Croziflette

Cette croziflette est encore une bonne idée glanée sur le blog d’Edda 🙂 avec des petits trucs qui font toute la différence… Et sur le blog de Syl, que des bonnes choses, comme d’hab !!

Ingrédients :

  • 280 g crozets 
  • 35 cl crème liquide entière
  • 250 g gorgonzola ou autre bleu pas trop affiné comme le Bleu d’Auvergne (ce que j’ai choisi, mais avec le gorgonzola, ça doit être meilleur
  • 1 poire mûre mais encore ferme
  • quelques noix
  • 2 càs parmesan
  • 3 brins thym ou sauge
  • sel, poivre

Préparation :

Dans une grande casserole, porter à ébullition de l’eau, saler. Y plonger les crozets et laisser cuire 7 à 8 minutes. Pendant ce temps, laver et couper la poire en quartiers (sans les pépins) puis en dés. 

Egoutter les crozets et les verser dans un plat à gratin. Verser la moitié de la crème, la moitié de la poire, du sel et du poivre. Ajouter le gorgonzola, une branche de thym, le reste de crème, de poire et les noix coupées en deux.

Saupoudrer de parmesan. Enfourner pendant une dizaine de minutes pour faire gratiner.

Sortir la croziflette et la servir chaude avec les herbes.

C’était délicieux, la poire apporte une petite touche très sympa mais j’ai trouvé la crème trop liquide, la prochaine fois je ferai une béchamel légère.

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L’espèce humaine

Je lis pas mal de témoignages/récits autour des camps de concentration (en partie pour le boulot) et je voulais depuis longtemps lire ce texte de Robert Antelme, mari de Marguerite Duras, écrivain et résistant français, écrit en 1947. Il y raconte les mois passés à Buchenwald puis à Bad Gendersheim. On est avec lui et avec les « copains » (c’est le terme qu’il emploie tout le temps pour désigner les autres détenus), à lutter pied à pied pour rester vivant et conscient. Il raconte le quotidien de la vie au camp de manière extrêmement précise et terrible mais surtout il nous fait réfléchir sur ce qu’est être un homme, faire partie de cette espèce humaine capable du meilleur comme du pire. 

« Nous sommes tous ici pour mourir. C’est l’objectif que les SS ont choisi pour nous. Ils ne nous ont ni fusillés ni pendus mais chacun, rationnellement privé de nourriture, doit devenir le mort prévu, dans un temps variable. Le seul but de chacun est donc de s’empêcher de mourir. » : à tout prix, en se battant pour la soupe s’il faut, parce que « militer ici c’est lutter raisonnablement contre la mort.« 

Il raconte les moments où ils vont pisser, car c’est un des rares moments où le SS vous laisse tranquille, le kapo allemand qui pactise avec eux par ce seul mot « langsam » (lentement), l’attrait du miroir car le moment où ils se regardent dedans est un des rares où ils se voient vraiment comme une personne humaine (tant le reste du temps, ils sont niés en tant qu’êtres humains par les SS), la masse que crée le groupe de détenus dans le froid pour tenir… Il écrit plusieurs pages sur la façon de manger un quignon de pain, tout d’un coup ou le couper en tout petits morceaux pour le faire durer…

C’est un livre d’une force incroyable, digne, impitoyable qui m’a hantée, vraiment, durant tout le temps que je l’ai lu, j’en ai même fait des cauchemars, j’avais le cœur serré. De nombreuses scènes me resteront longtemps en mémoire je crois : les copains organisant un dimanche après-midi des séances de lecture de poèmes et de chansons (« pour tenir, il faut que chacun de nous sorte de lui-même, il faut qu’il se sente responsable de tous » « on ne pouvait puiser de vraie force hors de la fraternité avec les autres d’ici« ), l’auteur allant voir un ami au revier (l’infirmerie, avec de gros guillemets…) et ne le reconnaissant plus du tout tellement son aspect a changé, un industriel venant voir le travail des prisonniers, à l’usine, bien habillé, timide, et qui, pour la première fois sûrement, « nazi puceau« , leur met des coups de pied : « le mensonge de sa face pateline et de sa civile maison étaient horribles. La révélation de la fureur des SS qui se déployait en toute tranquillité ne soulevait peut-être pas autant de haine que le mensonge de cette bourgeoisie nazie qui entretenait cette fureur, la calfeutrait, la nourrissait de son sang, de ses « valeurs »« .

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Velouté de courge butternut, coco et saumon fumé

Encore une idée géniale trouvée sur le blog d’Edda ! un mariage réussi pour un repas léger et goûteux du soir… 🙂 Les bonnes idées repas, c’est toujours LA !

Ingrédients :

  • 400 g de courge butternut (du jardin !!)
  • 100 g de saumon fumé
  • 40 cl de lait de coco
  • 1 échalote
  • huile d’olive
  • paprika, sel, poivre

Préparation :

Dans une casserole, faire revenir l’échalote émincée avec l’huile. Dès qu’elles commence à colorer ajouter la courge en gros morceaux. Laisser cuire une minute puis verser le lait de coco et un verre d’eau.
Porter à frémissement et laisser cuire une vingtaine de minute le temps que la courge devienne tendre. Saler, poivrer et mixer. 
Peu avant de servir remettre sur le feu et chauffer. Servir, avec des petites tranches de saumon dessus et à côté du saumon sur du pain grillé avec une crème (à base de fromage frais et herbes) et un peu de citron… MIAM !!

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Le secret du mari

Bon, le titre n’est pas terrible je trouve (c’est le même en anglais !) mais franchement l’histoire racontée par cette autrice australienne est réjouissante. Durant les premiers chapitres, Liane Moriarty réussit avec énormément d’humour à nous faire entrer dans les pensées du personnage de la pimpante Cecilia Fitzpatrick : classe moyenne, un mari beau et gentil (quoique : « Voilà plusieurs semaines qu’elle avait demandé à John-Paul de s’en occuper. Il n’en avait pas trouvé le temps mais, si elle avait fait appel à un professionnel, il aurait fait un scandale. Monsieur l’aurait pris comme un affront à ses talents de bricoleur. Evidemment, le jour où il finirait par se pencher sur la question, il ne parviendrait pas à le réparer et Cécilia devrait quand même faire venir quelqu’un. Prodigieusement agaçant, n’est-ce pas ?« ) , trois filles, organisée et efficace comme pas une mais aussi prête à aider ou à préparer un plat de lasagnes. Evidemment un grain de sable vient déranger cette machine parfaitement huilée : en voulant récupérer un objet dans son grenier impeccable, elle trouve sur une lettre, tombée d’une pile de documents du mari (mal rangés :)), où il est indiqué « pour ma femme, à n’ouvrir qu’après ma mort ». Pas de suspense, évidemment qu’elle va ouvrir à un moment !!

Durant cette semaine qui précède Pâques (le roman est divisé en 7), on suit donc à la fois Cecilia mais aussi Tess, dont le mari lui a annoncé qu’il était tombé amoureux de sa cousine, et Rachel, dont la fille a été assassinée presque 30 ans plus tôt.

Quel chouette roman, véritable page-turner et bien plus fin qu’il n’y paraît… car Liane Moriarty nous fait vraiment réfléchir sur le couple, le poids du secret, la fidélité, les relations parents-enfants, à travers trois personnages de femmes terriblement humaines.

C’est le billet d’Aifelle qui m’a donné envie ! Keisha a aimé aussi !

« Notre mariage marchait plutôt bien, non ? On ne se prenait pas la tête. 
On regardait Dexter en amoureux. Comment as-tu pu me quitter en plein milieu de la saison cinq ?« 

 

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L’autre moitié de soi

L’autre moitié de soi c’est ce que chaque jumelle est pour l’autre, Stella pour Desiree et Desiree pour Stella. Les deux sœurs Vigne ont grandi dans les années 60 à Mallard, petite ville fictive de Louisiane, une ville peuplée de Noirs à la peau claire mais qui n’a pas empêché que leur père soit mortellement lynché ni que leur mère fasse des ménages chez les Blancs toute la journée… Alors en 1968, à 16 ans, elles fuient pour tenter d’échapper à un destin tout tracé. Le roman est construit en cinq parties, avec des retours en arrière, entre leur fuite en 1968, le retour de Desiree, à Mallard dix ans plus tard, la vie de Stella qui s’est fait passer pour une vraie Blanche et le destin des deux filles des jumelles.

C’est un très beau roman sur l’identité, le lien à ses origines, la filiation, le racisme, le prix à payer pour être, devenir, rester soi-même.

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Tarte aux poires sur lit de chocolat

Je vous propose ce dimanche une délicieuse tarte poires-chocolat trouvée sur le site Cookomix. D’autres bonnes recettes chez Syl !

Ingrédients :

  • 250 g farine
  • 175 g de beurre
  • 110 g de sucre
  • 4 œufs
  • 50 g de chocolat noir
  • 50 g de praliné
  • 100 g de crème liquide
  • 5 poires
  • 100 g de lait
  • 60 g d’amandes en poudre
  • 1 cuillère à soupe de maïzena
  • 1 bouchon de rhum
  • quelques amandes effilées

Préparation :

Préparer la pâte sablée (250g de farine, 125 g de beurre, 2 jaunes d’oeufs, 60 g de sucre et une pincée de sel).

Dans le robot, mettre le chocolat en morceaux, les mélanger (15 » V6), rajouter la crème et faire cuire (3′, 50°, V2), et mettre ce mélange sur la pâte étalée dans le moule, puis y ajouter les poires coupées en deux.

Dans le robot, mettre le reste des ingrédients (2 œufs, 50 g de sucre, 60 g de poudre d’amandes, le rhum, la maïzena et le lait) et mélanger (40 », V4) (On dirait qu’une petite bestiole voudrait bien lécher la pâte !)

Verser sur la tarte, ajouter les amandes effilées. Enfourner 40 mn à 180°, laisser refroidir et déguster tiède… 🙂

 

 

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Le Queenie Goldstein

Ce dimanche, on a choisi une recette halloweenesque et commune, c’est un  Queenie Goldstein (personnage des Animaux Fantastiques) et sur le blog de Syl vous trouverez toutes les variantes !!

Ingrédients :

– 1 pâte filo ou 1 pâte feuilletée
– 4 pommes
– 30 g de vergeoise blonde ou simplement du sucre en poudre
– 50 g de raisins secs
– 50 g de poudre de noisettes
– 30 g de beurre
– 1 jus de citron
– 1/2 cuillère à café de cannelle
– 1 jaune d’œuf pour la dorure

Préparation :
Préchauffez le four à 220°.
Épluchez les pommes et coupez-les en petits morceaux. Versez le jus de citron afin qu’ils ne noircissent pas.
Mettez les raisins secs, la poudre de noisettes, la vergeoise, la cannelle et le beurre coupé en petits dés. Mélangez.
Étalez un torchon humidifié sur le plan de travail et placez la pâte filo.
Versez le mélange avec les pommes et enroulez à l’aide du chiffon, le strudel.
Déposez le strudel sur une plaque garnie d’un papier sulfurisé et enlevez doucement le torchon.
Badigeonnez le jaune d’œuf sur le dessus et enfournez 20 à 30 minutes…

A la recette initiale j’ai fait quelques modifs, pas forcément heureuses ! j’ai utilisé des feuilles de brick (3) et je pense que ça aurait été meilleur avec une pâte feuilletée. Je n’ai pas fait la dorure au jaune d’œuf du coup.

Bref, c’était bon, mais j’ai déjà fait de meilleurs strudels, celui-ci par exemple !

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Couscous familial

Je viens de me rendre compte que je n’ai jamais posté de billet sur le couscous que je fais pourtant depuis… toujours, depuis que mon père, pied-noir né à Alger, m’a transmis la recette. Alors en ce dimanche ensoleillé (et c’est un hasard mais justement mon père et ma belle-mère viennent manger ce midi !!) je la partage avec vous. N’hésitez pas à me dire en commentaire tout ce que vous rajoutez/faites autrement pour le couscous car chacun a sa recette !!

D’autres recettes chez Syl.

Ingrédients :

  • viande d’agneau (j’aime prendre carrément de la bonne viande, style souris d’agneau) – environ 200 g par personne
  • 1/2 tube de concentré de tomates
  • légumes (environ 3 carottes, 3 navets, 1/2 céleri branche, 1 poivron, 2 courgettes, parfois j’ajoute des fonds d’artichauts)
  • épices (ras-el-hanout, cannelle, cumin et paprika ou piment doux environ 1 grosse cuillère à café de chaque)
  • sel, poivre
  • une boîte de pois chiches

Préparation :

Rouler les morceaux de viande dans le mélange d’épices et faire revenir les morceaux dans de l’huile jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Rajouter ensuite le concentré de tomates et bien mélanger. Ajouter les légumes coupés en gros morceaux, bien mélanger et remplir le faitout d’eau jusqu’à tout recouvrir (mais pas plus). Ajouter sel et poivre.

Faire cuire à feu vif jusqu’à ce que ça bout puis à feu doux pendant une heure et demie. Enlever la viande et ajouter les pois chiches égouttés. Laisser cuire pendant encore une bonne demi-heure, remettre la viande. Pendant ce temps préparer la semoule (je ne fais rien de spécial, je suis la recette sur la boîte en version rapide et parfois j’ajoute des raisins secs) et servir bien chaud.

Un plat très apprécié !

Et parce que la nature était somptueuse hier, une photo du château de Mauriac visité en bonne compagnie…

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L’enfant céleste

Pour se remettre d’un chagrin d’amour qui ne passe pas et pour soustraire son fils de 10 ans, Célian, à une maîtresse trop rigide, lui qui est si lunaire et distrait, Mary embarque son fils avec elle dans une aventure particulière. En avance sur les vacances d’été, ils gagnent l’île de Ven, en Suède, (effectivement en forme de cœur ! voir la photo !) là où l’astronome Tycho Brahe a bâti au XVIe Uraniborg, un édifice luxueux qui comprend un atelier de construction d’instruments pour l’astronomie, une imprimerie destinée à publier ses travaux, un laboratoire d’alchimie. Pourquoi Tycho Brahe ? Parce que c’est une personnage qui fascine Célian, comme le fascinent aussi la nature et les animaux. Cet « enfant céleste » pas comme les autres et sa mère passent l’été sur l’île, un été pour se retrouver (eux-mêmes et entre mère et fils), pour rencontrer des personnages attachants et sensibles, Solveig leur logeuse, Björn son frère au charme incontestable, un Professeur passionné lui aussi par Tycho Brahe et par Hamlet. Un été pour vivre au rythme de la nature et du temps qui passe…

J’ai beaucoup aimé ce beau roman rempli de douceur, de mélancolie et de poésie, d’amour et de nature. Il m’a un peu fait penser aux romans de Olafsdottir. 

« L’aventure, plus qu’une interruption du cours des événements ou un voyage vers un ailleurs inconnu et exaltant, est surtout une disposition à être dans le temps. »

L’avis d’Hélène pour qui c’est un coup de cœur et celui de Mumu.

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Cake au potimarron

C’est le mois d’Halloween, alors pour une fois je participe en piquant la recette de Hilde.

J’étais carrément sceptique et puis j’avais tort, le cake est absolument délicieux, moelleux et juste épicé comme il faut. Et on ne sent pas le potimarron comme un légume. Bref, c’est adopté et d’ailleurs, je vous laisse, je vais en faire un pour l’apporter à mon après-midi de chant (mais avant il faut que je finisse de rentrer le bois… quel dimanche ! mais c’est ENFIN les vacances !)

Chez Syl d’autres délicieuseries halloweenesques 🙂

Pour la recette j’ai suivi à la lettre les consignes de Hilde !

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