Les roses fauves

Quel plaisir de retrouver l’écriture de Carole Martinez, dont j’avais tant aimé Le cœur cousu et Du domaine des Murmures ! Avec ces Roses fauves, elle renoue avec le titre de son premier roman car les cœurs cousus sont au centre de cette histoire…

La narratrice ressemble comme deux gouttes d’eau à Carole Martinez elle-même… Autrice en panne d’inspiration, elle part en Haute-Bretagne dans l’intention d’écrire sur Barbe-bleue, mais elle découvre par hasard une carte postale ancienne d’une femme boiteuse au village de Trébuailles. C’est là qu’elle se rend et le roman est l’histoire de sa rencontre, au bureau de poste, avec Lola Cam.

Voilà ce que l’autrice écrit sur la 4e de couverture : « Peu après la sortie de mon premier roman, Le cœur cousu, une lectrice m’a raconté une coutume espagnole dont j’ignorais l’existence : dans la sierra andalouse où étaient nées ses aïeules, quand une femme sentait la mort venir, elle brodait un coussin en forme de cœur qu’elle bourrait de bouts de papier sur lesquels étaient écrits ses secrets. À sa mort, sa fille aînée en héritait avec l’interdiction absolue de l’ouvrir. J’ai métamorphosé cette lectrice en personnage. Lola vit seule au-dessus du bureau de poste où elle travaille, elle se dit comblée par son jardin. Dans son portefeuille, on ne trouve que des photos de ses fleurs et, dans sa chambre, trône une armoire de noces pleine des cœurs en tissu des femmes de sa lignée espagnole. Lola se demande si elle est faite de l’histoire familiale que ces cœurs interdits contiennent et dont elle ne sait rien. Sommes-nous écrits par ceux qui nous ont précédés ? Il faudrait déchirer ces cœurs pour le savoir…« 

Se mêlent alors les réflexions de la narratrice, l’histoire de Lola et celle de ses aïeules qu’elles découvriront en ouvrant les fameux cœurs. Carole Martinez est vraiment une conteuse hors pair, il faut accepter de passer d’une histoire à une autre, de se laisser happer par le merveilleux, la poésie, la sensualité débordante. J’ai vraiment beaucoup aimé et en plus… je coche la dernière case, « couleur » et termine ainsi ma ligne pour le Challenge Petit Bac 2022 d’Enna !

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5 commentaires pour Les roses fauves

  1. Une Comète dit :

    Elle est follement sympathique et abordable Carole Martinez, j’ai eu la chance de la rencontrer et de lui parler une fois. J’adhère moyen à ce qu’elle écrit, le réalisme magique c’est pas trop mon truc. Le « cœur cousu » m’avait ennuyée…

  2. keisha41 dit :

    Hélas je ne suis pas vraiment attirée par ces histoires là… Un peu comme Une comète, finalement.

  3. kathel dit :

    C’est le seul Carole Martinez que je n’ai pas lu, deux ou trois avis mitigés m’avaient dissuadée. Pourtant j’avais adoré Le coeur cousu et beaucoup aimé les deux suivants.

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