Pesto maison

C’est le mois américain et chez Syl, on mange version USA ! (des recettes aussi chez Enna et Isabelle – muffins et cookies au rendez-vous)

Mais la rentrée a été un peu rude chez moi donc je reviens sur un plat d’été avec cette recette italienne de pesto maison que j’ai testé – et approuvé ! – avec mon robot.

Ingrédients :

  • environ 35 g de feuilles de basilic
  • 50 g de parmesan
  • 60 g de pignons de pin
  • 1 gousse d’ail
  • 20 g d’huile d’olive
  • sel, poivre

Préparation :

Mixer les feuilles de basilic et l’ail, rajouter le parmesan (ça doit être encore meilleur si on prend du parmesan en bloc et qu’on le mixe aussi) puis les pignons et l’huile. Quelques tomates cerise du jardin, un peu de parmesan râpé dessus, et voilà, c’est délicieux !!

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Projet 52 (26)

Même si je saute quelques thèmes, j’ai envie de continuer à suivre ce projet de loin en loin. L’un des derniers thèmes était : « eux ». Comme j’avais mes deux enfants à la maison, j’en ai profité !! Ci-joint deux photos pour le prix d’une, à la rivière…

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Aubergines farcies

Pour la reprise des rendez-vous gourmands, voici une recette faite plusieurs fois dans l’été, en version aubergine et en version courgette !

Chez Syl, des recettes à dominante plutôt USA.

Très bonne rentrée à tous !

Ingrédients :

  • une grosse aubergine ou deux plus petites
  • de la viande hachée (env. 300 g)
  • un oignon
  • de l’ail
  • du bouillon de boeuf
  • une ou 2 cuillères à soupe de concentré de tomates
  • quelques raisins secs
  • sel, poivre, herbes
  • fromage râpé

Préparation :

Mettre les aubergines coupées en deux durant 40 mn au four à 180°. Les retirer et les évider (c’est du coup très simple !). L’aubergine du marché était énorme, c’est ça d’ailleurs qui m’a donné envie de la faire farcie !

Pendant qu’elles sont dans le four, faire revenir l’oignon et l’ail, ajouter la viande hachée et faire bien dorer. Ajouter le cube de bouillon dans un peu d’eau et le concentré de tomates et laisser mijoter.

Ajouter la chair des aubergines, le sel, le poivre, des herbes et laisser encore mijoter quelques minutes. Remplir les aubergines et recouvrir de fromage (j’ai mis des restes de fromage)

Remettre au four pour 30 à 40 mn.

C’était absolument délicieux, très goûteux, parfait pour l’été !

En version courgette ci-dessous et avec des choses différentes dans la farce (tomates, olives, parmesan et d’autres éléments que j’ai oubliés !), c’est ce que j’avais préparé pour le repas avec Mind the Gap et c’est une courgette énorme du jardin ! Ci-dessous le plat, depuis le jardin jusque dans l’assiette…

 

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La promesse de l’aube

Dans la série des livres autour des mères, je n’avais jamais lu non plus ce roman de Romain Gary, que j’ai vraiment beaucoup aimé. Comme dans Le livre de ma mère, l’unique centre d’intérêt de la mère de Romain Gary (qui s’appelle alors Roman Kacew) c’est bien son fils… Selon elle, il sera Victor Hugo, Gabriele d’Annunzio ou tout autre génie de la littérature mais aussi consul de France. Il est censé la protéger et la sauver de la misère qui est la sienne, jeune femme seule avec son fils dans les années 20 puis 30, en Pologne puis en France, ce pays fantasmé… Or oui, Romain Gary n’aura de cesse de réaliser les projets fous de sa mère… mais à quel prix ?

Dans une écriture magnifique et avec énormément d’humour et d’autodérision, il dépeint cet amour démesuré, émouvant et monstrueux, qui ne l’a pas forcément aidé à être heureux dans la vie mais en a fait un sacré écrivain ! J’ai adoré le récit de son enfance et son adolescence plein d’anecdotes savoureuses, j’ai été moins captivée par celui de son engagement durant la guerre de 39-45.

« Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois, qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plu que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. »

« Instinctivement, sans influence littéraire apparente, je découvris l’humour, cette façon habile et entièrement satisfaisante de désamorcer le réel au moment même où il va vous tomber dessus. L’humour a été pour moi, tout le long du chemin, un fraternel compagnonnage, je lui dois mes seuls instants véritables de triomphe sur l’adversité. Personne n’est jamais parvenu à m’arracher cette arme, et je la retourne d’autant plus volontiers contre moi-même qu’a travers le « je » et le « moi » c’est à notre condition profonde que j’en ai. L’humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l’homme sur ce qui lui arrive. »

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Mind the Gap : le vrai !!

Mind the Gap, vous connaissez ? Celui qui a un « blog non littéraire qui parle parfois de livre mais pas que » ? Celui qui met en scène ses commentatrices préférées dans des tenues rigolotes ?

Et bien il existe pour de vrai, et il est même venu jusque chez moi, accompagné de sa femme surnommée « la Douce » sur FB et le blog (à gauche sur la photo). Nous avons discuté autour d’un bon repas sous le tilleul du jardin (ce sera l’objet du premier billet de la reprise des rencontres gourmandes du dimanche), de littérature (mais pas que…) et de nos vies respectives. Voilà le 3e blogueur que je rencontre dans la vraie vie après Touloulou à Paris, Liliba (qui ne blogue plus) à Lille, et Asphodèle (que j’ai eu longuement au téléphone et avec qui j’ai fait un swap terrible !) et j’espère vraiment que j’aurai l’occasion de faire d’autres rencontres ici ou ailleurs en France !

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Le livre de ma mère

Je vais travailler avec mes élèves sur le lien à la mère et son impact en littérature… vaste sujet n’est-ce pas ? Dans ce cadre, ils rencontreront Sophie Carquain, qui a écrit Manger dans ta main et surtout Trois filles et leurs mères la biographie romancée de Duras, Colette et Beauvoir. Du coup, j’essaie de lire pas mal de bouquins sur ce thème ; celui de Cohen était incontournable et je ne l’avais jamais lu.

Tout le long de ma lecture, j’étais partagée entre admiration et agacement : admiration et attendrissement face à l’amour inconditionnel de cette mère juive qui ne vit qu’à travers son fils et agacement face à la manière dont ce fils parle de sa mère, avec une adoration qui en devient presque gênante… Par exemple le passage suivant m’a mise mal à l’aise : « Toutes les autres femmes ont leur cher petit moi autonome, leur vie, leur soif de bonheur personnel, leur sommeil qu’elles protègent et gare à qui y touche. Ma mère n’avait pas de moi, mais un fils. Peu lui importait de ne pas dormir ou d’être lasse si j’avais besoin d’elle. Que me reste-t-il à aimer maintenant, de ce même amour sûr de n’être jamais déçu? Un stylo, un briquet, ma chatte. » Sa mère morte, l’auteur croule sous le poids de la culpabilité de ne pas avoir mieux aimé sa mère et dénigre les femmes vers lesquelles il courait au lieu d’accueillir sa mère, voilà aussi qui m’a énervée : la place d’un jeune adulte est bien auprès des personnes de son âge, pas de ses parents ! Il va jusqu’à fantasmer et rêver (c’est magnifique et monstrueux à la fois…) : « Tout éveillé, je rêve et je me raconte comment ce serait si elle était en vie. Je vivrais avec elle, petitement, dans la solitude. Une petite maison, au bord de la mer, loin des hommes. Nous deux, elle et moi, une petite maison un peu tordue, et personne d’autre » et il s’imagine lui-même en petite vieille, près de sa mère dans un quotidien sublime…

L’écriture est magnifique, riche, luxueuse presque, fluide, n’hésitant à amplifier le lyrisme au risque du ridicule.

« Elle restait là, assise et toute amour familial, à leur énumérer déjà en pensée tout ce qu’elle avait cuisiné et lavé et rangé. De temps à autre, elle allait à la cuisine faire, de ses petites mains où brillait une auguste alliance, d’inutiles et gracieux tapotements artistes avec la cuiller de bois sur les boulettes de viande qui mijotaient dans le coulis grenat des tomates. Ses petites mains potelées et de peau si fine, dont je la complimentais avec un peu d’hypocrisie et beaucoup d’amour, car son naïf contentement me ravissait. Elle était si adroite pour la cuisine, si maladroite pour tout le reste. Mais dans sa cuisine, où elle gardait son pimpant de vieille dame, quel fameux capitaine résolu elle était. Naïfs tapotements de ma mère en sa cuisine, tapotements de la cuiller sur les boulettes, ô rites, sages tapotements tendres et mignons, absurdes et inefficaces, si aimants et satisfaits, et qui disiez son âme rassérénée de voir que tout allait bien, que les boulettes étaient parfaites et seraient approuvées par ses deux difficiles, ô très avisés et nigauds tapotements à jamais disparus, tapotements de ma mère qui toute seule imperceptiblement souriait en sa cuisine, grâce gauche et majestueuse, majesté de ma mère. »

Dans le challenge Petit Bac 2018, ce livre entre dans la catégorie « objet »

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Projet 52 (24 et 25)

Les deux derniers thèmes sont « jouer » et « à mes pieds« . Pour le premier un top word dans les Pyrénées en camping avec mon compagnon, sous la tente, et le second, mon grand fils et moi à Paris pour son emménagement !

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