Cake surprise

Mon fils avait un besoin urgent de gâteau à dévorer en rentrant du collège…

Et justement, sur mon blog préféré, Un déjeuner de soleil, il y avait un billet « 30 recettes pour le goûter des enfants »… Donc : voici le cake surprise réalisé deux fois en deux semaines…

Syl est revenue ; vous trouverez dans sa cuisine toujours de belles surprises !

Ingrédients :

  • 170 g sucre
  • 220 g farine
  • 4 gros œufs
  • 12 cl crème liquide entière
  • 110 g beurre demi-sel fondu + un peu
  • 100 g Nutella
  • 1/2 sachet levure chimique
  • 1 gousse vanille (moi j’ai mis une cuillère à café d’arôme de vanille) 

Préparation :

Beurrer un moule à cake.

Fouetter les œufs avec la vanille et le sucre ajouté en deux fois jusqu’à ce qu’ils deviennent clairs et mousseux (ils doivent presque doubler de volume).

Incorporer la crème puis le beurre fondu. Tamiser la farine avec la levure puis l’incorporer à la pâte, délicatement, par mouvements circulaires du bas vers le haut en soulevant la préparation.

Préchauffer le four à 160°C (chaleur tournante). Tapisser une plaque de papier cuisson.

Prélever un bon tiers de la pâte et y incorporer la pâte à tartiner en mélangeant délicatement. Verser cette pâte en rectangle de 1 cm environ sur la plaque. Enfourner pendant 14 minutes environ. La pâte va gonfler, former une croûte, devenir souple au toucher un peu comme une génoise mais plus dense.

Sortir, laisser légèrement tiédir puis découper à l’aide d’un emporte-pièce en forme de fleur ou rond (pas plus de 5 cm de diamètre (il faut qu’il rentre dans le moule à cake et qu’il reste des bords – le mien est en forme d’ours, ce qui ne se voit pas trop sur la photo…).

Verser un tiers de la pâte blanche dans le moule à cake, poser dessus en vertical les forme de cake à la pâte à tartiner, les unes à côté des autres en pressant un peu vers le bas.

Verser dessus le reste de pâte blanche à la vanille puis enfourner à 160°C pendant 30 à 40 minutes. La pâte doit colorer, gonfler un peu, il doit se former une croûte.

Laisser refroidir et… déguster ! Il est très très bon !

Publié dans Mes gourmandises | 2 commentaires

Les enténébrés

C’est le bilan de l’été fait par Noukette qui m’a donné l’idée de lire ce roman. Et : whaouh. C’est un roman touffu, dense, flamboyant et fiévreux, construit comme un puzzle. Difficile de le résumer tant c’est tressé de plusieurs histoires qui ont bien toutes à voir les unes avec les autres…

Il est question d’amour surtout, celui, dévorant, passionné, sensuel, de Sarah pour Richard, celui, entier et puissant de Sarah pour son mari Paul, de ces deux amours qu’elle pense pouvoir vivre absolument. Il est question de l’amour de Sarah pour sa mère qu’elle aime et hait à la fois, une mère qui a battu son enfant tant de fois et l’a autant de fois serré dans ses bras. Il est question de la souffrance des réfugiés syriens, de celle des enfants enfermés dans un hôpital psychiatrique autrichien et qui servaient de cobayes à de sadiques nazis. Il est aussi question de lourde histoire familiale faite de maladie mentale, de figures maternelles défaillantes et de pères destructeurs… Autobiographique ? en partie sûrement mais c’est beaucoup plus large que cela. Il faut accepter de se laisser embarquer par cette écriture extrêmement originale alternant les lettres, les messages déchirés, les monologues intérieurs, les récits et les fragments de conférences. Une belle découverte ce roman au beau titre écrit par une romancière qui est aussi – pas étonnant – psychanalyste.

Et cette citation me parle très fort… « L’amour, lui, est simplement un travail, une patience. Je me rappelle très bien avoir fait cette opération-là, avec toi, c’est un choix que tu fais, qui est très profond, devant ce qui va se passer, affronter ensemble le vieillissement, la mort des parents, la maladie, tout ce qui arrive dans le cours ordinaire de la vie de couple : accepter de n’avoir juste comme moyen de soutenir cela qu’une connaissance de plus en plus profonde du corps de l’autre, de ce qui l’agite, de ce qui le touche, de ce qui le tient, de ce qui le soutient. Cet approfondissement de la conversation, c’est un choix que j’ai fait avec toi. »

« C’est impossible d’être à la hauteur de la fiction que l’on a de soi-même. Tout comme il est impossible d’être fidèle à la fiction que ceux qui nous aiment se font de nous.« 

Publié dans littérature française | 7 commentaires

Aubergines rôties aux raisins et aux pignons

C’est encore un peu la saison des aubergines mais plus pour longtemps… alors voici une recette originale trouvée chez  Edda pour une petite entrée sympathique !!

Syl est en week-end, donc pas de billet reprenant toutes les recettes dominicales aujourd’hui !

Ingrédients

  • 2 aubergines
  • 30 g pignons de pin
  • 30 g raisins secs
  • romarin
  • origan ou thym
  • huile d’olive vierge extra
  • sel
  • poivre

Préparation
Laver, essuyer et retirer le pédoncule des aubergines. Les couper en tranches de un centimètre d’épaisseur (voire un peu moins) et les saler.

Tremper le raisin dans un peu d’eau tiède.

Dans un poêle, verser un peu d’huile d’olive. Chauffer puis y faire dorer les tranches d’aubergines les unes à côté des autre (procéder en plusieurs fois) 2 minutes. Les poser ensuite sur une plaque recouverte de papier cuisson. Procéder de même avec le reste des aubergines.

Saupoudrer d’origan et d’un peu de romarin, puis de sel. Poser dessus les raisins égouttés mais encore mouillés et les pignons. Enfourner pendant une dizaine de minutes : les raisins ne doivent pas brûler et les aubergines cuire un peu plus.

Saler et servir de suite ou à température ambiante.

C’est très bon en entrée !!

Publié dans Mes gourmandises | 2 commentaires

Yoga

J’ai suivi d’un peu loin les discussions sur FB au sujet de ce dernier livre d’Emmanuel Carrère, si personnel. Je sais que certains sont franchement allergiques aux autofictions, autobiographiques et autres récits trop autocentrés… Mais c’est Emmanuel Carrère, celui dont j’ai tant aimé presque tous les bouquins et qui est à l’origine du nom de mon blog, alors j’avais forcément envie de lire Yoga. J’ai acheté le roman (fait très rare chez moi, qui lis maintenant à 95% sur ma liseuse) et après avoir vu l’auteur à la Grande Librairie (que je loupe la plupart du temps mais là : Emmanuel Carrère et Pascal Quignard !! et j’ai découvert la présence lumineuse de Barbara Cassin, en plus…) j’ai ouvert le soir même le bouquin paru chez P.O.L. dont j’aime la couverture blanche rayée extrêmement agréable au toucher…

Que dire après tout ce préambule ? Que j’ai adoré ce bouquin, tout simplement, qui est d’une sincérité rare (la littérature « le lieu où l’on ne ment pas« ), d’un humour décapant, d’une autodérision bienvenue, poignant et hilarant mais surtout… profondément sincère et c’est ce qui fait qu’on (en tout cas je) le suit sans sourciller.

Ce livre devait être un « livre souriant et subtil » sur le yoga et c’est bien ce qu’il semble être durant toute la première partie qui raconte ce stage (qui devait durer 10 jours et n’en a duré que 3) de méditation un peu radical, un « truc hard » où on s’assoit huit heures par jour sur un zafu pour méditer en silence avec une centaines d’autres personnes. Le récit de ce stage est génial : il arrive en même temps à donner une idée très juste de la méditation, en 14 définitions (dont les dernières arrivent au milieu du chaos qu’il traverse en seconde partie du livre – et il redonne la liste totale + d’autres, à la page 350 ! j’ai failli la retaper mais mon billet serait trop long…), du yoga et du tai-chi (personnellement, ce sont des choses qui m’intéressent beaucoup ayant pratiqué longtemps le tai-chi), et à porter un regard plein d’humour dessus, mais aussi très émouvant, par exemple lorsqu’il évoque ces moments de grâce où on est bien (« on est bien » c’est le titre de ce chapitre – tout le livre est construit en 5 grandes parties avec de nombreux courts chapitres au titre évocateur, comme des fragments) : « on se dit que c’est tellement simple, tellement normal, qu’on devrait pouvoir y accéder à tout moment. C’est là tout le temps, il suffit d’y être aussi. C’est une chambre à l’intérieur de soi, il suffit de pousser la porte pour y entrer. On connaît le chemin, on a la clé, on doit pouvoir revenir quand on veut. Erreur, illusion de propriétaire. La chambre est toujours là, c’est vrai, rien de plus simple que d’y entrer mais on n’y entre pas quand on veut parce que c’est simple, oui, mais nous ne le sommes pas. »

Et puis : la déflagration, dont il ne dit pas grand-chose, parce qu’il a déjà suffisamment fait de torts aux autres en dévoilant trop leur vie privée, dans des romans précédents. Mais peu importe, ce qui compte c’est que tout ce bien-être qu’il croyait tenir fermement depuis dix ans vole en éclats. Il se retrouve, bipolaire de type 2, à l’hôpital Sainte-Anne, dans un état très critique, à demander qu’on l’euthanasie, à lutter contre « les chiens noirs« , terribles, la dépression et l’envie d’en finir. Pourtant, dix ans plus tôt et déjà terrassé par une dépression sévère, il s’était rendu, raconte-t-il, chez le philosophe et psychanalyste François Roustang qui lui avait dit : « Vous avez raison. Le suicide n’a pas très bonne presse mais quelquefois c’est la bonne solution » et avait ajouté, près un silence : « Sinon, vous pouvez vivre. » (j’adore 🙂 vive la psychanalyse !) C’est ce que l’auteur nous raconte finalement dans ce livre (bien meilleur que ce qu’aurait été un simple « livre souriant et subtil » sur le yoga !!), son combat pour vivre malgré tout, entre la joie pure et l’Ombre, entre le yin et le yang.

Publié dans littérature française | 19 commentaires

Les morts de Bear Creek

Comme une envie de prolonger les vacances… alors j’ai continué à me laisser bercer par le miroitement de l’eau sur la rivière, le bruit des truites plongeant dans l’eau et celui des lancers des cannes à pêches…

« Sean ne prenait jamais aucune décision importante sans l’avoir au préalable retournée dans sa tête, une canne à mouche à la main. Mais depuis peu, semblait-il, il allait à la rivière pour la raison opposée. Il pêchait pour bannir le fardeau de la pensée, pour s’immerger dans l’instant et pour se reconnaître dans le reflet à la surface de l’eau, pour y voir le petit garçon qu’il avait été. Parce que le prodige de la truite n’avait rien à voir avec ses taches ou le lustre de ses flancs, mais avec sa capacité à ramener le pêcheur en arrière dans le temps, jusqu’à ce qu’il ne soit plus ce que le monde avait fait de lui, mais ce qu’il était quand ce monde était neuf. »

Sean Stranahan a prolongé son séjour dans le Montana, surtout qu’il a enfin trouvé le courage d’aborder une serveuse qui lui plaisait beaucoup, du joli nom de Martinique. Il se fait inviter par un club de pêcheurs au nom étrange, le club des menteurs et des monteurs de mouches de la Madison, qui lui demandent de les aider à retrouver deux mouches précieuses qui leur ont été dérobées. Premier mystère. Le second, ce sont ces cadavres, exhumés par un grizzly affamé et un chien policier…

J’ai retrouvé avec plaisir ce duo et tous les personnages secondaires, très attachants aussi, l’Indien Harold Little Feather, le copain pêcheur de Seam, Sam Meslik, à la gouaille inimitable. Mention spéciale à Harriet qui n’hésite pas à donner de sa personne pour sauver un pêcheur désespéré du suicide ! J’ai aimé me plonger dans ce décor somptueux, les montagnes du Montana, les rivières, la faune (pas toujours sympathique… attention aux grizzlys !! mais comme le précise le titre d’un livre, qui joue un rôle central dans l’histoire, Le plus dangereux des gibiers, reste toujours l’homme…), les pêcheurs dans leurs chaleureux chalets en bois, des personnages rudes et très humains. L’intrigue est franchement pas banale et bien ficelée en plus !

« Vous savez ce que vous êtes, Sean ? Vous êtes un ramasseur d’âmes perdues. De femmes perdues, d’hommes perdus, comme votre copain Meslik qui est tellement sauvage qu’il n’est pas loin d’utiliser une litière à la place des toilettes, de chiens perdus, de n’importe quoi de perdu. »

Bref, j’attends la traduction des 4 tomes suivants qui paraît-il sont déjà publiés aux Etats-Unis ! Deux bonus pour cet article : j’ai le plaisir d’en faire une lecture commune avec Keisha : nous publions en même temps notre billet ! et c’est une participation au challenge « Thrillers et polars » de Sharon…

Publié dans littérature étrangère, romans policiers | 3 commentaires

Vie de David Hockney

Je continue à lire la sélection des romans du Prix Folio lycéens et je termine le dernier qui m’a beaucoup plu ! Catherine Cusset m’a fait découvrir ce peintre anglais toujours vivant (il a 83 ans) et sa vie est passionnante… Elève à l’école des Beaux-Arts de Bradford, il entre ensuite au College Royal de Londres, mais il a soif d’autre chose. Homosexuel, il trouve aux Etats-Unis et à Los Angeles en particulier le climat idéal pour vivre sereinement et pleinement son homosexualité et trouver la liberté de peindre comme il l’entend, c’est-à-dire à fond, en explorant tout ce qui l’entoure.

J’ai accompagné avec énormément de plaisir ce peintre optimiste et solaire dans ses pérégrinations, ses coups de foudre, ses voyages et son plaisir à peindre. Je suis allée regarder sur internet tous les tableaux qu’évoque l’auteur, très divers, souvent drôles, originaux et très différents les uns des autres.

« Pour David, une seule chose comptait : entendre la musique avec laquelle il vivait du matin au soir dans son atelier et dans sa voiture. Il commanda deux appareils que Grégory décréta très sexy après que David eut peint l’un en rouge pivoine, l’autre en bleu vif. Il n’y avait pas plus de raisons de se cacher d’être sourd que d’être homosexuel. Cette attitude positive avait toujours été la sienne et le resterait. »

C’est un drôle de livre, mi-roman, mi-biographique dont l’auteur s’explique dans sa préface : « Pourquoi Hockney ? Je ne l’ai pas rencontré. Il est étrange de s’emparer de la vie de quelqu’un de vivant pour en faire un roman. Mais c’est plutôt lui qui s’est emparé de moi. Ce que j’ai lu sur lui m’a passionnée. Sa liberté m’a fascinée. J’ai eu envie de transformer une matière documentaire qui laissait le lecteur à l’extérieur en un récit qui éclairerait son trajet de l’intérieur en s’en tenant aux questions essentielles, celles qui nouent l’amour, la création, la vie et la mort. »
Dans cette biographie, « tous les faits sont vrais« , elle a « inventé les sentiments, les pensées, les dialogues« . Et elle ajoute: « Je livre un portrait qui est ma vision de sa vie et de sa personne, même si c’est lui, son oeuvre, ses mots qui me l’ont inspirée. J’espère que l’artiste y verra un hommage. »

Les livres du Prix Folio :

Publié dans littérature française | 2 commentaires

La mère d’Eva

Comment pourrais-je faire un compte rendu objectif de ce livre ? D’ailleurs je ne le ferai pas, j’en ferai un compte rendu parfaitement subjectif – et long, pour une fois ! C’est rare que je parle de ma vie privée sur ce blog mais là je ne peux vraiment pas  faire autrement puisque l’histoire de cette mère, c’est la mienne, même si je l’ai vécue complètement différemment…

La mère d’Eva raconte à la première personne son histoire, alors qu’elle attend, dans le couloir d’une clinique en Serbie, que sa fille de 18 ans se réveille de l’opération qui la transformera en Alessandro. Elle s’adresse à sa fille, dans un long monologue, raconte l’enfance d’Eva, sa dysphorie de genre apparue très tôt puisque toute petite elle avait demandé un zizi pour Noël. Elle raconte sa relation fusionnelle avec cette enfant tant attendue, le lien fort qu’ils ont tous les trois, et puis l’incompréhension, le déni, les tensions, un chemin infiniment douloureux qui finira par les mener, elle et son enfant, dans le couloir de cette clinique.

C’est un roman magnifique, très bien écrit (et traduit), poignant et… dérangeant. Ce qui m’a gênée le plus, c’est que la mère, de manière lancinante, recherche « l’erreur« , la « faute » qu’elle a pu commettre pour qu’on en arrive là, elle parle de son enfant qu’on est en train de « démembrer » sur la table d’opération, et qui sera ensuite  « gonflée et recousue, évidée de l’intérieur comme un animal à empailler ». Elle semble être là contrainte et forcée, comme vaincue mais sans avoir réellement accepté la situation. Il faut dire qu’Eva est un personnage intransigeant, très fort, radical et les parents sont impuissants, presque prisonniers de ce qu’ils ont projeté sur leur enfant, peinant à voir ce qui se joue.

Et je peux les comprendre… Ce chemin est effectivement difficile. C’est celui que j’ai eu à traverser avec celui qui est aujourd’hui mon fils, un jeune homme de 24 ans épanoui et heureux, et depuis un an jeune homme aussi pour l’état civil. Je l’ai accompagné dans cette transition avec plus de chance que la mère d’Eva, parce que nous avons su parler, énormément, et longtemps, parce que cela s’est fait de manière beaucoup plus progressive. Moi aussi je l’ai accompagné à la clinique, mais contrairement à la narratrice du livre, je n’étais pas seule, j’étais avec ma mère, et cela s’est fait de manière légale et détendue. Et surtout : j’ai tellement tremblé pour elle, quand « il » était encore « elle », je me suis tellement inquiétée, sentie tellement impuissante face à sa douleur, que quand je l’ai vu se sentir enfin bien, être enfin capable de travailler, d’aimer et de vivre, je me suis dit que c’était ce qu’il fallait faire. Il n’y a pas de faute, d’erreur à chercher, seulement un chemin à parcourir, à traverser, à accepter, un parcours singulier. Alors oui, il y a eu des larmes, beaucoup, des doutes, des questionnements, la difficulté à accepter ce qui se passe et puis celle, tout aussi délicate, à le dire autour de soi, mais j’ai dit à mon fils très vite, parce que ça s’est comme imposé à moi : « tu es mon enfant avant d’être ma fille ». Et autour de moi, finalement, les autres l’ont accepté aussi, plutôt facilement je trouve.

Mais je peux dire tout cela aujourd’hui, après, alors qu’on entend dans le roman la voix de la mère qui est au milieu de la tourmente et avant la « renaissance » de son enfant. Vu tout l’amour qu’elle lui voue et tout ce qu’elle a été prête à porter, nul doute que leur histoire, à partir du moment où Alessandro ouvrira les yeux après l’opération, sera belle… Et plus on évoquera ce sujet, du côté des personnes transgenres comme de celui de leurs proches, mieux ce sera, car cela permet une meilleure connaissance et compréhension pour toutes celles et tous ceux qui ne sont pas touchés de près par ce sujet.

Un grand merci à Enna pour m’avoir prêté son livre ! D’autres livres chroniqués ici sur la transsexualité : Point Cardinal, Les adolescents troglodytes, Les buveurs de lumière, Annabel.

Publié dans littérature étrangère | 20 commentaires

Fraisier d’anniversaire

Je partage le gâteau fait pour mon fils de 14 ans… parce qu’il reste encore quelques fraises sur les marchés et surtout parce que c’était vraiment le meilleur fraisier que j’ai jamais mangé !!

Plein d’autres bonnes choses chez Syl, comme tous les dimanches… Bon dimanche et bonne semaine à venir !

Ingrédients :

  • des fraises et des framboises

Génoise :

  • 125 g de sucre
  • 125 g de farine
  • sel
  • 4 oeufs

Chantilly :

  • 1 brique de crème liquide entière
  • 130 g de mascarpone
  • 5 cuillères à soupe de sucre glace

Glaçage :

  • 50 g de chocolat noir
  • 20 g de beurre
  • 1 cuillère à soupe de crème liquide
  • 1 sachet de sucre vanillé

Préparation :

Pour la génoise j’ai suivi la recette pour mon robot trouvée ICI et franchement c’était super réussi : une belle génoise, moelleuse et délicieuse.

Je l’ai coupée en deux et dedans j’ai mis la chantilly maison (pour ça je mets la cuve du robot, le fouet, le mascarpone et la crème 30 mn au congélateur puis je monte la chantilly en 4mn à une vitesse de plus en plus grande et j’ajoute le sucre à la fin) et les fraises coupées.

Par-dessus le glaçage (au bain-marie le chocolat et le beurre fouettés, et quand c’est prêt, sortir du feu, rajouter sucre et crème et fouetter encore une minute ou deux sur le feu), les framboises et voilà ! Au moins 2h au frais avant de déguster.

 

Publié dans Mes gourmandises | 13 commentaires

Une immense sensation de calme

« Je suis là. Simplement là. Et mon existence n’a pas plus d’importance que le nuage ou la bécasse. Pas moins non plus. Il y a uniquement la densité de chaque instant. Avant, rien. Après, rien. […] Nous sommes simplement de passage, murmurent ses cheveux dans le vent. » Quel roman fascinant, énigmatique et poétique, plus proche du conte que du roman. L’histoire est racontée par une femme dont on saura peu de choses, même pas son prénom, si ce n’est qu’elle tombe brutalement et immédiatement amoureuse d’Igor, cet homme au charme magnétique et animal : « je dis oui à tous les endroits où il m’emmènera ainsi qu’à tous ses désirs, quelles que soient les folies où cela me conduira. Je à la fois faible, aveugle et infiniment pleine. »

On est dans un monde indécis, dans le Grand Nord, après une guerre si terrible qu’elle a mené au « Grand Oubli » Certains hommes nommés les « Invisibles » ont un lien secret avec cette époque et sont fuis par les autres. On apprend par bribes ce qui s’est passé grâce aux souvenirs de la narratrice. La nature est âpre et sauvage et la vie rude. La narratrice et Igor rencontrent des personnages tous plus étranges les uns que les autres, Tochko l’Invisible, et surtout la vieille Grisha qui les soigne tous les deux et leur raconte sa propre histoire, faite d’amour, de sang et de violence.

Un roman au charme très spécial, poétique et envoûtant, aimé aussi par Aifelle et Brizé. Il m’a un peu fait penser aux romans de Carole Martinez (en plus délicat et fin, moins flamboyant) ou au roman Imaginer la pluie de Pajares.

Publié dans littérature française | 6 commentaires

Meurtres sur la Madison

C’est grâce à une blogueuse (mais qui ? je ne sais plus !) que je découvre ce roman policier vraiment sympathique ! On est aux Etats-Unis dans le Montana, au cœur de paysages somptueux au bord de la rivière, la Madison, qui regorge de truites en tout genre. Mais le guide Sam et son client, ce jour-là, repêchent le corps d’un homme qui porte une signature macabre sur la lèvre, une « mouche » nommée Royal Wulff…

Rapidement, c’est sur la piste d’un homicide que se penche le shérif Martha Ettinger (surtout que, comme le titre le dit clairement, il y en aura plusieurs dans l’histoire !). En parallèle, un artiste peintre, Sean Stranahan, vaguement détective privé, vient de s’installer après son divorce dans le Montana. Une chanteuse de music-hall, Velvet Lafayette, lui met le cœur à l’envers et lui fait une demande singulière : aller pêcher sur les lieux favoris de son père pour retrouver les truites qu’il avait marquées en coupant légèrement leurs ailerons. Sean et Martha vont joindre leurs intérêts et leurs efforts pour élucider cette histoire où il est beaucoup question de pêche, de nature mais aussi de cupidité et de malhonnêteté…

Franchement, j’ai beaucoup aimé cette histoire et même si je ne connais rien à la pêche, j’ai aimé ces atmosphères à la Et au milieu coule une rivière, j’imaginais des types comme Robert Redford lancer leurs lignes dans ces sublimes paysages, et discuter de la manière dont on fabrique les mouches sèches pour appâter les truites… Les personnages de Sean et Martha sont bien campés, très attachants. Je suis prête à lire la suite de leurs aventures !!

« La routine policière, on est blasé. Mais un meurtre, ça fait quelque chose d’autre. Ça te pénètre jusqu’à la moelle. Tu ne peux plus être quelqu’un de normal. Tu essaies de parler à une femme, de poursuivre une conversation, il y a ce gouffre. Tu ne vis pas dans son monde. C’est comme un crépuscule sans fin, comme si tu étais condamné à vivre dans un brouillard où il fait toujours froid.« 

Publié dans littérature étrangère, romans policiers | 8 commentaires