Pierre à pizza

J’ai acheté dernièrement une pierre à pizza. J’aurais dû vous montrer mon premier essai qui a été désastreux !!! Vu qu’il faut poser les pizzas sur la pierre déjà très chaude, je les avais préparées et posées sur une plaque mais… sans papier cuisson ! elles avaient donc collé, je n’arrivais pas à les poser sur la pierre bref… ça ressemblait à une compote de pizza et j’ai mis une bonne demi-heure à nettoyer la pierre…

Voici mon deuxième essai, avec feuille de cuisson, plutôt concluant ! La pâte est beaucoup plus dorée et crousti-moelleuse que quand on cuit les pizzas simplement au four !

Les autres recettes sont chez Isabelle !

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Aké les années d’enfance

Je viens de finir ce récit autobiographique publié en 1981 pour mon travail. Ne le cherchez pas en librairie il ne sera réédité que le 9 juin !

Wole Soyinka est né en 1934 au Nigéria et il a obtenu le Prix Nobel de Littérature en 1986 (si vous n’aviez jamais entendu parler de lui avant, vous êtes comme moi avant que le programme de l’année prochaine en prépa tombe ! :))

Aké, c’est le nom du domaine où grandit le jeune Wole, dans la mission anglicane où vivent ses parents surnommés Essay (prononciation de SA en anglais, initiales de Samuel Ayodele) et Chrétienne sauvage par l’auteur. Le lecteur est plongé complètement dans un autre univers et une autre époque et l’auteur a très bien su retranscrire ses émotions et sensations d’enfant : son périple de plusieurs kilomètres alors qu’il a à peine 4 ans, qu’il suit une fanfare dans la rue et le sentiment d’avoir traversé une expérience unique, la douleur à la mort de sa petite sœur, sa révolte face aux adultes qui sont parfois injustes et sévères, les épreuves initiatiques, en particulier l’incision de ses chevilles et poignets par son grand-père paternel, les bêtises d’enfant, son goût précoce pour l’école, les livres et la répartie (sa mère l’appelle « Monsieur l’Avocat » !).

Le récit est émaillé d’expressions yoroubas de l’ethnie à laquelle appartient la famille Soyinka et on apprend plein de choses sur la vie au Nigéria dans les années 40, l’éducation, les relations entre les hommes et les femmes ainsi que le début du rejet des colons.

Finalement c’est une enfance heureuse et colorée que l’auteur nous dépeint, mais sans mièvrerie, dans une langue belle et riche.

Même le baobab a perdu sa taille avec le temps ; et pourtant j’avais cru que ce rempart serait éternel, échapperait aux perspectives élargies d’une enfance disparue.”

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Normal People

Si j’ai bien compris ce roman a fait un carton (1 million d’exemplaires vendus, en gros sur le bandeau de la couv’). Bon, j’ai bien aimé mais pas de quoi en faire un best-seller je trouve… je serai curieuse de lire vos avis si vous l’avez lu !!

Connell et Marianne sont dans le même lycée, lui c’est le fils de Lorraine qui vient faire le ménage chez les parents de Marianne. Ils ne sont pas du tout de la même classe sociale, en plus la famille de Marianne est plus que bizarre et la jeune fille est plutôt harcelée au lycée alors que Connell, élevé par une mère célibataire chaleureuse, est assez populaire mais timide. Assez vite pourtant quelque chose les lie, de puissant et d’indescriptible. Ils deviennent amants…

Le roman suit ces deux-là depuis le lycée jusqu’à la fin de leurs études universitaires, de 2011 à 2015 dans cette drôle de relation qu’ils ont, une sorte d’amitié amoureuse unique mais instable, ni avec toi, ni sans toi en quelque sorte…

Je reste mitigée, certains passages m’ont paru assez plats, factuels, sans trop de reliefs, d’autres sont beaucoup plus approfondis, les dialogues en particulier. J’ai trouvé que l’écriture de ce roman reflétait bien notre époque, l’importance énorme du regard des autres par exemple, et leur envie d’être des « gens normaux » ce qu’ils ne sont évidemment pas, ni l’un ni l’autre, surtout Marianne, abîmée par une famille dysfonctionnelle, mais aussi cette écriture un peu froide, distante, essentiellement au présent, les dialogues se mélangeant au récit. C’est un roman qui m’a touchée mais pas bouleversée sur l’amour, sur l’amitié, le sexe, et sur cette période si particulière d’entrée dans l’âge adulte.

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Apéro de l’été !

Le dernier dimanche du mois on fait recette commune et ce mois-ci, désespérée par ce mois de mai pluvieux, j’ai proposé « apéro de l’été », eh ben ça y est ! On y est non ? Donc ce dimanche vous aurez pleeeeeiiiiinnnn de bonnes idées soigneusement recueillies par Isabelle en attendant le retour de Syl 🙂

Sur mon blog j’ai déjà publié pas mal d’idées pour des trucs apéro !! Mon best-of, ceux que je fais régulièrement : le sapin, les palmiers ou le soleil apéritif, les « p’tits trucs au fromage », la focaccia, . Là j’ai testé le roulé aux épinards, saumon fumé et boursin, trouvé chez Samar qui a toujours de bonnes idées et aussi des crackers au parmesan !

Roulé saumon, Boursin et épinards

Ingrédients :

  • 350 g d’épinards cuits hachés
  • 3 oeufs
  • sel, poivre, épices 5 baies
  • saumon fumé
  • Boursin

Préparation :

Préchauffer le four à 200°.

Égoutter les épinards.

Battre les jaunes d’oeufs et les épinards dans un récipient. Saler et poivrer (ajouter d’autres épices si désiré).

Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement à la préparation précédente sans casser les blancs.

Verser la préparation sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, égaliser la surface à l’aide d’une spatule.

Enfourner le roulé aux épinards pour 25 minutes environ.

Déposer du papier sulfurisé sur le roule et démouler en inversant le moule. Laisser refroidir puis étaler le fromage sur la surface du roulé et déposer des tranches de saumon fumé.

Rouler délicatement et recouvrir de film alimentaire. Placer au frais pour 3 heures environ. Au moment de servir retirer le film alimentaire et découper des tranches.

Crackers au parmesan

Ingrédients :

  • 1 tasse de farine (250 ml)
  • 1 pincée de sel
  • ½ tasse de parmesan râpé (120 ml)
  • 4 c-a-soupe de beurre (55 g)
  • ¼ tasse de crème liquide (60 ml)
  • ¼ c-a-c d’origan
  • gros sel, graines de sésames ou graines de graine de pavot etc…

Préparation :

Dans un robot verser la farine, le sel, l’origan, le parmesan et le beurre.

Donner plusieurs impulsions jusqu’à ce que la farine et le beurre soient bien incorporés et ajouter la crème liquide petit à petit tout en mixant jusqu’à ce que la pâte se ramasse (il ne faut pas que ça colle).

Étaler la pâte à l’aide d’un rouleau à pâtisserie sur un plan de travail farinée et découper des formes (j’ai utilisé des étoiles) puis déposer au fur et à mesure les crackers sur la plaque à pâtisserie.

Parsemer de gros sel, de graines de sésames ou pavot.

Enfourner pour environ 12 min tout en surveillant la cuisson ils doivent être juste dorés.

A la sortie du four asperger d’un mélange de beurre fondu avec des herbes coupées (j’ai un mélange sauge et origan) puis laisser refroidir.

Et voilà un délicieux apéro !!

Et qu’est-ce qu’on a bu avec ça ? Un délicieux vin de sureau fait maison 🙂 Elle est pas belle la vie parfois ?!

Et en prime une photo du seringat :

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Courgettes farcies au chèvre frais

Un petit plat d’été pour conjurer le sort qui, à part samedi dernier où il faisait très chaud, fait pleuvoir sur ce joli mois de mai ?? Ce plat est délicieux et très léger, et je l’ai fait trois fois en quelques jours !

Les autres recettes sont chez Isabelle !

Ingrédients (pour 4) :

  • 2 courgettes
  • 1 chèvre frais
  • 1 tomate (ou 2 champignons, j’ai fait les deux, les deux sont bons !)
  • 1 oeuf
  • 1 oignon
  • sel, poivre, herbes diverses
  • huile d’olive

Préparation :

Evider les courgettes. Hacher grossièrement leur chair, la faire dorer dans 1 cuillère à soupe d’huile d’olive à feu moyen jusqu’à obtenir une purée dorée. Assaisonner et ajouter les tomates ou les champignons.

Couper l’oignon et faire frire dans une cuillère à soupe d’huile d’olive.

Dans un récipient, écraser le chèvre frais et l’oeuf, et rajouter les légumes, en farcir les courgettes évidées.

Faire cuire 45 min à 180 °.

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Trois

Après avoir été un peu déçue par Les oubliés du dimanche, j’ai voulu donner la chance au dernier roman de Valérie Perrin, Trois, car j’avais beaucoup aimé Changer l’eau des fleurs. Bonne pioche car je me suis vraiment régalée !

Ils sont trois, unis comme les trois doigts de la main : ils se sont rencontrés à 10 ans, à la rentrée du CM2 en 1986. Eux trois, c’est Nina Beau, belle, franche, élevée par son grand-père, Adrien Bobin, introverti et qui sera le souffre-douleur du maître cette année-là, et Etienne Beaulieu, le beau gosse un peu bourrin. Malgré leurs différences, ils traversent tout ensemble, les premières règles de Nina comme les premières boums.

Mais le roman débute en 2017 : on sait que Nina est toujours dans le même village et travaille au refuge pour animaux abandonnés. La narratrice qui raconte à la 1e personne est une journaliste, Virginie. Elle semble avoir un lien avec ces trois-là mais lequel ? Au début une voiture est repêchée du fond du lac et un drame, survenu en 1994, remonte à la surface…

C’est une superbe histoire d’amitié, la vraie, celle qui inclut aussi les trahisons, la douleur, la séparation. J’ai adoré passer un peu de temps avec ces trois-là, depuis leurs 10 ans jusqu’à leur quarantaine, et je suis totalement réconciliée avec Valérie Perrin !!

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Aubergines grillées aux tomates séchées

Cette fois j’ai piqué ma recette sur le blog Papilles et Pupilles pour liquider mes aubergines !

Et les autres recettes sont chez Isabelle !

Ingrédients

  • 2 grosses aubergines 
  • 4 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 petite cuillère à café de sel
  • 2 gousses d’ail
  • 1 cuillère à soupe d’herbes de Provence
  • quelques tomates séchées
  • quelques anchois
  • 1 pointe de couteau de piment d’Espelette
  • 1 échalote

Préparation

Dans un bol mélanger l’huile d’olive, le sel, l’ail pressé, l’échalote et les tomates séchées hachées et les herbes de Provence. Dans un autre, faire la même chose mais avec des anchois au lieu des tomates séchées

Laver les aubergines, les couper en deux et inciser la chair des aubergines.

Déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé ou dans un plat à gratin. Badigeonner les faces incisées avec le mélange à base d’huile d’olive précédemment réalisé.

Faire cuire 40 minutes environ à 180°.

C’est très très bon !!

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Selfies

Voilà longtemps que je n’avais pas lu un Adler-Olsen, j’avais vraiment aimé les trois premiers, Miséricorde, Profanation et Délivrance alors quand j’ai vu celui-ci à la bibli, je n’ai pas hésité. Bien sûr c’est toujours aussi addictif, et bien sûr j’ai eu un grand plaisir à retrouver le duo improbable Carl Morck et Assad mais j’ai trouvé celui-ci un peu trop touffu et avec trop de coïncidences invraisemblables.

Les deux enquêteurs du département V n’ont pas moins de 5 affaires sur le feu, dont une qui touche Rose, la policière un peu extravagante qui bosse avec eux. Elle se retrouve internée parce qu’elle a écrit sur tous les murs de chez elle « tu n’as rien à faire ici », ce qui a manifestement à voir avec son passé et sa relation difficile avec son père. Par ailleurs, un chauffard tue en quelques jours plusieurs jeunes femmes touchant les aides sociales (le lecteur est au courant très vite de son identité mais pas les enquêteurs). C’est là que c’est intéressant parce que ces jeunes femmes, on n’a pas envie de les plaindre, au contraire : Denise, Michelle et Jazmine sont un trio de pétasses bimbo, qui trouve absolument toutes les astuces pour profiter du système sans jamais travailler… et le tueur, ça l’énerve aussi 🙂

Bref, Carl et Assad sont franchement débordés et on se perd un peu dans cet imbroglio d’affaires qui s’entremêlent, mais malgré les longueurs et les coïncidences un peu trop faciles, ce polar m’a tenue en haleine ces derniers jours !

Pour le challenge « thrillers et polars » !

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Filet mignon en croûte d’herbes et à la moutarde

Vous connaissez mon admiration pour le blog d’Edda ? C’est grâce à elle qu’on a goûté ce délicieux filet mignon !

Et ce dimanche, c’est Isabelle qui prend le relais pour les recettes durant tout le mois de mai.

Ingrédients :

  • 1 filet mignon de porc
  • 120 g environ de pain rassis un peu dur
  • 15 feuilles de persil plat
  • 5-6 feuilles de sauge fraîches
  • 3 à 4 bonnes càs de moutarde
  • les brins de deux tiges de romarin
  • huile d’olive vierge extra
  • sel et poivre

Préparation :

Préchauffer le four à 210°C. Passer dans le bol du mixeur le pain en petits morceaux et les herbes ciselées avec 2 càs d’huile d’olive et une pincée de sel et de poivre. On obtient une chapelure un peu grossière (elle donne une belle texture), un peu verte et très aromatique.

Tartiner le filet de moutarde sur toute la surface (sauf le bas) et le poser sur une plaque recouverte de papier cuisson. Parsemer abondamment de chapelure aux herbes et presser légèrement pour faire adhérer à la viande. Saler et verser un filet d’huile d’olive.

Enfourner pendant 30 à 40 minutes environ, selon les goûts et le four. La viande doit cuire mais reste encore moelleux. Laisser reposer 5 minutes (voire un peu plus) puis servir en tranches.

C’est délicieux et la viande est extraordinairement fondante !!

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Un homme presque parfait

J’avais commencé ce livre il y a quelques années et l’avais abandonné au bout d’une cinquantaine de pages. L’été dernier j’avais tellement aimé Le pont des soupirs que j’ai voulu redonner une chance à cet « homme presque parfait » que j’avais à peine rencontré !!

Et j’ai bien fait : pourtant j’ai dû m’accrocher cette fois encore et c’est au bout d’un bon tiers du roman que je suis enfin entrée dans l’histoire mais alors pour de bon jusqu’à la fin que j’ai quittée à regret…

On est dans une petite ville tranquille et paumée, North Bath, au nord de l’Etat de New-York, ruinée depuis que les sources thermales se sont taries. Sully est le protagoniste et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est très très loin d’être parfait… la soixantaine, divorcé, il enchaîne les galères et les petits boulots, refuse de soigner un genou qui a doublé de volume, traîne avec tous les paumés du coin. Au fur et à mesure du roman, on comprend mieux Sully, fils d’un homme alcoolique et violent qui empoisonne encore la vie de son fils au-delà de sa mort… En effet, incapable de lui pardonner il laisse pourrir la maison qu’il lui a laissé, refuse de s’engager avec Ruth, sa maîtresse depuis vingt ans, et n’a pas été capable d’entretenir de relation avec son fils Peter. Bref, il semble avoir fait tous les mauvais choix possibles…

Et plus le roman avance, plus on s’attache à ce looser de première qu’on découvre aussi capable de générosité bourrue, d’amitié. C’est l’amitié, l’attachement qui sont au centre de ce roman, les relations humaines, souvent manquées, complexes, douloureuses. Et autour de Sully gravitent toutes sortes de gens tout aussi branquignols et tout aussi attachants, la vieille Hattie, sourde et foldingue que sa fille Cass, qui tient le café-resto du coin garde à côté de la tout aussi vieille caisse enregistreuse car il n’y a que le bruit de cette caisse qui la maintienne en vie, Rub, le pote de Sully qui ressemble au chien bête et fidèle Rantanplan, Carl Roebuck à qui tout sourit, qui trompe sa femme à tout bout de champ et qui fournit les boulots les plus foireux à Sally et Rub.

Les dialogues sont savoureux, c’est plein d’humour et de réflexions très fines. Je lirai sûrement la suite, A malin, malin et demi où on retrouve apparemment les mêmes personnages !

Dans l’extrait suivant, le père de l’ex-femme de Sully, Vera, regarde autour de lui lors d’un repas épique de Thanksgiving : « Vera, sa fille malheureuse et son mari si patient ; puis l’ex-gendre estropié, Sully, le père du petit garçon Peter ; cette grosse femme triste, sans grâce, qu’il avait épousé ; enfin le petit garçon lui-même, sa quéquette à la main, débordant de vie et d’énergie. Robert Halsey contemplait le tableau, savait qu’il aimait chacun d’eux, mais conclut hic et nunc que même si sa dernière bouffée d’oxygène était aussi la dernière, il n’échangerait pas sa place contre celle d’aucun d’eux. »

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