Cake au citron de miss Marple

Mois du polar de chez Sharon, suite !

J’ai testé le fameux cake au citron de miss Marple, d’après la recette de Syl.

Chez Syl, d’autres recettes ! EnnaIsabelleBéaNathchoco – 

Résultat : un cake tout raplapla parce que j’ai oublié la levure !!! mais il était bon quand même et a servi de base aux bougies pour l’anniversaire de ma maman qui était là. j’ai mis 8 bougies parce que c’était ce qui me restait au fond du tiroir mais ce n’est pas son âge :)) Bon dimanche à toutes et à tous !

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Une longue impatience

Bon, celle qui en parle le mieux, c’est Asphodèle, une inconditionnelle de l’auteur ! C’est elle qui m’a convaincue de placer ce roman tout en haut de ma PAL !

Moi aussi j’aime beaucoup Gaëlle Josse mais certains romans m’ont plus touchée que d’autres, et celui-ci en fait partie. J’avais tout au long du livre le cœur gros qui vibrait d’émotion… Anne, le personnage principal du livre, vit dans les années 50. Issue d’un milieu très modeste, elle a eu un enfant d’un premier mariage avec un marin. Veuve, elle a accepté la demande en mariage d’Etienne, un notable de la ville, qui malgré ses promesses a tendance a avoir la main bien leste envers Louis, le premier fils, et les mots bien rudes… Alors après une correction de trop, Louis s’enfuit, sans dire où il va.

Anne finit par savoir qu’il est parti en mer, alors elle lui écrit et prépare dans ses lettres un festin merveilleux pour son retour… Ni l’amour d’Etienne, ni celui qu’elle porte à ses deux enfants plus jeunes, Jeanne et Gabriel, ne comblent cette « longue impatience », cette douleur sourde et puissante due à l’absence qui dure du fils bien-aimé… « Je plonge le visage dans la tiédeur des cous, des oreilles, des bras qui veulent me retenir, des doigts légers, un peu collants, qui caressent mes joues, je sombre dans la douceur des cheveux lavés, du linge frais. Une fois franchie leur porte, j’entre dans ma nuit, à la rencontre de la part de ma vie qui vient de brûler. » « Je m’invente des ancres pour rester amarrée à la vie, pour ne pas être emportée par le vent mauvais, je m’invente des poids pour tenir au sol et ne pas m’envoler, pour ne pas fondre, me dissoudre, me perdre. »

Anne est un personnage de femme et de mère tellement émouvant, tellement juste, servi par une langue précise, poétique et dense.

« Car toujours les mères courent, courent et s’inquiètent, de tout, d’un front chaud, d’un toussotement, d’une pâleur, d’une chute, d’un sommeil agité, d’une fatigue, d’un pleur, d’une plainte, d’un chagrin. Elles s’inquiètent dans leur cœur pendant qu’elles accomplissent tout ce que le quotidien réclame, exige, et ne cède jamais. Elles se hâtent et se démultiplient, présentes à tout, à tous, tandis qu’une voix intérieure qu’elles tentent de tenir à distance, de museler, leur souffle que jamais elles ne cesseront de se tourmenter pour l’enfant un jour sorti de leur flanc. »

C’est vrai non ?

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Projet 52 (7)

Cette semaine, le thème c’est « ROUGE », et il se trouve que deux des murs de ma cuisine sont rouges ainsi que pas mal d’éléments de vaisselle (tasses, saladier etc. Et encore, je n’ai pas tout sorti !!). J’adore cette couleur dans la cuisine !

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Rencontre avec Sandrine Collette

Je me rends compte que j’ai complètement oublié de vous parler de la venue de Sandrine Collette !! Elle a rencontré mes élèves fin janvier et ce fut un très beau moment (elle en a même parlé sur FB ensuite !)

Et une gentille dédicace !

Quelques notes prises (attention – pour ceux qui n’ont pas lu Un vent de cendres : SPOILER !)

Sur son métier d’écrivain :

Comme d’autres écrivains, elle écrit depuis l’enfance, des histoires, des journaux intimes. Au départ, on écrit pour soi et puis on a envie d’être lu par d’autres.

Pour écrire un roman, elle a besoin d’un an, 4 à 6 mois pour trouver l’idée et le reste pour l’écrire.

Quand elle était petite, elle voulait devenir monitrice d’équitation car elle adore les chevaux. Puis elle a fait divers boulots et à 40 ans, elle a eu envie de revenir à ce qu’elle rêvait de faire au départ. Et 40 ans ce n’était pas trop tard car les éditeurs refusent ceux qui envoient leur premier manuscrit à 60 ans, c’est trop tard !

Elle a écrit 6 livres dont le dernier qui vient de sortir, Juste après la vague. Son premier roman, Des nœuds d’acier, elle ne l’a pas écrit en pensant qu’il allait être catégorisé « thriller », elle a écrit l’histoire qu’elle voulait écrire et c’est son éditeur qui a écrit « thriller » sur la couverture ! Jeune, elle lisait peu de polars, à l’époque ce genre était peu valorisé, aujourd’hui, en particulier grâce aux auteurs américains ou scandinaves c’est différent. Comme elle a peu lu de polars, elle n’en a pas forcément les codes.

Sur Un vent de cendres :

  • De quoi elle s’est inspirée – Comme elle a fait les vendanges, elle connaît bien et s’en est donc inspirée pour écrire les descriptions des vendangeurs et des vendanges. De plus, pour la scène de l’accident elle s’est souvenue de la Mercedes d’un copain avec un toit ouvrant, c’est là qu’elle a eu l’idée. Enfant, son père avait aussi un toit ouvrant et elle sortait le buste dehors, debout sur le siège ! Aujourd’hui, dans notre société ultra sécurisée on ne pourrait plus… De façon générale, elle pense que ce qu’on raconte doit être crédible, vraisemblable, même si on invente, on ne peut pas dire n’importe quoi.
  • Octave – Les gens ont une fascination pour les monstres, certains ont aussi, comme Camille, le syndrome du St Bernard, ils veulent sauver le monde et se disent que ce monstre que personne ne peut sauver, elles, elles le feront. Octave c’est son personnage préféré, il est fou c’est sûr, mais au moins avec ce genre de personnes on ne s’ennuie pas…
  • La mort de Malo – Si elle l’a fait mourir c’est pour la cohérence du récit, car sa mort crée un rebondissement et qu’on ne retrouve pas son corps permet d’éviter une enquête et qu’Octave/Andreas puisse tisser son piège. Cela permet de créer aussi un effet avec son téléphone portable (que faire du portable des personnages est une question que tous les auteurs de polars aujourd’hui sont obligés de se poser !)
  • Les autres personnages – Son premier roman ne comptait que trois personnages, par contraste elle a voulu un groupe plus important. De plus, ce groupe joyeux dans le soleil des vendanges contrastait bien avec la noirceur du drame qui se prépare… Madeleine par exemple, apporte une note de gaité et d’espoir.
  • Le titre – Elle l’avait appelé « la dévorance » au départ mais son éditeur a refusé car il pensait que ce ne serait pas assez vendeur, au bout du compte c’est lui qui choisit. Finalement, elle trouve « un vent de cendres » pas mal car l’explication n’arrive qu’à la toute fin.
  • La fin de Camille – Chez elle, elle avait 20 chevaux (aujourd’hui elle en a encore 4) dont un percheron noir magnifique. C’est en regardant cet énorme cheval qu’elle a eu l’idée du corps de Camille à l’intérieur et a su qu’elle voulait terminer sur cette image. Mais quelques mois après le livre, le percheron a développé une grosseur, qui s’est révélée être une tumeur et… elle en est morte ! Depuis elle fait bien plus attention à ce qu’elle écrit…
  • Octave et Andreas – Elle a choisi de présenter l’histoire 10 ans après l’accident (l’accident qui a bien lieu, car Laure est vraiment morte) pour que les blessures physiques soient guéries et que la folie soit mise en place, pour qu’on ne sache pas si le personnage est fou depuis le départ ou s’il l’est devenu. Le plus plausible pour elle c’est qu’il soit fou et dédoublé dès le début car jamais on ne dit ce qui est arrivé à l’autre. Mais la fin reste ouverte et flottante ce qui peut être dérangeant pour le lecteur.
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Les madeleines du Kremlin

Encore un peu patraque ce dimanche, mais je n’allais pas vous abandonner deux dimanches de suite !! Alors j’ai ressortir Le moineau rouge, un polar lu en octobre 2016 et qui a la particularité de présenter une recette à la fin de chaque chapitre, la recette d’un plat qui a sa place dans le chapitre en question… Je m’étais jurée d’en tester quelques-uns. Le mois du polar est l’idéal pour ça !

Chez Syl, plein de recettes tirées de polars…

Voici donc les madeleines servies à Poutine lui-même dans le roman !!

La recette n’étant pas très précise, j’ai pris la mienne, qui est juste parfaite ! 2 oeufs + 100g de sucre à mélanger, ajouter 150g de farine, 1 cuillère à café de levure, du zeste de citron et un peu de jus de citron et 125g de beurre fondu. 15 minutes à 180° et c’est impeccable ! Le Kremlin n’a qu’à bien se tenir !

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La variante chilienne

Voilà un moment que je voyais ce titre me faire de l’œil et quelle n’a pas été ma surprise dans la postface (ou « lignes de suite », comme dans les livres de Thomas Vinau !) de lire, cités, nombre de blogueurs et blogueuses que je fréquente régulièrement ! Le succès des livres de Pierre Raufast tient donc en partie – et c’est tant mieux – aux retours enthousiastes sur les blogs de lecture…

En tout cas c’est un roman jouissif, fait de bric et de broc, carrément déjanté par moments, et porté par la verve indéniable d’un conteur né qui sait capter son public ! Pascal, prof de littérature, s’installe pour l’été dans un gîte, en compagnie de Margaux, une jeune fille de presque 18 ans qui fuit son père, son passé et quelques bêtises. Tous les deux tombent rapidement sous le charme de Florin, cet étrange sexagénaire et sa collection de cailloux représentant chacun un souvenir. « Décidément, ce Florin me plaît bien, me suis-je dit. Nous avions en commun l’amour du tabac, du vin et de la littérature. Certaines amitiés sont moins charnues. » En effet, dépourvu d’émotions à la suite d’une mésaventure, il se sert d’objets pour les relier à ses souvenirs. Sinon, sans émotions, pas de mémoire ! Et de fil en aiguille, de pipe en verre de vin, de lapin aux olives en balade sous les étoiles, de caillou en caillou, les histoires s’enchaînent, toutes plus rocambolesques les unes que les autres : un village où il pleut sans discontinuer durant 11 ans et où les enfants ne croient plus aux soleil, une partie de cartes historiques menée par Florin (qui y gagne une maison), l’Erudit (qui a trouvé le crime parfait pour punir sa femme adultère et son amant), l’Avocat du barreau (appelé comme ça car il bande sans arrêt « Il pouvait s’échiner des heures, aucune éjaculation, aucun orgasme. C’était comme avoir un 357 Magnum sans les balles. Frustrant. ») et le colonel, des croque-morts très peu scrupuleux, on croise même Borges en très galante compagnie !

Un roman frais et tonique, plein de poésie, d’humour vif et décalé, parfois grinçant, d’humanité, il se déguste comme un bon vin !

C’est Mrs Pepys qui m’a rappelé que j’avais envie de découvrir ce bouquin !

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Projet 52 (6)

6e semaine de l’année, déjà… finalement j’aime beaucoup cette idée de poster une photo par semaine sur un thème ; j’y réfléchis pendant quelques jours, je cherche…

« Sur le chemin » on peut le prendre de tellement de façons ! J’aurais pu faire « clic » sur le chemin du boulot ou de la maison, au retour, ou chercher ce qui aurait représenté le chemin de la vie, sur lequel on marche tous, avec plus ou moins de bonheur… Mais finalement je suis retombée sur cette photo, que j’adore… mon fils de 3 ans (il en a 11 et demi aujourd’hui) et son grand-père sur un des chemins de l’Aveyron que j’affectionne.

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