La maison dans laquelle

Quel étrange destin que celui de ce roman, qui a commencé à germer dans la tête de Mariam Petrosyan, née en Arménie, qu’elle a passé 10 ans à écrire, qui a attendu plusieurs années un éditeur, qui est devenu un best-seller, seul et unique livre de cette auteure !

Ces 960 pages sont impossibles à résumer, si on essaye ça donne quelque chose comme ça : le quotidien d’enfants aux handicaps divers, dans une sorte d’institution, d’internat pour enfants et adolescents un peu spéciaux, de leur arrivée jusqu’à leur sortie, à 18 ans. Je vous avais prévenus, dit ainsi c’est plat et ça ne fait pas très envie et pourtant…

Les premières pages plongent le lecteur dans un univers extrêmement particulier, à la fois inquiétant et attachant, qui fait penser, en vrac, à Lewis Caroll (assumé – de nombreux chapitres ont une phrase de cet auteur en exergue), Tim Burton, le romantisme noir, l’esthétique gothique, Edgar Poe, Harry Potter, et bien d’autres. On ne comprend que peu à peu quelle est cette « Maison » car on n’accède qu’à la vision des personnages, on est donc plongé dans leur vie, leur quotidien étrange et chaotique qui ne fait sens qu’au fur et à mesure. Pas de personnage principal mais des bandes, parfois rivales, aux noms bizarres : les Faisans, les Oiseaux, les Chiens, les Rats. Tous les enfants et adolescents reçoivent un surnom, Fumeur, Sphinx, Tabaqui, Lord ou Sirène, perdant ainsi dans une sorte de rituel leur prénom de « l’Extérieur », entrant pour des années dans cette Maison, qui conserve tout au long du roman une part de mystère (présent dans ce titre incomplet), à la fois prison et cocon. « La Maison appartenait aux grands. C’était la leur. Leurs éducateurs y venaient pour maintenir un semblant d’ordre ; les professeurs pour que les grands ne s’ennuient pas, et le directeur pour que les professeurs ne s’ennuient pas. » On ne saura jamais ce qui se passe vraiment car chaque personnage projette sur ce lieu son propre univers, et, comme certains sont bien dérangés, ses propres angoisses ou sa folie. Le lecteur est plus ou moins dans la peau de Fumeur, nouvel arrivant dans un des groupes de la Maison, dont nous suivons les incompréhensions (certaines seront levées, d’autres pas).

« Les jours avaient passé comme les cordes d’un violon, chacune plus tendue et plus sonore que la précédente. J’avais l’impression d’avoir les fesses sur l’une d’entre elles, rigide comme pas possible, prête à casser. Si jamais ça arrivait, je serais catapulté loin, très loin, beaucoup plus loin que je ne pouvais l’imaginer, même si, d’un autre côté, je ne bougerais pas d’un pouce. »

C’est un livre à l’architecture prodigieusement complexe, d’une incroyable richesse, un livre labyrinthe, un livre-mondes dit Pr Platypus (dont je vous recommande très vivement la critique, détaillée et approfondie), aux multiples interprétations et remarquablement traduit !

Ce livre au titre improbable et énigmatique est une pépite !… et un sacré pavé pour lequel j’aurai mérité in extremis (on avait jusqu’au 30 septembre !) de faire partie du challenge de Brizé !!

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Cake chocolat / citron confit

Hello les amis, je vous recommande vivement ce cake au goût qui change, trouvé (oui, encore !) chez Edda. Et puis ça fait un peu américain non ? Il suffit de l’appeler « chocolat cake » et c’est bon ?!

Autres recettes : Syl Estellecalim Nathalie

Ingrédients :

  • 180 g de farine
  • 160 g de beurre fondu + un peu de beurre mou pour le moule
  • 130 g de sucre en poudre
  • 100 g de citron confit sucré coupé en dés
  • 80 g de chocolat noir
  • 70 g de poudre d’amandes mélangée à 70 g de sucre glace
  • 50 g de cacao en poudre
  • 15 cl de lait
  • 4 oeufs entiers
  • 4 g de levure chimique

Préparation :

Préchauffer le four à 190°C (chaleur tournante). Beurrer et fariner un moule à cake.

Dans un grand saladier ou le bol d’un robot, mettre la poudre d’amandes avec le sucre glace, ajouter le sucre et mélanger. Incorporer les oeufs un à la fois puis le beurre fondu et le lait.

Tamiser la farine avec la levure et le cacao et l’incorporer à la pâte. Incorporer ensuite délicatement le citron confit et le chocolat en soulevant la préparation à l’aide d’une maryse.

Verser le tout dans le moule et enfourner au milieu ou plutôt dans le bas du four.

Baisser tout de suite la température à 170°C. Après 10 minutes, avec un couteau trempé dans du beurre fondu, former une fente au centre du cake (cela lui permettra de lever ensuite).

Laisser cuire encore 40 minutes environ à 150°C jusqu’à ce que le cake soit cuit : en enfilant un cure-dent ou la lame d’un couteau doit ressortir presque sèche (mais pas complètement sachant qu’il y a du chocolat fondu dedans).

Sortir du four, laisser légèrement tiédir puis démouler délicatement sur une grille. Servir encore un peu tiède !

 

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Bagels

Les bagels vus chez Hilde (avec la recette précise), puis Syl dimanche dernier avaient décidément l’air trop bons… et comme c’est le mois américain, je me suis décidée.

J’ai tout fait comme sur la recette de Hilde mais… ils n’ont pas levé !! Du coup, ils étaient un peu secs et décevants… Hilde, Syl, quelle levure avez-vous prise ? J’ai mis de la levure Alsa j’aurais peut-être dû utiliser de la levure pour pizza, en bloc…  Une fois cuits, je les ai tartinés d’un mélange fromage blanc, fromage frais, sel, poivre et persil, puis ai ajouté des restes de poulet.

L’homme de la maison a aimé, cela dit ! Il faudra que je réessaie !

Une salade Caesar chez Syl – Banana bread au chocolat chez Béa – Coleslaw chez Hilde

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Que faisions-nous le 9/9 à 9h09 ?

Ce matin-là, premier samedi de la rentrée, je surveillais un devoir tout en corrigeant mes premières copies… passionnant isn’t it ? Allez voir chez Enna (dont le blog est tout nouveau tout beau d’ailleurs !) : les autres ont eu des activités plus sympathiques 🙂

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Les temps sauvages

Patrick Manoukian, sous le pseudonyme de Ian Manook (ce que j’ai appris après avoir lu le polar, je croyais qu’il était étranger du coup !!), a écrit deux romans policiers qui se déroulent en Mongolie et parce qu’une amie me l’a transmis sur ma liseuse j’ai lu le second, dommage car c’est apparemment vraiment la suite du premier intitulé Yeruldelgger.

Yeruldelgger, au nom improbable, est un flic vivant en Mongolie et qui est pris dans une affaire très louche impliquant un trafic d’enfants, suite à l’assassinat d’une de ses amies prostituée et la disparition de son fils adoptif. En parallèle, l’inspectrice Oyun a découvert le cadavre d’un Yack, sous lequel git un cheval dans le même état et ce qui reste de son cavalier. L’intrigue est un véritable sac de nœuds, un peu trop pour moi qui ai eu vraiment du mal à comprendre ce qui se passait. Est intéressante la présentation de la Mongolie, ses liens pas toujours clairs avec le reste du monde et les pays voisins, ses traditions et son climat très rude.

 

 

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Aubergines farcies

Délicieuses ces aubergines farcies en cette fin d’été !! Inspirées encore une fois largement de chez Edda.

Et chez les copines, qu’y a-t-il de bon ?? Des bagels chez Syl, des muffins chez Asphodèle, flan courgette chez L’Irrégulière, coffe cake chez Hilde et cobbler pommes-myrtilles chez Enna, fraîchement rentrée des Etats-Unis !

Ingrédients (pour 4) :

  • 2 ou grosses aubergines
  • 350 g de viande hachée
  • 50 g de parmesan
  • basilic, menthe et persil
  • 3 tranches de jambon cru
  • 1/2 poivron
  • 1 oignon rouge moyen
  • 1 petit oeuf entier
  • 1 càc d’herbes de Provence
  • quelques petites tomates coupées en deux pour servir
  • huile d’olive vierge extra
  • sel et poivre

Préparation :

Laver et couper en deux les aubergines dans le sens de la longueur. À l’aide d’un couteau faites des incisions dans la chair pour créer un grillage.

Poser les aubergines dans un moule ou sur une plaque de cuisson. Saler, verser un peu d’huile et enfourner pendant 25 minutes environ. La chair doit devenir fondante et se détacher facilement. La retirer à l’aide d’un cuillère et la couper en morceaux. Garder de côté les barquettes d’aubergines vides.

Éplucher et émincer l’oignon. Le mettre dans une casserole avec 3 cuillères à soupe d’huile. Le faire revenir quelques minutes le temps qu’il colore à peine. Ajouter le jambon ciselé avec des ciseaux ainsi que les poivrons et faire sauter 2 à 3 minutes.

Ajouter le viande, la faire cuire 3 minutes en mélangeant puis ajouter les aubergines et laisser cuire encore une minute.

Dans un saladier, mettre les herbes. Ajouter le mélange précédent, saler, poivrer et mélanger pour obtenir un ensemble homogène. Ajouter le parmesan puis incorporer l’œuf et mélanger à nouveau.

Garnir les barquettes d’aubergine et enfourner à 180°C pendant 30 minutes environ. Servir chaud ou tiède avec des tomates fraîches.

Et c’est MIAM !!

Et ce dimanche, je vous propose un dessert en plus, un tout simple si vous avez la chance d’avoir des mirabelles : des ronds de pâte feuilletée découpées au verre, 2 mirabelles coupées en deux, un peu de sucre… et voilà !!

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La tresse

Quel beau petit roman ! Trois femmes, trois destins, liés comme les trois brins d’une tresse et ce sont bien les cheveux qui relient les vies de Smita, une « intouchable » menant une vie de misère en Inde, Giulia, jeune femme pleine d’énergie et de vitalité en Sicile refusant la fatalité de la fermeture de l’atelier de fabrication de perruques de son père, et Sarah, au Canada, avocate brillante et sûre d’elle et dont la vie s’écroule le jour où elle découvre son cancer.

Les chapitres alternent les histoires de ces trois femmes très différentes : toutes les trois doivent faire face à des difficultés plus ou moins importantes et le font avec courage, détermination et intelligence. L’écriture est simple, fluide, lumineuse et sobre. J’ai beaucoup aimé !

L’avis de Brizé, plus mitigé.

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