Maisons de verre et Au royaume des aveugles

Les deux vont ensemble et je suis avec toujours autant de plaisir un de mes enquêteurs préférés, Armand Gamache, installé dans le village de Three Pines/ Dans Maisons de verre, il voit arriver un mystérieux personnage tout de noir vêtu, qui s’installe sans bouger ni parler au sein du village : qui observe-t-il ? Pour quelle raison ?? En parallèle de cette histoire, on assiste au déroulement d’un procès où Gamache est accusé… que s’est-il passé entre les deux ?? Un sombre histoire de drogue dans laquelle chacun, Gamache, Beauvoir mais aussi Isabelle Lacoste payeront le prix fort…

Dans Au royaume des aveugles, la quête des trafiquants de cette nouvelle drogue mortelle continue… Amélia Choquet, une étudiante entrée dans la police au tome précédent, joue un rôle essentiel dans cette quête (je ne peux pas en dire plus au risque de spoiler gravement !). En parallèle (Louise Penny adore mener au minimum deux histoires en même temps !!) Gamache apprend qu’une inconnue l’a nommé, lui, ainsi que Myrna la psy-libraire du village et un autre jeune homme, Benedict, exécuteur testamentaire suite à sa mort. En rencontrant les trois enfants de cette dame, Gamache va découvrir évidemment pas mal de secrets…

J’ai aimé suivre tous les personnages de cette série, qui évoluent, ont des enfants, des petits-enfants, le climat est très sombre dans ces deux derniers volumes à cause de cette drogue qui menace tout le monde mais à Three Pines on se sent toujours aussi bien !

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Clafoutis aux cerises

Ma maman avait apporté le week-end dernier un grand panier de cerises bien mûres ! On en a fait un délicieux clafoutis… ce n’est pas très anglais mais c’est de saison !!

D’autres recettes chez Syl, comme tous les dimanches ! et bonne fête aux quelques papas qui vont lire cet article…

Ingrédients : 

  • 600 g de cerises avec leur noyau
  • 4 oeufs
  • 20 cl de lait
  • 100 g de farine
  • 60 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 pincée de sel

Préparation :

Préchauffez le four à 210°. Lavez les cerises.

Faites fondre les 40 g de beurre. Mélangez dans un grand bol la farine, le sucre et le sel. Incorporez les oeufs peu à peu puis le lait petit à petit en continuant de mélanger. Ajoutez le beurre fondu.

Beurrez grassement le plat, rangez les cerises dessus puis versez la pâte.
Mettez au four pendant 10 mn à 210°C puis baissez à 180°C et cuisez encore 20 mn.

On s’est régalé !

 

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Welsh Rarebit

Je participe au mois anglais !! et même si c’est un jour en retard, voici ma recette trouvée  ici ! Ce n’est pas léger mais c’est franchement délicieux…

D’autres recettes so british chez Syl !

Ingrédients (pour 4) :

  • 4 tranches de pain (style Poilâne, de grandes tranches)
  • 4 c. à c. de Sauce Worcestershire (à défaut : du tamari)
  • 10-15cl de bière blonde
  • 1 cuillerée et demie de moutarde de Dijon
  • 4 tranches de jambon
  • 4 œufs
  • 400g de fromage cheddar râpé *

Préparation :

Préchauffez le grill. Déposer une tranche de jambon au fond d’une cassolette allant au four, ensuite le pain grillé ou non (1 grosse tranche ou deux petites par personne). Tartinez d’un peu de moutarde. Réservez.

Faire réduire la bière à feu doux, puis verser la sauce Worcestershire. Incorporez progressivement le cheddar râpé pour qu’il se lie à la bière.

Verser la préparation au fromage sur le pain et gratinez dans un four très chaud.

Servez avec un œuf frit posé sur chaque cassolette.

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Les gratitudes

Très beau ce court roman sur la maladie d’Alzheimer, la vieillesse, la transmission, la chaleur humaine, et l’impact de l’enfance. Il tourne autour du personnage de Mishka, vieille dame qui perd peu à peu la mémoire et qui rentre dans un EHPAD. Autour d’elle Marie, jeune femme dont Mishka a pris soin, lorsque Marie était enfant, et Jérôme l’orthophoniste. Chacun à sa manière va accompagner Mishka, l’aider, la soutenir. C’est à la fois humain, drôle et très émouvant.

« Les mots ont disparu, et aucune image ne permet de les contourner. Sa voix, asphyxiée par l’étau de la défaite, se désagrège. Des obstacles inconnus lui barrent le passage. Masses sombres, elles même innommables. Plus rien ne peut se partager. Et chacune de ses tentatives tombe dans un puits sans fond où rien, jamais, ne sera récupéré. »

« Quand je les rencontre pour la première fois, c’est toujours la même image que je cherche, celle de l’Avant. […] Je les observe et je me dis : elle aussi, lui aussi a aimé, crié, joui, plongé, couru à en perdre haleine, monté des escaliers quatre à quatre, dansé toute la nuit. »

« Au début, une voix hurlait dans ma tête : Mais enfin, que s’est-il passé ? comment est-ce possible ? Est-ce vraiment ce qui nous attend tous, sans exception ? N’y a-t-il pas une déviation, un embranchement, un itinéraire bis qui permettrait d’échapper au désastre ? »

« Je regarde mes vieux, ils ont soixante-dis, quatre-vingts, quatre-vingt-dix ans, ils me racontent des souvenirs lointains, ils me parlent d’époques anciennes, ancestrales, préhistoriques, leurs parents sont morts depuis quinze, vingt, trente ans, mais la douleur de l’enfant qu’ils ont été est toujours là. Intacte. Elle se lit sur leur visage et s’entend dans leur voix, à l’oeil nu je la vois battre dans leur corps, dans leurs veines. En circuit fermé. »

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Torsades feuilletées au pesto

Dimanche prochain, promis, une recette anglaise !! mais d’ici là ces délicieuses torsades feuilletées au pesto simplissimes et piquées chez Edda ! D’autres recettes chez Syl of course ! Bon dimanche estival !

Ingrédients :

  • une pâte feuilletée
  • du pesto
  • du parmesan
  • 1 œuf

Préparation :

Étaler la pâte feuilletée et l’étaler un peu plus au rouleau à pâtisserie. Recouvrir une moitié avec du pesto et saupoudrer de parmesan.

Replier la pâte sur elle même. Couper des languettes de 2 cm et ensuite torsades les bandes. Badigeonner de jaune d’oeuf et hop au four 15 mn à 180°.

Grignoter tiède à l’apéritif !

Et un bouquet de fleurs des champs cueilli en balade !

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Le complot contre l’Amérique

L’an prochain, avec mes élèves, le thème c’est la démocratie, et une des œuvres, ce roman de P. Roth que je n’avais jamais lu : c’est une uchronie assez géniale et glaçante !

Il imagine qu’en 1940, au lieu de Roosevelt, c’est Charles Lindbergh, candidat républicain et sympathisant nazi qui est élu président grâce à son aura de héros de l’aviation mais aussi à ses promesses que l’Amérique n’entrera pas dans le conflit mondial. Peu à peu et de manière très insidieuse, l’Amérique devient fasciste… Ce qui est vraiment original c’est que Philip Roth se met en scène avec ses vrais parents, dans le quartier juif de la petite ville de Newark où il a réellement vécu en 1940. Il imagine alors ce qui se serait passé pour lui, sa famille et leurs amis, si le pays avait ainsi basculé dans le fascisme et l’antisémitisme…

C’est très troublant car l’auteur mélange très subtilement fiction et réalité et surtout les ressorts de ce basculement sont tellement crédibles et actuels…

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Corps et âme

Le personnage principal de cette histoire c’est la musique… C’est elle qui est la clé de voûte du jeune Claude Rawling dès sa toute petite enfance. Sa mère est chauffeur de taxi et le petit garçon est enfermé toute la journée dans un appartement sordide en sous-sol. Le soir sa solitude continue avec une mère qui a la main lourde sur la boisson… Sa seule consolation, un petit piano blanc coincé dans un débarras et dont il écoute, fasciné, le son des touches…
C’est lorsqu’il trouve une partition à l’intérieur du piano et qu’il a le courage de pousser la porte du magasin de musique tenu par M Weisfeld que sa vie va changer…
Peu à peu Claude apprend à jouer, il perce le secret des notes, des mesures, de l’harmonie. Ce don le conduit à prendre des cours avec plusieurs professeurs de piano puis à obtenir une bourse pour une prestigieuse école.
Tout tourne autour de la musique qui imprègne chaque page comme elle gouverne chaque seconde de la vie de Claude et c’est poignant et vibrant. J’ai été bouleversée tout le long par les émotions diverses, la sensibilité, l’amour, la nostalgie, et, inondant tout, la musique…
Ce roman a une importance toute particulière pour moi puisqu’il m’a été offert par un ami très cher, musicien, qui a un rapport à la musique un peu semblable à celui de Claude…

« Claude jeta un coup d’œil au public et trouva le piano. Avec une sorte de vision en tunnel, il regarda l’instrument qui grandit, grandit, au fur et à mesure qu’il s’en approchait, jusqu’à emplir toute sa conscience au moment où il s’asseyait sur la banquette. […] Il inspira profondément, une sorte de soupir, et la musique commença, occupant instantanément tout l’espace, telle une fleur géante s’épanouissant à partir du néant en une fraction de seconde pour devenir aussi grande qu’une maison. L’air était dense de musique. »

« On entre dans une sorte de transe de concentration, on imagine à quoi le son va ressembler, on le sent dans sa tête et inexplicablement, c’est exactement ce qui arrive. C’est presque magique. C’est si bon parfois, que c’en est presque insoutenable. Je veux dire, on joue, on sent une résistance, on pousse de plus en plus fort… et soudain on débouche en pleine lumière, juste comme ça… on passe de l’autre côté du mur ! Il n’y a plus de résistance, on navigue… De la pensée pure, qui se transforme en musique pure. »

« Ils jouait la musique, esprits, corps et âmes tendus à la limite, mais il était vrai que la musique les jouait aussi. »

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