Les maisons vides

Le roman s’ouvre sur le personnage de Gabrielle, 13 ans, qui vient de perdre sa grand-mère. C’est un choc, dont le lecteur mesurera au fil des pages la profondeur. On la suit, jeune gymnaste qui aime maîtriser son corps, silencieuse et souriante mais manifestement minée par un lourd secret. Des cicatrices étranges ornent ses paumes et elle crache des araignées qu’elle seule voit (je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux nénuphars dans la poitrine de Chloé dans L’écume des jours)

En parallèle de cette évolution entre 13 et 16 ans, on apprend tout le passé du personnage. Gabrielle est née trois mois avant le terme : minuscule battante, elle a choisi de toutes ses forces de vivre, entre sa mère Suzanne, dépassée par l’arrivée de ce bébé, son père Peyo et le reste de la famille, dont la Maria, cette grand-mère colérique et haute en couleurs.

De temps en temps, se glisse un chapitre où il est question de deux clowns, Flip et Gino, qui sont là pour faire sourire et rire les enfants malades à l’hôpital. Quel est le lien avec l’histoire de Gabrielle ? Et qui est ce mystérieux narrateur qui nous raconte toute son histoire avec une immense tendresse en l’appelant « ma Gabrielle » ?

Gros coup de cœur pour ce premier roman sensible, étrange et poétique, superbement construit autour d’un personnage à la fois agaçant et extrêmement émouvant. C’est grâce au billet de LireetVous que j’ai découvert cette lecture.

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3 commentaires pour Les maisons vides

  1. Il me dit encore plus maintenant que j’ai lu ton billet !

  2. Il m’intéresse énormément…. 😉

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