Les doigts rouges

Je viens de terminer un polar de l’auteur japonais Higashino dont j’avais beaucoup aimé Un café maison, L’équation de plein été ou Le dévouement du suspect X.

Un peu comme dans Un café maison, on connaît très vite le coupable… Le père, Akio, au caractère plutôt fuyant rentre un soir en catastrophe, alerté par un coup de téléphone de sa femme qui a trouvé le cadavre d’une fillette de 12 ans dans leur jardin… Il s’avère rapidement que c’est Naomi, leur fils de 14 ans, garçon renfermé et violent, qui a fait le coup. Je me suis sentie dès ce moment très mal à l’aise car la mère trouve toutes les excuses au crime de son fils et refuse de le livrer à la police. Le père ne parvient pas à résister et chercher à dissimuler le corps. Quant à Naomi, après avoir déposé le cadavre dans le salon, il est purement et simplement retourner jouer à sa console de jeux… La mère d’Akio vit également dans la maison, mais elle est atteinte depuis peu de démence sénile et ne reconnaît personne, il vient alors une idée à son fils…

En parallèle la police enquête, en particulier Kaga Kyoichiro, un policier à la logique implacable.

J’ai moins aimé que les autres romans et la veulerie des parents m’a vraiment dérangée mais j’ai quand même passé un bon moment.

Et c’est l’occasion d’une lecture pour la catégorie « couleur » du Petit Bac 2018 + pour le challenge de Sharon !

 

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Sirop et vin de sureau

Pour ce premier dimanche de juin, je vous propose une recette originale à tester si vous avez, dans votre jardin ou autour, un sureau. Dans le mien, j’en ai trois alors j’avais vraiment envie d’utiliser ses fleurs et ses fruits. Le vin repose (verdict dans quelques mois) mais on a déjà goûté le sirop qui est… délicieux !! tout le monde a aimé à la maison. J’ai trouvé la recette ICI.

Les Gourmandises déjeunent à l’heure anglaise ce dimanche ! SylIsabelleRosaFondantNaheBidib

Pour le sirop :

ingrédients :

  • 7 ombelles de fleurs de sureau
  • 2 citrons
  • 600 g de sucre

préparation :

Mettre les fleurs (en détachant le maximum de tiges) dans un récipient qu’on peut couvrir, avec un citron coupé en tranches. Recouvrir avec un demi-litre d’eau bouillante et laisser macérer 48h recouvert d’un linge.

Filtrer ensuite et mettre dans une casserole avec le sucre. Faire bouillir et écumer la mousse qui remonte à la surface. Quand tout le sucre est dissous, mettre dans des bouteilles propres et attendre que ça refroidisse. Laisser au frigo, apparemment on peut le conserver quelques jours au frais.

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Trois filles et leurs mères

Sophie Carquain va peut-être venir rencontrer les élèves de mon lycée à la rentrée, et c’est ainsi que j’ai découvert cette triple biographie de trois écrivaines célèbres, Duras, Beauvoir et Colette.

Elle évoque ces trois femmes nées au tournant du XXe par le biais du rapport à la mère, mère ambivalente et souvent toxique pour Duras (L’auteur dira de sa mère : « J’ai eu ce paradis d’une mère qui était tout à la fois. Le malheur, l’amour, l’injustice, l’horreur. » – 3 mots négatifs sur 4 quand même…), mère fusionnelle pour Colette et autoritaire pour Simone de Beauvoir. Chaque biographie romancée fait une soixantaine de pages construites sur une dizaine de chapitres, chacun centré sur un moment précis et révélateur de ce lien, comment il s’est mis en place et le rôle qu’il a joué dans la vie des filles en tant que femmes et en tant qu’écrivains.

On apprend plein de choses sur la vie de ces femmes écrivains, sur le lien mère-fille (Sophie Carquain a écrit plusieurs essais de psychologie concernant ce lien et celui entre soeurs), c’est vivant et plutôt bien écrit, bref je me suis régalée et j’ai envie de poursuivre cette lecture en replongeant dans l’univers littéraire de ces trois auteures.

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Projet 52 (20)

Thème de la semaine : « enfantin« , alors je partage l’armée de Playmobil préparée par mon fils et prête à attaquer… Tous aux abris !

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Verrines aux fraises

Aujourd’hui on pique une recette chez l’une ou l’autre, je me suis inspirée de celle de Rosa, seule différence j’ai utilisé une chantilly crème fraîche/mascarpone (200g de crème fraîche et 130g de mascarpone + 5 cuillère à soupe de sucre glace en fin de mixage). Ces verrines sont absolument délicieuses ! Pour avoir la recette cliquez LA (la recette de Rosa).

Autres recettes chez Syl dans la journée ! SharonIsabelleNahe

Et ci-dessous le bouquet que je me suis offert ce matin avec des fleurs du jardin, roses, nigelles et seringua ! Bonne fêtes à toutes les autres amies mamans 🙂

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Projet 52 (19)

« ça mouille », voilà le thème. On n’avait l’embarras du choix avec tout ce qu’il a plu les dernières semaines alors ci-dessous une photo de mon chèvrefeuille après la pluie !

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« Arrête avec tes mensonges »

« Arrête avec tes mensonges », c’est ce que disait la mère de Philippe Besson à ce fils qui avait toujours tendance à imaginer, inventer, petit et plus tard dans son métier d’écrivain. Mais dans ce court récit, plus de mensonges, l’auteur, après la mort de Thomas Andrieu en 2016 décide d’écrire sur celui qui fut son premier amour. Et c’est bouleversant… L’écriture est sobre, précise et riche à la fois. On plonge dans un récit extrêmement intime et personnel et en même temps où chacun peut s’y reconnaître. J’ai failli pleurer à la fin, ce qui m’arrive rarement.

En 1984, Philippe a 17 ans, introverti et sommé par ses parents de faire des études longues et brillantes, il s’ennuie en Terminale, dans un petit village de Charente. Il passe son temps à rêver de Thomas, à le désirer de loin et un jour l’impensable arrive : Thomas lui donne rendez-vous… Le récit se déroule en trois temps : 1984, 2007 et 2016 ; 3 actes pour cette histoire fulgurante d’un amour impossible et inoubliable.

Pour une fois, un long passage : « J’aurais pu me contenter d’affirmer que j’étais attendri (et il est exact que T. savait à merveille me faire faiblir, fléchir), ou charmé (il s’y entendait comme personne pour attirer à lui, conquérir, flatter, et même ensorceler), ou troublé (il provoquait souvent un mélange de perplexité et d’émoi, renversait les situations), ou séduit (il m’attirait dans ses filets, me bluffait, me gagnait à ses causes), ou épris (j’étais bêtement enjoué, je pouvais m’enflammer pour un rien) ; ou même aveugné (je mettais de côté ce qui m’embarrassait, je minimisais ses défauts, portais aux nues ses qualités), perturbé (je n’étais plus tout à fait moi-même), ce qu aurait un sens moins favorable. J’aurais pu expliquer qu’il ne s’agissait que d’affection, que je me contentais d’avoir le « béguin », une formulation suffisamment floue pour englober n’importe quoi. Mais ce serait me payer de mots. La vérité, la vérité toute nue, c’est que j’étais amoureux. »

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