Les morts de Bear Creek

Comme une envie de prolonger les vacances… alors j’ai continué à me laisser bercer par le miroitement de l’eau sur la rivière, le bruit des truites plongeant dans l’eau et celui des lancers des cannes à pêches…

« Sean ne prenait jamais aucune décision importante sans l’avoir au préalable retournée dans sa tête, une canne à mouche à la main. Mais depuis peu, semblait-il, il allait à la rivière pour la raison opposée. Il pêchait pour bannir le fardeau de la pensée, pour s’immerger dans l’instant et pour se reconnaître dans le reflet à la surface de l’eau, pour y voir le petit garçon qu’il avait été. Parce que le prodige de la truite n’avait rien à voir avec ses taches ou le lustre de ses flancs, mais avec sa capacité à ramener le pêcheur en arrière dans le temps, jusqu’à ce qu’il ne soit plus ce que le monde avait fait de lui, mais ce qu’il était quand ce monde était neuf. »

Sean Stranahan a prolongé son séjour dans le Montana, surtout qu’il a enfin trouvé le courage d’aborder une serveuse qui lui plaisait beaucoup, du joli nom de Martinique. Il se fait inviter par un club de pêcheurs au nom étrange, le club des menteurs et des monteurs de mouches de la Madison, qui lui demandent de les aider à retrouver deux mouches précieuses qui leur ont été dérobées. Premier mystère. Le second, ce sont ces cadavres, exhumés par un grizzly affamé et un chien policier…

J’ai retrouvé avec plaisir ce duo et tous les personnages secondaires, très attachants aussi, l’Indien Harold Little Feather, le copain pêcheur de Seam, Sam Meslik, à la gouaille inimitable. Mention spéciale à Harriet qui n’hésite pas à donner de sa personne pour sauver un pêcheur désespéré du suicide ! J’ai aimé me plonger dans ce décor somptueux, les montagnes du Montana, les rivières, la faune (pas toujours sympathique… attention aux grizzlys !! mais comme le précise le titre d’un livre, qui joue un rôle central dans l’histoire, Le plus dangereux des gibiers, reste toujours l’homme…), les pêcheurs dans leurs chaleureux chalets en bois, des personnages rudes et très humains. L’intrigue est franchement pas banale et bien ficelée en plus !

« Vous savez ce que vous êtes, Sean ? Vous êtes un ramasseur d’âmes perdues. De femmes perdues, d’hommes perdus, comme votre copain Meslik qui est tellement sauvage qu’il n’est pas loin d’utiliser une litière à la place des toilettes, de chiens perdus, de n’importe quoi de perdu. »

Bref, j’attends la traduction des 4 tomes suivants qui paraît-il sont déjà publiés aux Etats-Unis ! Deux bonus pour cet article : j’ai le plaisir d’en faire une lecture commune avec Keisha : nous publions en même temps notre billet ! et c’est une participation au challenge « Thrillers et polars » de Sharon…

Cet article a été publié dans littérature étrangère, romans policiers. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour Les morts de Bear Creek

  1. keisha41 dit :

    Voilà, je viens de lire ton avis, et apprends qu’il y aura d’autres volumes, chic!

  2. aifelle dit :

    Je tourne autour de cet auteur depuis un moment ; ce n’est qu’une question de temps …

  3. Hélène dit :

    j’ai adoré ce roman !

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