Projet 52 (6)

6e semaine de l’année, déjà… finalement j’aime beaucoup cette idée de poster une photo par semaine sur un thème ; j’y réfléchis pendant quelques jours, je cherche…

« Sur le chemin » on peut le prendre de tellement de façons ! J’aurais pu faire « clic » sur le chemin du boulot ou de la maison, au retour, ou chercher ce qui aurait représenté le chemin de la vie, sur lequel on marche tous, avec plus ou moins de bonheur… Mais finalement je suis retombée sur cette photo, que j’adore… mon fils de 3 ans (il en a 11 et demi aujourd’hui) et son grand-père sur un des chemins de l’Aveyron que j’affectionne.

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Le prince de Cochinchine

Voilà bien longtemps que je n’avais pas lu d’enquête de Nicolas Le Floch, depuis juillet 2016 exactement, avec L’inconnu du pont Notre-Dame. Je me suis donc plongée avec bonheur (d’autant plus que j’ai passé ce week-end pas mal d’heures à patienter à l’hôpital où j’étais pour ma maman… – elle va mieux depuis ! – que la lecture fait du bien dans ces cas-là !!) dans cette 14e enquête qui commence avec la naissance du petit-fils de notre commissaire, dans son fief de Bretagne. Mais pas de répit pour lui, il est attaqué sur la lande et ne doit sa survie qu’à son chien Pluton. Il retrouve son ami Pigneau de Behaine (personnage historique que Parot a pu « côtoyer » pour ainsi dire… je vous laisse lire l’avant-propos ! ») devenu évêque et revenu de Cochinchine avec le tout jeune prince Canh. L’avenir des relations diplomatiques entre la France et la Cochinchine est fragile et menacé entre autres par les membres d’une certaine Triade.

Ce n’est pas l’intrigue qui est le plus réussi dans ce roman mais la langue, toujours savoureuse, l’évolution des personnages, tant principaux que secondaires (quel plaisir de retrouver le franc parler de la servante Catherine par exemple) et le climat historique particulièrement bien rendu (on croise même Olympe de Gouges !). Parot montre bien la colère du peuple qui monte, les tensions qui s’exacerbent en cet automne 1787… ce qui me fait craindre d’autant plus pour la vie de Nicolas Le Floch, marquis de Ranreuil, la Révolution approche ! Marquera-t-elle la fin de la série ?

Et en plus (je fais très fort : 3 challenges d’un coup !), il entre dans la catégorie « lieu » du Petit Bac 2018

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Dans l’ombre et La femme de l’ombre

J’avais oublié de rédiger un billet lorsque j’ai lu, il y a quelques semaines, Dans l’ombre, de mon cher Arnaldur Indridasson et là je viens de finir la suite, La femme de l’ombre, alors je vais faire d’une pierre deux coups !

Les deux se situent au début de la seconde guerre. On est en Islande, en 1941, des soldats américains et britanniques sont présents sur l’île et bousculent les traditions et la vie un peu archaïque des Islandais. Par ailleurs, même si l’Islande est « neutre », il y a des liens avec l’Allemagne nazie, par des espions ou autre. C’est dans ce climat qu’un homme est retrouvé mort, la croix gammée tracée avec son sang sur le front… Deux jeunes hommes mènent l’enquête : Flovent, un Islandais et Thorson un Américain de parents, l’un Canadien et l’autre Islandais. L’intrigue est intéressante mais surtout parce qu’elle interroge toute cette période et les conséquences de l’installation des soldats étrangers sur le pays, en particulier par les relations qu’entretiennent ces soldats et les femmes du pays, avides d’une vie meilleure et des cadeaux que pourraient leur offrir ces hommes. Le duo est particulièrement intéressant car les deux hommes sont jeunes et peu expérimentés dans le métier (à la différence de mon chouchou, Erlendur, que je regrette, ceci dit…)

Le second se situe deux ans plus tard en 1943 et suit deux histoires à la fois, deux meurtres, celui d’un homosexuel à la sortie d’un bar et celui d’un homme retrouvé mort noyé. Grâce à un jeu de retours en arrière, les deux histoires vont se rejoindre dans ce contexte exposé ci-dessus.

Même si je continue à préférer les aventures d’Erlendur j’ai apprécié ces deux romans surtout pour le contexte historique et je lirai volontiers le troisième épisode de cette trilogie.

L’avis d’Aifelle.

Participation au Mois du Polar !

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Ör

Ör, précise l’auteur à la fin c’est « cicatrice », au singulier ou au pluriel, qui « s’applique au corps humain, mais aussi à un pays, ou un paysage, malmené par la construction d’un barrage ou par une guerre. »

J’ai retrouvé avec bonheur l’univers singulier de A.A. Olafsdottir, qui sait à merveille retranscrire l’étrangeté de la vie, je trouve, et j’ai encore préféré ce roman au précédent, L’embellie. Jonas Ebeneser, le personnage principal, est un peu le jeune paumé de Rosa Candida (mon préféré !) 30 ans plus tard.

Au début de l’histoire, Jonas, divorcé depuis 8 ans, une mère qui perd la mémoire en maison de retraite, une fille de 25 ans, Nymphéa, qu’il adore au point de s’être fait tatouer un nymphéa juste en-dessous du coeur, et dont il apprend qu’il n’est pas le père biologique, ne va pas très fort… Je ne dévoilerai rien en précisant qu’il projette de mettre fin à ses jours. Il demande un fusil à son voisin et ami Svanur, mais il ne sait pas tirer, hésite à se pendre en pensant que c’est Nymphéa qui risque de le trouver et du coup, il prend l’avion pour un pays récemment en guerre, dans le secret espoir qu’il se fera tirer dessus… Mais il prend quand même sa caisse à outils et sa perceuse, car c’est en quelque sorte sa caractéristique : « Je ne suis pas un homme qui démolit, plutôt du genre qui arrange et répare ce qui ne fonctionne pas. Si  on me demande pourquoi je fais tout ça, je réponds que c’est une femme qui me l’a demandé. »

Quand il arrive à l’Hotel Silence, il est quasiment le seul « touriste ». L’hôtel est tenu par Fifi et May, un frère et une soeur très éprouvés par la guerre. Evidemment la chambre est dans un sale état… et Jonas ne peut pas s’empêcher de sortir sa perceuse… même si le voisin (l’autre « touriste » – car lui aussi est venu avec une raison particulière) se moque : « Avec ta petite perceuse et ton rouleau de scotch ? Tu crois vraiment pouvoir recoller un monde en miettes ? » Ben oui, avec ses trois outils et son modeste savoir faire, Jonas va tenter de réparer ce qui peut l’être, les fenêtres, les portes mais aussi, peut-être, May, son petit garçon et… lui-même ?

Un roman magnifique, sobre, drôle, poétique, étonnant, parsemé de citations qui se glissent à travers les pages, comme celle d’Elizabeth Bishop (« Il n’est pas difficile de maîtriser l’art de perdre »), clin d’oeil à une précédente lecture… 🙂

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Projet 52 (5)

Déjà la 5e semaine… ça passe vite finalement 😉 Le thème c’est « douceur« . Je crois que ce sont mes deux chats qui l’illustrent le mieux. Bon, ils pourraient aussi parfaitement illustrer le thème « paresse », « flemmardise », « zen », « harmonie »… non ?! Les voilà tous les deux, Groucho (le noir et blanc) et le tout jeune, tout feu tout flamme mais aussi tout doux, Artemis 🙂

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Les loyautés

Le début du roman m’a littéralement scotchée tant c’est bien écrit et juste : « Les loyautés.
Ce sont des liens invisibles qui nous attachent aux autres – aux morts comme aux vivants -, ce sont des promesses que nous avons murmurées et dont nous ignorons l’écho, des fidélités silencieuses, ce sont des contrats passés le plus souvent avec nous-mêmes, des mots d’ordre admis sans les avoir entendus, des dettes que nous abritons dans les replis de nos mémoires.
Ce sont les lois de l’enfance qui sommeillent à l’intérieur de nos corps, les valeurs au nom desquelles nous nous tenons droits, les fondements qui nous permettent de résister, les principes illisibles qui nous rongent et nous enferment. Nos ailes et nos carcans.
Ce sont les tremplins sur lesquels nos forces se déploient et les tranchées dans lesquelles nous enterrons nos rêves. » – voilà, sous forme de prologue Delphine de Vigan annonce la couleur. Elle va interroger toutes les formes de loyautés, qui peuvent nous libérer ou nous enfermer…

Bon, soyons clairs, ces loyautés enferment plutôt, abîment, blessent, au point de se blesser ou de s’abîmer soi… C’est celle de Théo, 12 ans, envers son père hautement dépressif, celle de Hélène, la prof de Théo qui n’a pas su arrêter la violence de père lorsqu’elle était enfant, celle de Cécile envers son mari dont elle découvre pourtant la vraie nature haineuse et xénophobe… L’auteure frappe fort et juste et pointe avec précision les failles des uns et des autres.

Théo va mal, très mal et pour supporter il recherche l’ivresse que procure l’alcool. Avec son ami Matthis, il se cache sous l’escalier du collège et tous les deux boivent en cachette. Hélène, avec sa sensibilité exacerbée, perçoit toute la détresse de l’adolescent et va essayer (mais maladroitement) de l’aider…

C’est Béa qui a parfaitement résumé mon ressenti à la lecture de la fin : « Pour résumer, ce livre avait tout pour me plaire, jusqu’à la fin. J’ai cru à un bug de ma liseuse, qui n’aurait pas téléchargé le dernier chapitre. Eh bien pas du tout, ma liseuse fonctionne très bien. Ça se termine et et puis voilà ! Je ne parlerai même pas de fin ouverte, ni même ratée… mais de fin totalement inexistante ! Comme si Delphine de Vigan avait décidé d’aller faire un tour ou de manger des macarons au lieu d’écrire la fin de son histoire… et y avait par la suite renoncé. »

Merci à Mindounet pour m’avoir permis de découvrir ce roman 🙂

Avis chez Cathulu (qui trouve une explication très juste à la narration, en 1e personne chez les deux adultes, en 3e personne chez les deux enfants) –  Mind

Et il entre dans la catégorie « mot positif » du Petit Bac 2018 🙂

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Galettes de céréales

Que se passe-t-il aujourd’hui en cuisine ? C’est le dernier dimanche de la 6e édition des Gourmandes et c’est quartier libre !

J’en profite pour présenter une recette que je fais très souvent car elle est simple, complète et appréciée par tout le monde. L’histoire est assez marrante : c’est une voisine que j’avais quand j’habitais dans le Nord, qui m’avait transmis cette recette par-dessus le grillage qui séparait nos deux jardins. Je n’ai jamais revu cette dame… mais la recette, elle, continue à vivre !!

SylRosaBéaLes conteusesHildeEstelle

Ingrédients :

Par personne (les 4 premiers ingrédients sont à multiplier par 4 pour 4 personnes)

  • 3 cuillères à soupe de céréales (flocons 5 céréales de chez Céréal)
  • 1 petite cuillère à soupe de farine
  • 1 œuf
  • 1 cuillère à café d’huile
  • sel, poivre
  • gruyère râpé
  • herbes
  • lait

Préparation :

  • Mélanger tous les ingrédients (j’ajoute souvent une carotte ou une courgette râpée, du curry ou autres)
  • Recouvrir de lait (il faut que le lait s’arrête juste au dessus du mélange).
  • Laisser reposer environ ½ h.
  • Mettre un peu d’huile dans une poêle, y verser la pâte et laisser cuire 5 à 8 mn de chaque côté à feu moyen.

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