Repas syrien (1) – le Baba ghannouj

Pour mon anniversaire, j’ai reçu de mes amis, entre autres, un cadeau très original. Je vous raconte : une de mes amies a rencontré un couple syrien, lui ingénieur et elle assistante dentaire en Syrie, qui ont dû fuir leur pays il y a trois ou quatre ans pour raisons politiques. Lui a même fait huit ans de prison là-bas. Ici, bien sûr, ils n’ont pas pu retrouver leur métier, alors ils se sont recyclés dans la cuisine, ils préparent des repas pour des mariages ou des anniversaires.

Fin août, avec eux et mon amie qui les connaît, on est allés faire les courses ensemble le matin, puis ils sont venus passer un après-midi chez moi, pour m’initier à la cuisine syrienne. On a passé un après-midi de fin d’été (c’était fin août) délicieux, un vrai voyage à la fois humain et culinaire. J’ai découvert un couple très attachant, ce qui m’a marqué c’est le visage si lumineux de Hamed, sans aucune amertume alors qu’il a vécu des choses si dures. Elle, Khereh, ne parle pas très bien français alors on communiquait avec des gestes et des sourires.

Et maintenant je sais faire trois plats ! Du taboulé syrien, le baba ghannouj et les feuilles de vignes farcies ! Je vous propose de vous les faire découvrir, le temps de trois dimanches… C’est parti pour le baba ghannouj, un plat absolument délicieux que vous pouvez tester tant qu’il y a encore des aubergines sur le marché !

Ingrédients :

  • 1 bouquet de persil
  • ½ bouquet de menthe
  • 2 poivrons
  • 2 tomates
  • 3 aubergines pas trop grosses
  • 1 citron
  • 1 échalote
  • 1 gousse d’ail
  • huile d’olive
  • 3 cuillères à soupe de mélasse de grenade
  • 1 cuillère à soupe de tahin
  • Sel, poivre

Préparation :

  • Couper les poivrons et les tomates (sans les graines) en petits cubes.

  • Faire griller les aubergines sur la braise sur tous les côtés jusqu’à ce que la peau soit noire et fripée, finir de les cuire en pyramide. (Hamed les a fait cuire sur le barbecue dehors ! mais on peut aussi le faire en les mettant, entières, dans le four très chaud – cela dit, le goût des aubergines cuites sur le grill du barbecue fait au bois, pas au charbon, est incomparable…) Les laisser refroidir, peler et mettre dans une passoire. Couper dans la passoire pour les égoutter.

  • Couper la menthe et le persil.

(Mon amie en premier plan et derrière, Khereh)

  • Dans un saladier mettre les aubergines, les herbes, les poivrons et les tomates.
  • Ajouter quelques noix coupées, le jus de citron, l’échalote, l’ail, le tahin et la mélasse de grenade, ainsi qu’une rasade d’huile d’olive.

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Surtensions

!! Attention : pour ceux qui veulent lire les aventures de Coste depuis le premier tome, je déconseille de lire mon billet !!

Je termine le troisième et dernier opus de Olivier Norek consacré à Victor Coste. Un Victor Coste au bout du rouleau après 15 ans de bons et loyaux services à la brigade du 93. Dès le premier chapitre, il s’adresse à la psy : s’il ne va pas bien c’est qu’il a tué deux personnes et que quelqu’un de son équipe a aussi perdu la vie… Le roman est donc le récit de cette sombre enquête, jonchée de morts et de terribles récits, dont certains sur la vie en prison, qui mêle une famille corse braqueuse de bijouterie, un avocat véreux, un kidnapping, et toujours l’équipe de choc, Coste et ses trois acolytes, Ronan le bourrin – plus si bourrin depuis qu’une magistrate l’a amadoué… -, Sam le geek et Johanna la maman bourrue de la bande.

L’intrigue est dense et menée de main de maître, aucun temps mort, l’écriture est nerveuse, forte mais comme Coste, plus j’avançais, plus j’étais écœurée de voir que les grands méchants passent toujours au travers des mailles du filet, que les vraiment sympas meurent et que même les histoires d’amour finissent mal (on le sait elles finissent mal… en général !) C’est sûrement ce que vivent les fils du 93 au quotidien mais là pour moi c’était un peu too much ! En tout cas, un grand bravo à l’auteur : c’est du beau polar noir dont chaque opus est meilleur que le précédent, mais il faut avoir le cœur bien accroché !

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Pleins de vie

C’est Krol qui m’a donné envie de lire ce bouquin : comme elle, j’ai été vite séduite par l’humour décapant de cet auteur dont j’avais lu, mais il y a trèèèès longtemps, Mon chien Stupide (qui va être adapté au ciné par Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg !! je n’ai aucun recul avec Charlotte Gainsbourg que j’adore… on a quasiment le même âge et j’ai l’impression d’avoir grandi avec elle…).

Dans Pleins de vie, John Fante raconte sa vie (comme dans tous ses romans je crois) de jeune homme vivant avec sa femme enceinte Joyce dans leur maison de Los Angeles. Le ton est donné dès le début : « C’était une grande maison parce que nous étions des gens aux grands projets. D’ailleurs le premier était déjà là, butte accrochée à la taille de ma femme, monticule agité de mouvements doux, telle une boule de serpents qui se lovent et frémissent. » Romantique non ?! Tout est raconté avec un incroyable humour et beaucoup d’autodérision, en particulier ce moment (véridique d’après sa veuve Joyce interrogée plus tard sur cet épisode) où Joyce traverse le plancher rongé par des termites… L’auteur décide de demander de l’aide à son père italien, originaire des Abruzzes. « A chacun de mes retours à la maison, saluer maman a toujours été le plus difficile. Car ma mère était une spécialiste de l’évanouissement, surtout si je ne l’avais pas vue depuis plus de trois mois. Quand moins de trois mois s’étaient écoulés, je pouvais encore contrôler la situation. Car elle se contentait alors de vaciller dangereusement, prête à s’écrouler, ce qui nous donner le temps de la rattraper avant la chute. Une absence d’un mois ne posait pas le moindre problème. » Le père, un personnage haut en couleur, repart avec son fils à Los Angeles mais au bout de plusieurs jours, malgré l’énorme caisse à outils qu’il a emportée, le trou dans le plancher est toujours là…

J’ai beaucoup ri en lisant ce court roman, une lecture pleine de vie et d’humour qui fait du bien !

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Toute une vie et un soir

Que j’ai passé un bon moment avec ce roman ! c’est bien « toute une vie » que raconte le narrateur, un Irlandais de 84 ans, Maurice Hannigan, veuf depuis deux ans, et qui passe une soirée à s’adresser dans sa tête à son fils parti vivre depuis longtemps aux Etats-Unis, tout en portant (en cinq chapitres) des toasts aux cinq personnes qui ont compté le plus dans sa vie, son grand frère Tony, qui l’a soutenu dans son enfance pas facile (des déboires à l’école, un travail très dur chez des maîtres maltraitants), son fils journaliste Kevin, sa femme Sadie, l’amour de sa vie (les pages la concernant sont hyper émouvantes), sa belle-soeur Noreen, sa fille Molly.

On s’attache à ce personnage bourru, pas très communicatif, qui revient sur sa vie avec beaucoup d’humanité et d’humour, le ton est juste, simple, émouvant sans être mièvre du tout.

« Tout le temps qu’on a vécu ensemble, j’ai jamais cessé de la désirer. Jamais. Pas un seul instant. Pas une seconde. J’ai vu sa peau traverses les années, se friper doucement. Je la touchais souvent, toujours amoureux d’elle des pieds jusqu’à la tête, de chaque ride qui se creusait, de chaque marque qui s’installait. On a eu des moments difficiles, comme tout le monde, mais à aucun moment j’ai eu d’yeux pour une autre. J’ai jamais voulu qu’elle. »

D’autres billets, très enthousiastes aussi : Lettres d’IrlandeKathel (dont le billet m’a donné envie de le lire) – Jérôme

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Curry végétarien à la banane

Ça fait un moment que j’avais envie de tester cette recette de chez Edda, et justement je revenais du marché avec tout ce qu’il fallait !!

Rien ne bouge encore ce matin chez Syl, mais les casseroles chauffent tout doucement et les recettes devraient arriver dans la journée 😉 bon dimanche à tous !

Ingrédients

  • 60 cl de lait de coco (j’en ai mis 40)
  • 400 g tomates concassées fraîches ou en boîte
  • 150 g carottes
  • 180 g courgettes
  • 1/2 poivron rouge
  • 1/2 poivron vert (pas mis)
  • 2 bananes moyennes  pas trop mûres
  • 2 cm gingembre frais râpé (je n’en avais pas, dommage ! j’ai mis en poudre à la place)
  • 1 gousse ait
  • 1 petit oignon
  • 2 càc cardamome en poudre
  • 5 càc curry en poudre
  • 1 càc cumin
  • huile végétale
  • quelques feuilles de coriandre
  • Noix de cajou

Préparation

Laver et couper les carottes en rondelles et les courgettes en dés. Couper une banane en rondelles. Couper l’ail et le gingembre en petits dés.

Dans une casserole, faire revenir l’oignon émincé avec 4 cas d’huile, ajouter l’ail, le gingembre, les épices en poudre et le piment. Laisser torréfier une ou deux minutes (on doit sentir le parfum), puis ajouter les tomates. Laisser mijoter deux minutes puis ajouter les carottes, les poivrons et une banane.

Ajouter le lait de coco et laisser mijoter vingt minutes.

Ajouter les courgettes au curry et laisser cuire encore 5 minutes.

Servir le curry chaud garni de noix de cajou, la banane et les feuilles de coriandre et accompagné de riz basmati.

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Le tag d’Enna : « autour du blog »

Enna, dont je suis régulièrement le blog, propose d’instaurer le principe d’un tag par mois, je ne les suivrai pas tous mais j’ai bien envie de répondre à celui-ci qui permettra à ceux et celles qui viennent depuis peu ici de me connaître un peu mieux !

Les règles du tag ? Elles sont simples : 1) répondre aux questions, 2) taguer quelques personnes 3) les prévenir qu’elles sont taguées 4) aller lire leurs réponses à ces mêmes questions ! mais je préviens que je ne taguerai personne, que chacun(e) se sente libre de reprendre ce tag ou non !

  1. début du blog ? En mars 2013, il y a 6 ans et demi déjà, mon blog aura son âge de raison dans quelques mois 🙂 C’est Mrs Pepys, qui était alors ma collègue et amie (j’ai déménagé depuis…) qui m’en a donné l’envie en ouvrant le sien !
  2. pseudo ? Mon vrai prénom est dedans, le jeu de mots me plaisait bien, mon homme m’appelait parfois ainsi quand on s’est rencontrés, trois bonnes raisons d’adopter ce pseudo aux fausses allures de princesse 🙂
  3. organisation du blog ? Quand je regarde un peu mes archives, je me dis que le nombre d’articles a pu varier mais il oscille toujours en 5 (mais c’est rare !) et 20 par mois (rare aussi), en moyenne je publie une dizaine de billets. Au début c’était surtout des billets de lecture mais depuis quelques années, je rate rarement le rendez-vous culinaire dominical de Syl, car j’ai beaucoup de plaisir à partager mes recettes, à m’inspirer de celles des autres, à m’ouvrir à d’autres horizons. Je m’oblige à rédiger assez vite un article dès que j’ai fini un livre mais il m’arrive de ne rien rédiger du tout, rarement car j’adore garder une trace de tout ce que j’ai lu. Souvent, je vais sur mon blog depuis mon téléphone quand je suis dans une librairie et que je cherche un livre à offrir à quelqu’un, c’est très pratique !
  4. commentaires ? J’adore TOUJOURS lire les commentaires et j’y réponds pratiquement toujours, j’aimerais en recevoir plus encore car pour moi c’est vraiment l’intérêt du blog, les échanges avec les autres. J’essaie de commenter régulièrement sur les blogs des autres aussi !
  5. communauté de lecteurs/blogueurs/amis ? J’ai eu la chance de rencontrer trois blogueurs et blogueuses dans la vraie vie et il y a des personnes que j’adorerais vraiment rencontrer ! Comme Enna, je suis depuis des années des blogueurs/blogueuses que j’ai du coup l’impression de connaître et qui sont mine de rien importantes pour moi. Les suivre par ailleurs sur IG ou FB renforce cette impression.

Voilà !

Publié dans à sauts et à gambades | 11 commentaires

Territoires

Après Code 93 je retrouve Victor Coste et son équipe, à la fin d’un mois de juin bien chaud à tous les sens du terme… La brigade des Stups cherche à faire tomber le revendeur le plus important d’une cité du 93 mais… un mystérieux type en scooter l’abat froidement juste avant qu’ils ont pu l’appréhender. Il est bien question d’une bataille sans merci pour un territoire, celui de cette cité de Malceny où ceux qui dirigent le trafic de drogues ont tout le pouvoir. Les trois personnes pivots de ce trafic ayant été tuées, d’autres prennent la place, dont un gosse de 12 ans surnommé Bibz, dont l’inhumanité est vraiment terrible (ce qu’il fait dans l’appartement d’une « nourrice » – ces gens en apparence inoffensifs, vieillards ou vieilles dames mais qui gardent la drogue chez eux vu qu’il y a bien moins de risques que la police débarque… – me glace encore le sang !). Mais au-dessus de Bibz, il y a le « Boss », et sur cette enquête il faudra bien que les Stups travaillent main dans la main avec l’équipe de Coste pour l’empêcher de nuire.

On plonge avec ce nouvel opus, nerveux, dense, plus abouti encore que le précédent dans l’intrigue comme dans les dialogues, dans l’univers glauque de ce trafic et des liens plus que troubles qu’il entretient avec le monde politique.

« Vous vous servez de nous pour asseoir votre pouvoir et, pour être sûre de votre loyauté, parfois, vous engagez certains d’entre nous dans votre propre équipe. Vous collaborez avec le mal qui ronge votre ville pour en garder le contrôle. »

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