Croquettes au fromage

Fiston voulait au départ des nuggets au poulet et il n’y avait pas de poulet, il m’a alors suggéré des nuggets mais au fromage… ça tombait bien puisqu’on cuisine espagnol ce dimanche et je me suis dit que des croquettes au fromage feraient parfaitement l’affaire… J’ai farfouillé sur internet, trouvé CECI, et l’ai testé… alors voilà !

Dans la cuisine d’Isabelle, vous trouverez comme de bons petits plats !

Ingrédients :

  • 125 gr de farine
  • 75 gr de beurre
  • 120 gr de gruyère râpé
  • 60 gr de parmesan râpé
  • 30 cl de lait
  • 2 œufs
  • chapelure (maison pour moi)
  • sel, poivre, muscade

Préparation :

Chauffer le lait avec le beurre, noix de muscade, sel et poivre. A ébullition, ajouter la farine en une seule fois et mélanger vivement hors du feu pour obtenir une pâte lisse.
Séparer les blancs des jaunes et ajouter les jaunes en les incorporant rapidement dans la pâte.
Ajouter les fromages râpés, bien mélanger.
Verser la préparation dans un plat rectangulaire, et laisser reposer au frigo pour solidifier la pâte.
Découper la pâte en carrés.
Tremper chaque croquette dans les blancs d’œufs puis dans la chapelure.

Dans la recette, c’est frit à la friteuse que je n’ai pas donc j’ai tout simplement fait griller mes croquettes à la poêle à l’huile d’olive.

Délicieux ! croustillant à l’extérieur et fondant à l’intérieur !

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Une datcha dans le Golfe

Bahreïn vous connaissez ? Moi j’en avais vaguement entendu parler mais de là à le situer sur une carte alors là… L’auteur, journaliste, n’en savait pas grand-chose non plus avant de partir y rejoindre sa compagne mutée pour raisons professionnelles. Mari d’expatriée durant deux ans, entre 2014 et 2016, il en profite pour découvrir cet étrange pays tout en contradictions, discutant avec les uns et les autres, visitant, notant ses impressions.

Le résultat est étonnant dans un genre à la frontière entre le récit de voyage et le reportage documentaire. On y apprend énormément de choses passionnantes sur ce petit royaume du Golfe Persique, à travers de petits exposés sur la complexité par exemple des tensions religieuses dans le pays, mais aussi d’anecdotes personnelles, d’interviews de différentes personnes sur place et aussi à l’étranger, en particulier lorsqu’il s’agit de membres exilés de l’opposition. Il est question de l’hypocrisie d’une dictature qui soigne son image grâce au sport et en invitant des personnalités auxquelles elle montre le côté doré du pays, et qui exploite des « esclaves » asiatiques et torture ses opposants…

« Quand vous arrivez, vous êtes frappé par tous ces gens qui marchent le long des routes et ne se déplacent pas en voiture individuelle, toute cette population de travailleurs, maintenue dans un statut d’esclave. Mais le pire, c’est que, très vite, vous le prenez pour un fait accompli. Et vous ne les voyez littéralement plus, ils deviennent des fantômes. Vous critiquez le système mais vous y participez. »

C’est un peu fourre-tout et par moments inégal mais passionnant et superbement traduit par Myriam Chirousse, experte en la matière ! C’est elle, que je suis sur IG, qui m’a évidemment donné envie de lire ce roman !

Et je coche la case « objet » (un gros objet certes !) du challenge Petit Bac !

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Toucher la terre ferme

J’aime beaucoup Julia Kerninon découverte il y a une dizaine d’années avec son premier roman, remarquable de maîtrise littéraire, Buvard. De plus, c’est une amie proche qui me l’avait fait découvrir, et cette amie est décédée il y a un an et demi…

Depuis j’ai lu Une activité respectable, texte autobiographique et le très beau roman Liv Maria. Avec Toucher la terre ferme, elle renoue avec l’autobiographie et on comprend qu’elle s’est en partie inspirée d’elle-même pour ce beau personnage de femme libre, entier et fort dans Liv Maria. Ici elle raconte l’arrivée de son premier enfant, lorsqu’elle a 26 ans, le bouleversement que cela représente et son combat pour être à la fois mère, femme et écrivain, sa tentation d’abandonner mari et bébé sur le parking de la maternité pour reprendre sa vie de femme libre, l’épuisement qui suit l’accouchement.

« Sur le parking de la maternité, mère pour la première fois depuis moins de vingt-quatre heures, quand je suis descendue respirer l’air froid de l’automne juste pour être seule un instant, j’ai pensé à fuir. J’avais passé presque toute ma vie à partir, et je n’en revenais pas d’être là maintenant. J’ai vacillé. J’avais trente ans, je sentais le miel et le sang, je portais un pyjama en soie sous mon manteau, mes seins étaient poisseux, j’avais plusieurs points de suture sur le sexe, à cet endroit qui n’était censé être qu’à moi, quelqu’un que je ne verrais plus jamais avait fait de la broderie sans me regarder dans les yeux. C’était difficile de tenir debout sans crier, sans même parler de marcher, mais mon bébé m’attendait dans la chambre là-haut, et j’ai compris qu’une partie de moi envisageait d’appeler un taxi et de prendre la fuite le plus vite possible, le plus loin possible de cet endroit.« 

Le récit est aussi une vibrante déclaration d’amour au père de ses enfants et à ses enfants eux-mêmes, mais également aux livres qui font intimement partie de sa vie et elle refuse de choisir, alors elle allaite en lisant, berce en lisant, écrit entre deux tétées la nuit… « c’est précisément ça que j’ai toujours voulu – un livre, un bébé posé contre moi, Athéna, Junon, pas de négociations. […] Je lis en surveillant mes enfants dans le bain, je lis quand ils courent autour de moi le matin, je lis à table et ils font comme moi. C’est tout.« 

J’ai énormément aimé ce livre, d’une franchise parfois brutale, qui dit si bien cette ambivalence face à ces débuts dans la maternité, ce souhait de ne pas s’y engloutir pour offrir à ses enfants aussi cette distance nécessaire. C’est juste, fort et remarquablement bien écrit. Après je suis allée regarder des photos d’elle sur internet, elle a un petit air d’Audrey Tautou !

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Hachis parmentier de restes

Coucou les copines ! Avant-hier soir on a fait un barbecue et j’avais pas mal de restes de saucisses et merguez, alors j’ai improvisé un hachis délicieux… Je vous montre ?

Et notre cheffe bien-aimée passe le flambeau à Isabelle pour collecter les recettes c’est donc dans sa jolie cuisine normande que ça se passe désormais !

Et pour continuer sur les changements, je partage avec vous, les copines (et copains – si, si il y en a quelques-uns !) de blog, une joyeuse nouvelle puisqu’après vingt ans de vie commune et un enfant (aujourd’hui ado) mon compagnon et moi avons décidé de nous marier ! Ce sera le 28 mai dans notre jardin. On a prévu de faire un gros couscous nous-mêmes (on sera une petite quarantaine) et pour le dessert j’aurais bien aimé le préparer aussi mais c’était un peu trop de boulot donc on le commande. Voilà voilà 🙂

Ingrédients :

  • un bon reste de viande
  • un œuf
  • une tomate épépinée et épluchée
  • un oignon et une gousse d’ail préalablement revenus à la poêle
  • sel, poivre, herbes diverses (j’ai mis origan et romarin, du jardin)
  • 30 g (environ) de parmesan
  • environ 800g de pommes et de terre (j’ai mis aussi trois carottes qui menaçaient d’être trop vieilles)
  • un peu de lait, de crème fraîche et de beurre
  • du gruyère râpé

Préparation :

Mixer sans insister les 6 premiers ingrédients et en tapisser un plat beurré.

Préparer une purée maison : je fais les pommes de terre et carottes à la vapeur, je les écrase ensuite à la fourchette et j’ajoute lait, crème fraîche et beurre. Mettre la purée sur le mélange de viande et recouvrir de râpé.

Cuire environ 40 mn à 180°.

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Pizzette à la tomate

Coucou tout le monde, il fait un temps radieux, et on entre vraiment dans le printemps et donc dans la saison des apéros dehors et des pique-niques. J’ai voulu tester les « pizzette » de Un déjeuner de soleil, recette disponible ICI !

Voici les photos mais je n’ai pas été spécialement convaincue du résultat (ce qui est très rare avec les recettes de mon blog chouchou) ! Je suis sûre qu’il y a des choses plus alléchantes dans la cuisine de Syl et dans celles des autres copinautes… allons voir !

avant cuisson
et après !
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Les détectives du Yorkshire, tome 7 – Rendez-vous avec la menace

Parfait pour une lecture détente de fin de vacances et en contrepoint au très dense Nos vies en flammes ! J’ai retrouvé avec plaisir tous les personnages suivis depuis déjà six tomes : Samson O’Brien, le flic infiltré ayant fui Londres pour retrouver presque 15 ans plus tard, son village natal, Bruncliffe, dont il était parti dans des circonstances orageuses, Delilah Metcalf au caractère de feu, qui tient une agence de rencontres et mène les enquêtes avec Samson, Ida Capsick l’inénarrable femme de ménage, Joseph le père de Samson ancien alcoolique et toute la bande de joyeux lurons qui vivent avec lui à la maison de retraite, et tous les autres, en particulier Calimero, le si sympathique braque de Weimar de Delilah.

Dans ce dernier opus (dernier ? il reste à la fin encore pas mal de fils à tirer, suffisamment pour un tome 8 !!), Samson est rattrapé par son passé et menacé d’assassinat, et c’est tout le village, sous la houlette de Delilah, qui va se charger de le tirer de ce mauvais pas. C’est haletant mais surtout très drôle, vivant et chaleureux. Un délice !

Et une participation de plus au challenge « thrillers et polars »

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Nos vies en flammes

Après Nuits appalaches, je viens de finir un autre récit se déroulant dans la même région des Etats-Unis, lu grâce au conseil avisé d’une lectrice du blog (merci à elle !). David Joy, 38 ans seulement, dédie son roman à son « mentor et ami » Ron Rash, et effectivement on retrouve la même veine… en plus noir encore car de « joy » il n’y en a que dans son nom !

Le titre est à prendre dans tous les sens : les incendies ravagent la région, conséquence du réchauffement climatique, mais c’est surtout la drogue qui ravage quasiment toutes les familles, en particulier celle de Raymond Mathis, veuf retraité, dont le fils, junkie au dernier degré, cambriole régulièrement la maison de son père jusqu’à voler des fourchettes dépareillées. Un soir, son fils Ricky l’appelle à l’aide, il est kidnappé par un dealer qui le tuera si son père ne lui apporte pas 10 000 dollars… On suit Ray et son fils, un autre junkie et les flics, dont l’un, infiltré, cherche à trouver la tête pensante de ce trafic de drogue.

J’ai rarement lu un roman aussi précis et descriptif sur les ravages de la drogue, presque comme un documentaire. C’est extrêmement sombre, quasiment désespérant malgré quelques pages plus lyriques à la fin, sans aucun espoir ou presque. J’en avais presque du mal à respirer à la fin et c’était presque trop pour moi.

La postface est à lire, c’est un article paru dans une revue en 2020 intitulé « génération opioïdes » dans lequel l’auteur fustige vigoureusement l’industrie pharmaceutique responsable en grande partie de l’addiction d’un grand nombre d’Américains aux médicaments (en particulier l’OxyContin – j’ai pensé à l’excellent Petite sœur mon amour de Joyce Carol Oates) mais aussi la pauvreté qui pousse à boire ou se droguer : « Quand tout ce qu’on a c’est un billet de vingt dollars, vingt dollars ne repoussent pas les avis d’expulsion. Vingt dollars ne vous procurent pas une assurance-maladie. Vingt dollars ne suffisent pas à rembourser le prêt pour la voiture. Vingt dollars ne permettent même pas d’avoir de la lumière. Mais vingt dollars peuvent vous faire quitter ce monde pendant un petit moment. Rien qu’une minute. Juste le temps de respirer. C’est ce que tous les junkies que j’ai rencontrés voulaient : rien qu’une seconde pour respirer. » J’ai trouvé cette phrase tellement juste…

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Tarte chèvre, tomates et chorizo

Voici une très bonne tarte salée faite avec tous mes restes 🙂 Allons voir chez Syl ce qu’il y a de bon ce midi…

Ingrédients :

  • une pâte feuilletée
  • 1/2 courgette
  • 1/2 boite de fromage frais
  • 1 verre de lait
  • 3 œufs
  • du parmesan
  • 1/2 bûche de chèvre
  • quelques tranches de chorizo
  • 4 tomates cocktail
  • sel, poivre, muscade
  • moutarde à l’ancienne

Préparation :

Tapisser le fond de la pâte avec de la moutarde et y déposer les tranches de chorizo. Râper la demie-courgette, l’essorer et la battre avec les œufs, le fromage frais, les épices et le lait et verser le mélange sur la pâte. Déposer sur le dessus les tranches de chèvre, et les tomates coupées en quatre, parsemer de parmesan et hop au four 35 mn à 180°.

Bon appétit, bon 1e mai (avec le muguet de mon jardin !) et une photo de la côte basque où j’ai eu la chance de passer 4 jours la semaine dernière !

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Nuits appalaches

On est en 1954, le jeune Tucker, à peine 18 ans, revient de la guerre en Corée. Sur le chemin vers chez lui dans le Kentucky, à pieds, il rencontre Rhonda qu’il sauve d’un viol et ramène avec lui. Dix ans plus tard, on retrouve Tucker, trafiquant de contrebande, sa femme Rhonda et leurs cinq enfants, mais sur les cinq, seule Jo est normale, l’aîné Big Billy est hydrocéphale et passe sa vie dans un lit d’enfant, et les trois autres sont déficients mentaux. Pourtant un amour profond et viscéral les unit, tous, et lorsque les services sociaux menace de leur enlever les enfants, Tucker est prêt à tout pour les garder.

Un très beau roman, jamais misérabiliste, âpre mais lumineux qui m’a fait penser à ceux de Ron Rash, les personnages sont vraiment attachants, tant Tucker que Rhonda ou la jeune Jo, les dialogues sont sobres, simples et d’autant plus émouvants. Décidément, je suis rarement déçue par les bouquins publiés chezGallmeister !

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Sidérations

Décidément Richard Powers est un grand bonhomme… L’arbre-monde m’avait enchantée, et celui-ci m’a… sidérée. Encore une fois, il nous emmène dans quelque chose de vaste et de fort, à travers deux personnages très attachants, l’astrobiologiste Théo, qui a perdu sa femme quelques années plus tôt, et son fils Robin, 9 ans, autiste au QI exceptionnel qui a du mal à supporter le monde tel qu’il est. Pour l’endormir, tous les soirs, son père embarque son fils (et le lecteur en même temps) dans des voyages vers d’incroyables planètes et parfois même, comme au début du roman, dans la nature sauvage sous le ciel étoilé. La relation père-fils est magnifique, et Robin un enfant hypersensible à tout ce qui l’entoure, au vivant, aux menaces climatiques qui pèsent sur la Terre. Théo refuse de le médicamenter malgré les pressions fortes de l’école et la solution viendra d’un ami de sa femme Alyssa, qui propose à Robin un traitement par une machine basée sur la technique du neurofeedback, une technique d’intelligence artificielle permettant de mieux décrypter le cerveau, de la cartographier, de canaliser les émotions. Ainsi Robin réussit à se mettre en phase avec le cerveau de sa mère, fervente militante écologiste dans une empathie avec le vivant telle qu’elle lui a coûté la vie.

A travers le parcours du personnage de cet enfant si émouvant, c’est un vibrant cri d’alarme contre la destruction de notre planète, pour la préservation des espèces menacées et de la Vie avec un grand V que lance l’auteur. J’ai été bouleversée dès les premières pages jusqu’à la fin, poignante…

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