure c’est aussi réellement émouvant.

Bref j’ai aimé et je serais prête pour un Jaenada version pavé !!

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23 commentaires pour Plage de Manaccora, 16h30

  1. Ingannmic dit :

    Keisha est toujours de bon conseil ! Ce titre est sans doute mon préféré de ceux que l’auteur a écrit dans la veine « hors fait divers ».. mais tout est à lire, chez lui. J’espère que tu prendras autant de plaisir à lire ses pavés, mais je n’ai pas vraiment de doute..

    • sandrion dit :

      Cela dit même celui-ci est basé sur un fait divers !

      • Ingannmic dit :

        Oui, tu as raison, seulement l’auteur en est partie prenante, et il suit une logique par rapport à ses précédents romans, dans lesquels l’auteur s’inspire d’épisodes de sa vie. A partir de Sulak, le fait divers devient le sujet du livre, et Jaenada n’en n’est pas un des protagonistes.

  2. keisha41 dit :

    Yes!!!
    Tu es atteinte de parenthésite, mais t’inquiète, ça passe rapidement (ou pas)

  3. Brize dit :

    C’est aussi ce titre que je recommande pour découvrir l’auteur (pour lequel je ne pense pas que tout soit à lire 😉) !

    • sandrion dit :

      Lequel me déconseillerais-tu alors ?

      • Brize dit :

        Je ne déconseille rien, mais tu verras après avoir essayé. J’ai aimé La petite femelle… mais j’ai fait une longue passe à un moment parce que je n’en pouvais plus de ce luxe de détails. Du coup je n’ai pas poursuivi dans cette veine des faits divers.
        Dans la veine autobiographique, j’ai beaucoup aimé Le chameau sauvage (… la seconde fois où je l’ai tenté).

  4. kathel dit :

    Bienvenue au club des fans de Jaenada. C’est drôle, parce qu’il est impossible d’écrire un billet sur un de ses romans sans parenthèses ! Elles arrivent toutes seules !
    Je te conseillerais bien La petite femelle, dans le genre pavé.

  5. Christine Dupuy dit :

    Pour ma part, j’ai commencé par un pavé « La serpe » que j’ai dévoré avec gloutonnerie..j’ai aimé l’enquête, hyper documentée et romanesque à la fois, le style avec toutes ces intrusions de l’auteur qui peuvent agacer effectivement mais qui m’ont plus souvent amusée, voire attendrie. Son dernier opus me tente beaucoup… En plus, j’ai lu 2-3 interviews de Philippe Jaenada, un auteur consciencieux et exigeant, mais aussi un homme simple et réservé bien sympathique !

  6. Syl. dit :

    Je vais suivre le conseil de Keisha, moi aussi… Je note.

  7. Une Comète dit :

    J’ai adoré ce livre !!!! Ce type est extraordinaire !

  8. krolfranca dit :

    J’ai essayé La serpe un jour et l’ai abandonné assez rapidement, très agacée par ses incursions personnelles… Mais je tenterais bien ce roman-là, puisque je le possède, je l’ai trouvé dans un vide-grenier.

  9. Philisine Cave dit :

    J’ai lu du Jeanada mais pas cette oeuvre et je me retrouve dans ce que tu écris sur son style. Toutefois je n’ai pas ton enthousiasme à le découvrir sous le format pavé. J’aime la concision et les digressions lorsqu’elles ne sont pas indigestes.

  10. Athalie dit :

    J’avais dévoré ce titre qui est effectivement entre les deux veines de Jaenada, l’autobiographie et le faits divers. Comme toi, j’ai d’abord pas mal souri lors de cette lecture et puis l’émotion est devenue plus prégnante, je me souviens de l’humanité du regard posé sur cette fuite éperdue devant les flammes et de la peur qui commence à suinter …
    La petite femelle m’a bouleversée, la figure de Pauline Dubuisson semble d’ailleurs toujours hanter l’auteur. Sulak ( le premier de la veine faits divers) est peut-être le plus romanesque et le plus court aussi, avant de te lancer dans un gros pavé …

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