Le bal des folles

Ca fait tellement froid dans le dos quand on pense à toutes ces femmes qui ont été enfermées dans des asiles par leur père, leur frère, leur mari, simplement parce qu’elles étaient… des femmes, finalement, parce qu’elles montraient leurs émotions, qu’elles réagissaient face aux violences des hommes au lieu de se soumettre, parce qu’elles avaient eu des traumatismes ou parce qu’elles étaient différentes… Entre le XVIe et le XVIIIe, on les brûlait, au XIXe, on les enfermait…

C’est le cas d’Eugénie, qui voit les défunts. C’est comme ça, elle n’a pas choisi et elle finit par confier ce secret à la seule personne de sa famille qui lui exprime un peu d’affection, sa grand mère, qui la trahit auprès du chef de famille. Voilà Eugénie amenée par traîtrise à la Salpêtrière et enfermée de force. Elle rejoint les autres aliénées, qui préparent le bal de mi-carême, le bal des folles, auquel le Tout-Paris est invité, attiré par le désir malsain de voir et de toucher ces femmes. C’était l’idée de M. Charcot, qui faisait également des expériences d’hypnose sur les femmes internées à la Salpêtrière (on le voit dans le roman). Eugénie, dès son arrivée, « voit » la sœur décédée de Geneviève, l’intendante de l’hôpital, femme froide et efficace qui va être extrêmement troublée par l’arrivée d’Eugénie…

J’ai lu cette assez courte histoire en me disant que j’étais bien heureuse d’être née à la fin du XXe et pas cent ans avant… J’ai bien aimé mais j’ai préféré, sur le même sujet exactement La salle de bal de A. Hope ou l’excellent L’étrange disparition d’Esme Lennox de M. O’Farrell. Je me demande comment est le film qui en a été tiré.

Participation pour la catégorie « gros mot » du challenge Petit Bac !

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14 commentaires pour Le bal des folles

  1. aifelle dit :

    J’ai lu assez vite des billets qui disaient comme toi que ce n’était pas du niveau de « la salle de bal » et de « la disparition d’Esme Lennox » que j’ai beaucoup aimés. Donc, je préfère en rester là. J’avais lu aussi un petit livre assez terrible qui reprenait des archives sur « les folles de la Salpêtrière » de Makhi Xenakis. Terrible ! on se dit que l’on vient de très loin, nous les femmes.

  2. keisha41 dit :

    Mieux vaut sans doute connaître la réalité historique autrement, pas trop romancé.

  3. Je l’ai bien aimé même si j’aurais apprécié quelques chapitres de plus…
    Quant à La salle de bal, il faut que je le lise.

  4. Je n’ai lu que La salle de Bal et celui-ci sorti juste après reprenait trop les thèmes alors j’ai préféré zappé et je n’ai pas regretté mon choix car j’avais vraiment beaucoup aimé le roman d’Anna Hope et voulait rester sur cette impression 🙂 Je ne pense pas d’ailleurs aller voir le film 🙂

  5. kathel dit :

    Je pense que je vais rester sur mon impression de L’étrange disparition d’Esma Lennox, ni La salle de bal ni celui-ci ne me tentent vraiment.

  6. Christine Dupuy dit :

    Tout à fait d’accord avec toi… les romans de Anna Hope et Maggie O’Farrell m’ont davantage convaincue ! Mais l’aspect documentaire est saisissant et doit nous convaincre que, malgré tout, la condition féminine a évolué…😉 Je n’ai pas vu le film…

  7. hélène dit :

    j’ai été conquise, plus qu’avec la disparitiion

  8. krolfranca dit :

    Entièrement d’accord, j’ai largement préféré La salle de bal, bien plus profond. En revanche, j’ai aimé le film…

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