Tiramisu au citron et limoncello

Bon OK, je ne suis pas du tout dans le mois anglais et pourtant j’adore et Syl m’a offert un super bouquin (recettes testées ici pour être dans le thème : shortbreds millionaires et chelsea buns !) mais j’avais un pot de mascarpone + des citrons à utiliser absolument. Et mon nouveau blog chouchou m’a tenté avec cette recette qui s’est révélée une TUERIE !!!

Qu’y a-t-il chez les copines ? Béa n’a pas fait plus anglais que moi… Mais Hilde a cuisiné du porridge, Enna des sausage rolls et Syl a testé ma recette de muffins aux cerises.

Ingrédients :

  • 250 g de mascarpone
  • 80 g de sucre + 1 c à s
  • 3 gros œufs entiers extra frais (de moins d’une semaine) et de ferme si possible, blancs séparés des jaunes
  • le jus et le zeste de deux citrons
  • 6 c à s de limoncello
  • biscuits à la cuillère

Préparation :

1. Préparer 6 verrines. Préparer le sirop d’imbibage (pour 12 biscuits, autrement augmenter un peu) : dans une assiette creuse, mélanger 4 càs de limoncello avec 6 à 8 càs d’eau et 1 càs de sucre. [Le limoncello, je l’ai acheté sur internet grâce aux bons conseils d’Asphodèle !]

2. Préparer la crème pour le tiramisu. Fouetter les blancs en neige ferme avec la moitié du sucre (40 g) jusqu’à ce qu’ils deviennent brillants et tiennent sur le fouet. À part, fouetter les jaunes d’œufs avec le zeste des citron et le reste de sucre jusqu’à ce qu’ils deviennent plus clairs et crémeux. Ajouter, en mélangeant délicatement, le jus de citron et le reste de limoncello (2 càs).

3. Incorporer délicatement en soulevant la préparation le mascarpone en 4 fois de manière à ne pas créer de grumeaux et que la crème reste homogène et gonflée. Incorporer ensuite, par mouvements circulaires du bas vers le haut, les blancs d’oeufs en trois fois, toujours pour garder l’air incorporé. [J’ai mélangé un peu plus « à l’arrache » !]

4. Imbiber rapidement 6 biscuits à la cuillère. En placer 1 et demi par personne sur la fond des verrines puis verser un peu de crème (un peu plus que la moitié), ajouter encore les 6 biscuits imbibés restants et coupés en deux et le reste de crème. Si on préfère plus de structure, utiliser 4 biscuits par personne (donc 16 en tout).

5. Couvrir les verrines de film alimentaire et les faire reposer au frais au moins 3 heures avant de servir avec une tranche de citron frais [Moi j’ai mis trois fraises pour décorer et des perles de jus de citron, achetées au même endroit que le limoncello]

Publié dans Mes gourmandises | Tagué , , | 12 commentaires

Un café maison

Ne cherchez pas la coupable, le lecteur la connaît dès le premier chapitre : Ayané Maschiba a tué son mari, après qu’il lui a annoncé qu’il la quittait pour une autre femme et parce qu’elle n’était pas enceinte au bout d’un an, alors qu’il lui avait imposé ce drôle de contrat : le divorce au bout d’un an s’il n’y avait pas d’enfants…

Mais pour la police c’est une autre paire de manches ! Même s’il ne fait pas de doute que Yoshitaka est mort empoisonné en buvant une tasse de café, les enquêteurs ne soupçonnent pas Ayané, qui était au moment du meurtre en voyage chez ses parents… Alors, comment a-t-elle fait ? Les policiers pataugent, surtout que l’inspecteur Kusagani semble bien troublé par la belle Ayané… C’est le physicien Yukawa qui, par sa logique et son ouverture d’esprit, trouvera la solution, comme il l’avait déjà fait dans d’autres enquêtes que j’avais déjà beaucoup appréciées, L’équation de plein été, ou le dévouement du suspect X. Dans ce roman, pas de violence ni d’action mais une enquête tout en subtilité, où il est question de vengeance, de trahison, d’amour déçu, de douleur et… de café bien sûr 🙂

Publié dans littérature étrangère, romans policiers | Tagué , , , , | 5 commentaires

Article 353 du code pénal

Grâce à Babelio, j’ai reçu ce roman de Tanguy Viel en version Audio Lib, lu par l’acteur Feodor Atkine. J’ai profité d’un aller-retour en voiture chez ma mère qui m’a permis d’écouter le 4h du livre en peu de temps et… whaouh. Quel roman extraordinaire ! Et je dois dire que la lecture par cet acteur apporte très certainement un gros plus car on ressent chaque phrase de manière plus intense, on savoure encore davantage le style à la fois oral et très littéraire, subtil et profond de l’auteur.

L’histoire commence par un meurtre, celui d’Antoine Lazenec par Martial Kermeur, sur un bateau de pêche dans la rade de Brest. Ce dernier se retrouve dès le chapitre 2 face à un jeune juge et les 19 autres chapitres se déroulent dans ce bureau, Kermeur déroulant son récit au juge, alternant les retours en arrière et les réflexions au présent. Le juge, c’est un peu nous aussi, c’est aussi la figure de la justice que Kermeur interroge, après toutes les injustices subies à cause de Lazenec, promoteur immobilier véreux, venu dans le village faire miroiter habilement aux gens, surtout à ceux qui avaient été licenciés et avaient reçu leur prime de licenciement, un deux pièces avec vue sur la mer… Il allait détruire le « château », cette vieille bâtisse sur un terrain au réel « potentiel », et construire un immense complexe ! Sauf que 6 ans plus tard, la bâtisse a bien été détruite mais… rien n’a été construit à la place…

Kermeur raconte, de manière poignante, la manipulation habile de celui qui sait manier le langage, le manque d’humanité, la honte de ceux qui se sont fait avoir, les conséquences parfois terribles de ceux qui ont tout perdu.

Au dernier chapitre, on aura le texte intégral de cet article 353 du code pénal : belle fin j’ai trouvé d’ailleurs, pleine d’humanité après un récit plutôt glaçant et terrible.

L’inconvénient du livre audio : ne pas pouvoir recopier de passage !!

Trois articles très intéressants et complets (avec de longs extraits qui donnent une bonne idée du style de l’auteur) sur le blog de Horizon des mots et chez Pr Platypus et Keisha !

Un extrait pris dans l’article (très intéressant lui aussi !) de Telerama : « Toute cette histoire, a repris le juge, c’est d’abord la vôtre. Oui. Bien sûr. La mienne. Mais alors laissez-moi la raconter comme je veux, qu’elle soit comme une rivière sauvage qui sort quelquefois de son lit, parce que je n’ai pas comme vous l’attirail du savoir ni des lois, et parce qu’en la racontant à ma manière, je ne sais pas, ça me fait quelque chose de doux au cœur, comme si je flottais ou quelque chose comme ça, peut-être comme si rien n’était jamais arrivé ou même, ou surtout, comme si là, tant que je parle, tant que je n’ai pas fini de parler, alors oui, voilà, ici même devant vous il ne peut rien m’arriver, comme si pour la première fois je suspendais la cascade de catastrophes qui a l’air de m’être tombée dessus sans relâche, comme des dominos que j’aurais installés moi-même patiemment pendant des années, et qui s’affaisseraient les uns sur les autres sans crier gare. »

Publié dans littérature française | Tagué , , , , , , | 11 commentaires

Muffins aux cerises

Je ne sais pas si ce dessert est espagnol mais il est délicieux (fait trois fois de suite c’est pour dire !!) et si vous avez des cerises qui traînent dans la cuisine et menacent de pourrir… c’est le moment !! Il est bien court le temps des cerises, paraît-il…

Qu’y a-t-il de bon chez les copines aujourd’hui ?? Une salade délicieuse chez Estellecalim mais… c’est à peu près tout ! Tout le monde était en vadrouille ou quoi?!

Ingrédients :

– 250 g de cerises
– 100 g de sucre
– 100 g de farine
– 80 g de beurre
– 80 g de poudre d’amandes
– 2 oeufs
– 1 cuillère à café rase de levure chimique
– sucre glace
– 1,5 cl de kirsch ou de rhum
– une petite pincée de sel

Préparation :

Préchauffez le four à 180°C.
Dans un saladier, travaillez le beurre en pommade au fouet électrique ou à la spatule. Ajoutez le sucre et la poudre d’amandes, puis incorporez soigneusement, dans cet ordre : les jaunes d’œufs, la farine, la levure et le sel. Parfumez avec l’alcool choisi. Ajoutez les blancs montés en neige.


Mélangez délicatement les cerises dénoyautées à la pâte pour les préserver entières et versez dans des moules à muffins.

Enfournez pour environ 25 mn.

Super recette trouvée sur marmiton et adaptée légèrement, les muffins sont goûteux, pas secs du tout. J’en ai fait trois fournées de 12 en 3 jours et tout est parti !!

 

Publié dans Mes gourmandises | Tagué , , | 5 commentaires

Le jardin arc-en-ciel

J’ai passé un moment délicieux à lire ce feel-good roman (c’est comme ça qu’on dit ?) allongée dans une chaise longue, sous mon tilleul, par ce temps radieux… alors ce n’est pas un grand roman, mais c’est une lecture qui fait du bien et qui redonne confiance en l’humanité, ce qui après la lecture du sombre Victor del Arbol, était nécessaire !

Chiyoko a 19 ans et veut mourir… mais un petit garçon, Sosuke, prend sa main, sans trop savoir pourquoi, et la mère de Sosuke, Izumi, invite Chiyoko chez elle. C’est le début d’une histoire d’amour très puissante entre Izumi, 35 ans, fraîchement divorcée et au bord de la dépression, et Chiyoko surnommée O-Choko. Tous les trois quittent la ville pour atterrir dans un village près des rizières où ils s’installent à la hâte dans une maison plus ou moins délabrée. Le premier acte dans cette maison : y faire flotter un drapeau arc-en-ciel, symbole de l’homosexualité mais aussi de l’ouverture à toutes les différences…

La famille Takashima, comme Izumi et O-Choko se rebaptise, composée de 3 et bientôt de 4 membres avec le bébé d’O-Choko, est vraiment attachante. On suit les pensées des différents personnages et leur évolution, la difficulté pour s’installer dans ce village, pour se faire accepter, la transformation de leur maison en maison d’hôtes qui sera ouverte à tous… La constitution de la famille Takashima : « Ne jamais se mentir à soi-même. Rire à gorge déployée une fois par jour. Fêter nos joies et pleurer nos chagrins ensemble. Ne surtout pas se forcer. Quand ça va mal, hisser le drapeau blanc sans hésiter. Rien que des choses évidentes, mais toutes essentielles. »

De l’auteur du Restaurant de l’amour retrouvé, que j’avais beaucoup aimé.

Publié dans littérature étrangère | Tagué , , , , | 6 commentaires

Ma mère du Nord

Un joli bouquin vite lu mais apprécié sur la mère de Jean-Louis Fournier (après avoir écrit sur son père, sa sœur, sa femme et ses enfants !!), tonalité douce-amère, grave-humoristique, comme celui que j’ai lu sur ses fils handicapés, Où on va, papa ?

« Je pense à ma mère, à ses longues soirées d’hiver, à ses longues années de solitude. Dans le tourbillon de la jeunesse, on ne sait pas que ça existe, on comprend plus tard. Maintenant, je sais ce que veut dire le mot solitude. J’ai de plus en plus besoin de mon chat. » C’est tendrement qu’il raconte la jeunesse de sa mère, sa rencontre à 20 ans, avec le père de l’auteur et son calvaire à vivre aux côtés d’un alcoolique impénitent qui la laissera veuve à 38 ans, son insatiable curiosité, sa naïveté, sa pudeur et sa froideur aussi. Un joli hommage à sa mère.

Publié dans littérature française | Tagué , | Laisser un commentaire

La tristesse du samouraï

Je ne voulais pas finir le mois de mai sans avoir publié au moins un billet pour le mois espagnol de chez Sharon ! J’ai donc lu La tristesse du samouraï (j’avais adoré Toutes les vagues de l’océan l’an dernier, du même auteur). On retrouve une intrigue bien construite basée sur une chronologie un peu complexe et des retours en arrières fréquents ; on retrouve l’impact de la grande Histoire sur les histoires singulières et une vision assez noire de la psyché humaine… Mais celui-ci est peut-être encore plus noir… pas vraiment d’échappées sur une part de bonté ou de joie, ou très peu, et même si j’ai à nouveau beaucoup aimé cette histoire de Victor Del Arbol, j’ai trouvé que c’était vraiment déprimant…

Il est très difficile de résumer l’intrigue tant les fils s’entremêlent habilement… disons qu’il est question de trahison, de recherche du pouvoir (« les hommes mouraient, tuaient, trahissaient des idéaux, embarquaient un peuple entier dans des guerres fratricides, et elle ne comprenait pas pourquoi. Pour le pouvoir, tel est le seul mobile qui mobilise les hommes, le pouvoir, lui avait dit son père un jour. Mais le pouvoir était une chose absurde, abstraite, minuscule et inutile. Il suffisait d’entrer en salle d’opération pour comprendre que les aspirations humaines étaient dérisoires« ), de blessures d’enfance, de la guerre (le roman se déroule entre 1941 et 1981) et du franquisme, des conséquences tragiques du secret familial, d’orgueil et de folie. Entre autres. Un katana japonais joue aussi un rôle central comme un fil rouge (sans mauvais jeu de mots), « la tristesse du samouraï étant le nom de ce sabre).

Publié dans littérature étrangère, romans policiers | Tagué , , , , , | 3 commentaires