Une activité respectable

une-activite-respectableJ’avais découvert la jeune et talentueuse Julia Kerninon par son roman Buvard. Dans Une activité respectable, l’auteur raconte comment elle a grandi, entourée par les livres et les mots. Son premier souvenir ? Le pèlerinage à la librairie Shakespeare and company à Paris lorsqu’elle a 5 ans. Le déroulement de ses journée d’enfant ? Lire, lire, lire tout ce qui lui tombe sous la main et les yeux, depuis les livres de la bibliothèque de ses parents jusqu’aux étiquettes des flacons de shampoing. Ses parents ? Deux fous de lecture et de voyage qui n’avaient pas un sou en poche à sa naissance. Son parcours d’écrivain ? Munie toute gosse d’une lourde machine à écrire par ses parents, elle négocie avec son père une année seule à Budapest pour ne faire qu’écrire et lire, lire et écrire toute la journée.

« Dans les livres, les phrases étaient éternelles, noires sur blanc, solides, crédibles – elles n’étaient pas en l’air, elles ne venaient pas de n’importe quoi, elles avaient été polies, ordonnées, réfléchies, par des individus précis, attentifs, et elles nous livraient le monde entier, le monde accéléré, perfectionné, lavé de ses scories, sans temps mort, un cours d’eau pur et bondissant, un monde dans lequel nous pouvions nous échapper chaque fois que le monde réel cessait d’être intéressant, ce qui arrivait beaucoup trop souvent quand quelqu’un venait nous parler. »

« Ma vie je la passe à lire des livres pour remettre les choses en place, pour me déplier, et c’est comme chanter tout bas à ma propre oreille pour me réveiller. »

J’ai beaucoup aimé ce petit ouvrage de cette auteure qui parle des livres avec grâce, émotion, sincérité et intelligence. Je me suis retrouvée dans cette urgence à lire et à tout lire, tout le temps et dans cette impatience (« la seule et unique chose qui m’intéresse dans tout domaine c’est d’aller vite« ).

Merci à Babelio grâce à qui j’ai reçu cet ouvrage dans le cadre de « Masse Critique » 🙂

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Vive les Gourmandises !

Happy 🙂 Au jeu de la semaine dernière, j’ai gagné et j’ai eu l’heureuse surprise de découvrir le généreux colis de Syl dans ma boîte aux lettres ! Un châle pour m’y envelopper dedans, des produits de beauté qui sentent bon, une tasse pour le thé, deux superbes livres de recette, une bougie parfumée vintage qui va très bien avec ma cuisine des années 70, des bracelets, un torchon et un tablier de cuisine assortis style Wonder Woman. Syl, tu m’as gâtée… mille mercis !!

Syl fera des sablés aux noix ; Asphodèle des crevettes délicieuses et un gâteau à l’ananas non moins délicieux ; Touloulou une torta di limone (miam j’adore le citron) ; Béa des crêpes aux mille trous ;  Estellecalim des scones au parmesan. Bon dimanche à tous !

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Alors ce midi, je vous propose un gâteau aux pommes et aux épices très très bon que j’ai trouvé sur le blog Un déjeuner de soleil : j’ai suivi la recette à la lettre, sauf que j’ai utilisé non pas la tisane Yogi Tea mais une autre, bio aussi, de la marque « Pukka », au citron et au gingembre. D’ailleurs j’en ai fait deux en quelques jours tellement c’était goûteux et moelleux !!

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Dimanche prochain je vous montrerai deux recettes que j’ai testées d’après le livre offert par Syl, des chelsea buns et des millionaires shortbread… miam miam !!

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A l’orée du verger

a-loree-du-vergerDans ce roman finalement très attachant (je dis « finalement » car j’ai eu un peu de mal à y entrer, je vous expliquerai pourquoi) il est surtout question d’arbres, et moi les arbres, j’adore. Pour vous dire on a en partie choisi la maison dans laquelle on vit depuis 6 mois à cause du tilleul centenaire qui est l’âme de la maison.

Donc les arbres : les pommiers d’abord, ceux que le couple Sadie et James Goodenough tentent de planter en arrivant dans cette région hostile des Etats-Unis, le Black Swamp, près de l’Ohio, région boueuse et marécageuse ; les séquoias géants ensuite, ceux que recherche le fils du couple, Robert, engagé par le botaniste William Lobb, pour en envoyer les jeunes plants en Angleterre. Il est aussi question de passion, souvent destructrice, celle de Sadie pour l’alcool de pomme et les hommes de passage, celle de James pour ses pommiers en particulier la merveilleuse reinette dorée, mais aussi leur relation conjugale, faite d’amour et de haine et qui aura une issue assez dramatique… De leurs 10 enfants, 5 meurent très tôt dans le roman de la fièvre des marais. Robert et Martha sont les deux enfants les plus sensibles et ceux qui souffrent le plus des tensions familiales. Robert fuit assez jeune la maison et part vers l’Ouest. On est dans les années 1850, l’époque des pionniers, des chercheurs d’or. Comme souvent dans les romans de Tracy Chevalier, l’arrière-plan est véridique, elle explique en postface que William Lobb a existé et a introduit les séquoias géants en Angleterre ainsi que d’autres personnages secondaires de l’histoire.

Autant la première partie m’a mise assez mal à l’aise (je me sentais oppressée par cette terre où tout et tous s’embourbent, au sens propre et figuré) autant la seconde, le voyage de Robert, ce personnage taiseux et attachant, m’a beaucoup plu.

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Tant que nous sommes vivants

tant-que-nous-sommes-vivantsJ’ai dévoré d’une traite ce beau roman d’Anne-Laure Bondoux, un auteur de littérature jeunesse que j’affectionne particulièrement, dont j’ai lu Les larmes de l’assassin, Pépites, Le temps des miracles et Le destin de Linus Hoppe. Cette auteure a l’art de créer des univers à chaque roman très différents, ainsi que des personnages forts, originaux, pleins de vie, d’énergie, de doute, de force et de faiblesse.

C’est le cas de Bo et Hama, qui tombent amoureux l’un de l’autre la première fois où ils se rencontrent, à l’Usine de ce lieu indéterminé à une époque non moins indéterminée. Leur amour est beau, puissant, solaire, mais lorsqu’un accident décime une bonne partie des ouvriers, les villageois ont tendance à en accuser Bo, étranger, et comme par hasard absent de l’Usine au moment du drame (il s’était tout bêtement endormi…) Bo et Hama (qui a perdu ses mains dans l’accident et attend un enfant) fuient le village. Leur chemin les mènera au cœur d’une grotte étrange habitée par des petits êtres aux noms particuliers (Un, Deux, Trois, etc.) puis sur une presqu’île où grandira leur petite fille Tsell.

En dire plus serait déflorer la beauté de ce très beau roman, à l’écriture lumineuse et poétique, sorte de conte sombre, qui n’est à mon avis pas du tout que pour les adolescents. J’ai eu le bonheur de rencontrer l’auteur il y a trois ans, alors qu’elle écrivait un roman autobiographique qui m’avait beaucoup émue, L’autre moitié de moi-même.

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Quiches d’anniversaire

logo-gourmandises-2017Pour le 6e anniversaire des Marmitonnes, Syl nous a concocté un petit jeu : il fallait deviner le mot « quiche lorraine » et en faire une.

J’ai décidé de faire des quiches individuelles : une seulement au fromage pour fiston qui n’aime que ça (hérésie pour les Lorrains dont les quiches ne comportent que lardons, œufs, crème et lait et pas de fromage), et les deux autres avec lardons, crème, mascarpone (j’avais un reste), œufs, champignons et fromage.

D’autres quiches chez Syl, Nahe, Estellecalim, Hilde, Béa (+ salade chez Nathalie). Aspho, rebelle évidemment, nous a préparé des muffins.

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quiche2

quiche3Et comme deux tartes valent mieux qu’une, en voici une aux poires pour le dessert !

tarte-aux-poiresBon appétit !

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Celle qui fuit et celle qui reste

celle-qui-fuit-et-celle-qui-resteBouh, je suis triste d’avoir déjà fini le troisième tome de cette passionnante saga d’Elena Ferrante, et de penser qu’il va falloir attendre encore un bon moment pour lire la fin… Eléna et Lila poursuivent leur vie d’adulte, dans l’Italie des années 70, entre les mouvements étudiants et sociaux, la montée du féminisme, les conflits ouvriers ou terroristes (c’est l’époque des « Brigades rouges » en Italie). « Celle qui fuit » le quartier napolitain, c’est Elena, la narratrice, qui a épousé l’universitaire Pietro, a deux petites filles, mais toujours insatisfaite, peu sûre d’elle malgré le succès de son livre, n’arrive pas à écrire un second roman. « Celle qui reste », c’est Lila, qui vit avec son fils et un autre homme que son mari et travaille à l’usine dans des conditions difficiles.

Le cœur de ce tome, c’est bien la condition de la femme, la maternité, la complexité des rapports amoureux, du désir et de la sexualité, le poids des traditions et du machisme (« une société qui trouve naturel d’étouffer toute l’énergie intellectuelle des femmes sous le poids de la maison et des enfants est sa propre ennemis et ne s’en aperçoit pas« ), qu’interroge inlassablement Elena à travers l’évolution de sa propre vie et qui est montrée magnifiquement par Elena Ferrante.

Et lorsqu’elle fait dire à son homonyme Elena, alias Lenù : « Était-ce ce que je voulais ? Écrire, mais écrire pas par hasard, et écrire mieux que je ne l’avais encore fait ? Étudier les récits du passé et du présent pour comprendre comment ils fonctionnaient et puis apprendre, apprendre tout du monde, avec pour seul objectif d’inventer des cœurs incroyablement vivants, que personne n’aurait su créer mieux que moi, pas même Lila si elle en avait eu la possibilité ?« , n’est-ce pas de sa propre écriture qu’elle parle ?

C’est difficile de parler de ce roman et pourtant j’étais en immersion totale, partageant complètement la vie de ces deux personnages, leur amitié complexe entre amour et haine, rivalité et proximité, fascination et déception. Mind est fan aussi ! Un billet très complet et très intéressant (de michfred) sur Babelio.

 

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Que faisions-nous le 02/02 à 14h02 ?

Pour voir ce que je faisais à ce moment-là allez voir chez Enna 😉

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