Ombre et soleil

Après avoir lu Guerre sale, il fallait bien que je sache ce qu’allaient devenir Ingrid et Lola, prises dans un sac de nœuds qui les dépasse, et aussi Sacha Duguin, l’ex d’Ingrid, en bien mauvaise posture lui aussi puisqu’il est emprisonné pour un crime qu’il n’a pas commis… Leur route va croiser des mafieux en tout genre, en France et en Afrique, à Abidjan, car pour Lola et Ingrid l’amitié c’est sacré et il va falloir sortir Sacha du pétrin… On croise aussi un ancien barbouze un peu mystérieux qui jouera un rôle plus important qu’on ne le croit au départ.

J’ai eu un peu plus de mal avec ce dernier opus, l’intrigue est toujours bien ficelée (mais complexe) et les personnages attachants mais j’ai trouvé moins de peps et d’humour que dans les autres épisodes. Finalement il était peut-être temps que les enquêtes de ce duo de nanas s’arrêtent. Elles continueront sûrement à se fourrer dans les ennuis et iront régulièrement boire un coup au bar de leur ami Maxime, passage du Désir…

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Station Eleven

Je suis partie très loin avec cet étrange roman ! Il s’ouvre sur la mort d’un acteur, Arthur, en pleine scène. Jeevan Chaudhary, infirmier urgentiste, tente en vain de le sauver. La jeune Kirstin Raymonde, 8 ans, assiste, terrifiée à sa mort. Peu de temps après, un virus tueur d’immense ampleur, la grippe de Géorgie, supprime de la surface de la terre quasiment toute la population…

On suit alors, en l’an Quinze (c’est ainsi que les survivants comptent, depuis l’apocalypse) la « Symphonie itinérante », une troupe d’artistes nomades tractant une vieille jeep avec un cheval sur laquelle est écrit « survivre ne suffit pas », jouant des pièces de Shakespeare en musique dans les quelques villages où ils s’arrêtent.

Par un très habile construction narrative, l’auteur revient sur les différentes époques, avant la catastrophe, pendant et après, reliant peu à peu les personnages entre eux.

Quant à « Station Eleven » c’est un lieu un peu comme un refuge imaginé par Miranda, la première épouse d’Arthur, dans une BD qu’elle a dessinée intitulée Dr Eleven et qui se retrouve dans les précieuses et maigres possessions de Kirstin, un des personnages principaux, membre de la « Symphonie Itinérante ».

On pense à d’autres romans comme Au nord du monde de M. Theroux ou La Route, de … se déroulant aussi dans des univers post-apocalyptiques. Celui-ci est pleinement réussi, poignant et poétique, et posant la question centrale de la place de l’art dans notre monde, du risque sectaire,

C’est en lisant ce billet tentateur sur le blog A l’horizon des mots que j’ai eu envie de découvrir ce roman dont je n’ai pas trop entendu parler par ailleurs : coup de coeur !

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Little sister

Encore un titre de Benoît Séverac, en littérature jeunesse, que j’ai beaucoup aimé. « Little sister », c’est ainsi qu’Ivan appelait sa petite sœur Lena, mais cette tendresse est loin au début du roman car si « c’est difficile d’en vouloir à un grand frère qu’on aime, difficile aussi d’aimer un frère à qui on en veut autant« . Ivan est parti faire le djihad, comme ses parents et Lena, 12 ans à l’époque, l’ont brutalement découvert en le voyant à la télé sur une vidéo, à côté d’un otage décapité… Choc, départ de la famille, changement de nom, début d’une vie honteuse. A 17 ans, Lena en veut toujours à son frère mais quand il cherche à reprendre contact avec elle, par le biais d’un ami commun, Théo, elle ne peut pas faire autrement que d’accepter. En cachette de ses parents, elle fait avec Théo le trajet jusqu’au lieu de vacances de leur enfance, Cadaquès, où habitent son oncle et sa tante. Sur place, ils rencontrent un catalan Joan, avec lequel ils se lient d’amitié.

Je ne raconterai pas la suite car un vrai suspense se crée et le récit, raconté en trois temps, par Lena, Théo puis Joan possède un rythme rapide, nerveux. C’est une bonne idée d’avoir parlé de ces jeunes qui partent faire le djihad en Syrie, précipitant ainsi toute leur famille dans le désarroi. Bien sûr, ce n’est pas un roman qui propose une analyse poussée sur la radicalisation mais il propose déjà à travers cette fiction autour de personnages plutôt attachants, une réflexion salutaire autour de cette thématique. Il est très accessible et j’aimerais bien choisir celui-là, ou Silence, pour travailler avec mes élèves. Seul bémol : aucun des deux n’existe en poche et c’est toujours compliqué de demander aux élèves d’acheter un livre qui n’est pas en poche…

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Rendez-vous au 10 avril

Le premier chapitre en italique donne le ton : un récit à la première personne des horreurs de la première guerre, au plus près des tranchées et qui se termine par « C’est ce jour-là que je suis mort« . C’est vrai qu’il est plus mort que vivant, André Puma, cet inspecteur rescapé de la boucherie… On est à Toulouse en 1920, et pour tenir bon, il lui faut ses quatre verres de rouge dès le matin et une dose de morphine le soir, minimum. Face à deux décès inexpliqués, l’un identifié comme suicide, l’autre comme crise cardiaque, il flaire rapidement autre chose mais l’apparent suicide a eu lieu dans l’Ecole vétérinaire et l’inspecteur fait face à un bloc de silence qu’il lui faudra briser… au risque d’être brisé lui-même, mais comme il n’a rien à perdre, il ne lâchera pas le morceau…

J’ai eu un peu de mal à entrer dans cette histoire à cause d’un rythme assez particulier et une certaine lenteur dans la progression des deux intrigues mais je me suis peu à peu attachée à ce personnage atypique et rongé de l’intérieur qui ne trouve un peu de réconfort qu’entre les bras de Gigi, sa préférée de la maison close où il se rend régulièrement. La fin est poignante et laisse un goût amer.

 

Benoît Séverac est vraiment sympathique, j’ai eu l’occasion de le rencontrer au salon Lisle Noir, en plus il habite Toulouse et m’a promis de venir l’an prochain pour discuter avec mes classes… chouette non ?!

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Cakes zébrés ectoplasmiques

Voici le dessert que j’ai apporté chez les amis avant-hier soir : enfants et parents se sont régalés ! Je n’ai aucun mérite c’est une recette entièrement copiée de Un déjeuner de soleil.

D’autres recettes ici où Halloween se prépare ; mes petits cakes ne font pas très peur avec leur aspect « Savane » de notre enfance…

Ingrédients :

  • 3 œufs entiers 
  • 160 g de farine
  • 100 g sucre
  • 80 g beurre fondu
  • c. à soupe de cacao
  • c. à café levure
  • 1 c. à soupe d’extrait de vanille
  • 6 cl crème fleurette ou de crème liquide entière

Préparation :

Fouette les œufs avec le sucre jusqu’à ce qu’ils gonflent et deviennent plus clairs. Ajouter d’abord la crème, puis farine et levure mélangées. Ajouter ensuite le beurre fondu.

Diviser la pâte en deux. Dans l’une ajouter la cuillère à soupe de farine gardée de côté et la vanille.  Dans l’autre, le cacao tamisé. Poser au centre du moule 1 c à soupe de pâte blanche, puis dessus 1 c. à soupe de pâte au cacao (avec le poids, la pâte blanche va s’étaler et celle au cacao former un disque. Continuer ainsi avec le reste de pâte.

Enfourner pendant 15 minutes environ pour des moules individuels comme j’ai fait.

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Rencontre avec Sophie Carquain

Vendredi j’ai eu la chance d’accueillir Sophie Carquain dans mon lycée pour deux rencontres avec deux de mes classes : c’est une dame sympathique, disponible et très à l’écoute. J’ai pu lui faire dédicacer Trois filles et leurs mères et elle a répondu à toutes les questions que mes élèves lui ont posé !

Elle a expliqué comment elle a procédé pour ce triptyque biographique : elle a mis à peu près 9 mois, 3 mois par auteure. Ecrire des biographies romancées c’est à la fois compliqué mais agréable aussi car les contraintes font que c’est finalement plus facile. Pour y arriver elle a dû relire les œuvres des auteures, d’autres biographies déjà écrites et aussi des ouvrages sur l’époque pour retrouver les détails, plats, odeurs, couleurs etc. car c’est ce qui rend les personnages plus vivants. Par exemple elle a trouvé les rituels de l’accouchement au Vietnam dans un livre sur cette époque et l’a utilisé pour sa biographie sur Duras. Elle a aussi retrouvé sur internet des photos du paquebot que M. Duras avait pris avec sa mère entre Saigon et Marseille, et même les menus ! Elle a pris des notes dans un calepin, a laissé mûrir puis s’est mise rapidement à écrire. Pour chaque auteure elle a passé trois mois en immersion totale, soit… neuf mois en tout pour écrire ce livre qui n’est pas une juxtaposition de trois biographies mais un vrai livre car il y a des échos et des correspondances entre ces trois destins.

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Projet 52 (27, 28 et 29)

J’ai un peu laissé tomber ce projet d’une photo par semaine par manque d’envie et d’inspiration (« yummy » – késako ? – « ça sent bon » ou « dans ma cuisine » resteront lettre morte : ça me paraît redondant avec toutes les photos de recettes ! Rien non plus sur « écriture »)

Pour « bijou« , mon panneau à collier est incontournable car « bijou » = pour moi colliers, au pluriel !

Autre thème, « carnets« , j’en ai pas mal, offerts par les unes et les autres, que j’ai du mal à utiliser. Cela dit deux d’entre eux servent à noter mes rêves…

Et le dernier pour aujourd’hui, « organisation » : on utilise beaucoup les agendas google qu’on peut partager (mais impossible de prendre la photo avec mon téléphone évidemment !). Le planning entre deux semaines aimanté sur le frigo est également très pratique. Et vous, vous faites comment ??

 

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